Le Mouvement nationaliste du progrès (MNP) était un mouvement européiste Français fondé en Le congrès constitutif date des 30 avril - 1er mai 1966. par l'essayiste d'extrême droite Dominique Venner.

Celui-ci était le paravent d'une structure officieuse, le Centre nationaliste, issue du mouvement fascisant«Europe-Action, nettement fascisant, se démarquait des nationalistes classiques par son européisme. Son importance théorique est fondamentale pour établir la généalogie de l’extrême droite nationale-européenne, néopaganisante et racialiste» Europe-ActionDard, Olivier. « Les droites nationalistes en Mai 68 ». À chacun son Mai ?, édité par Gilles Morin et al., Presses universitaires de Rennes, 2011, https://doi.org/10.4000/books.pur.106920. et de la Fédération des étudiants nationalistes.

Histoire

Orientations idéologiques Le Mouvement nationaliste du progrès « défendait l’homme blanc, le colonialisme et la culture occidentale contre le communisme et l’immigration », selon les politologues Stéphane François et Nicolas Lebourg.

Il entretenait des liens avec des chefs politiques de la Rhodésie et de la République Sud-Africaine. Le MNP fonde un comité France-Rhodésie dirigé par l’ancien Waffen SS Marc Augier, alias Saint-Loup.

Le MNP établit des relations avec des partis racistes ou néonazis allemands comme le Nationaldemokratische Partei Deutschlands (NPD, La Patrie) et américains comme la John Birch Society, le Christian Nationalist Crusade, l’Odinist Movement, etc.

Défenseurs d'un nationalisme européen, plusieurs membres du MNP compteront en 1968 parmi les fondateurs du mouvement néo-fasciste GRECE, dans lequel le groupe se fondra pour l'essentiel.

Objectifs électoraux En , le mouvement crée, sur une idée de Ferdinand Ferrand, le Rassemblement européen de la liberté (REL), plate-forme politique qui tentera vainement une percée aux législatives (1967-1968).

Membres Parmi les fondateurs figurent, outre D. Venner, Jean Mabire, et Pierre Bousquet. À ce groupe, appartenaient des membres de la Fédération des étudiants nationalistes (FEN) (créée en 1960), comme Georges Schmelz, Fabrice Laroche (Alain de Benoist) et François d'Orcival, qui publiaient les Cahiers universitairesVoir Pierre-André Taguieff, « Entretien : origines et métamorphoses de la Nouvelle droite », dans Vingtième siècle. Revue d'histoire, vol. 40, n°40, p. 4-5 (repris dans son livre Sur la Nouvelle Droite).. La présidence du MNP est confiée à Aurélien Guineau et le secrétariat général à Roger Lemoine« Étudiants nationalistes (publications) », Centre d'histoire de Sciences Po..

Bibliographie Pierre-André Taguieff, Sur la Nouvelle Droite. Jalons d'une analyse critique, Paris, Descartes et Cie, 1994.

Notes et références

Catégorie:Ancienne association ou organisme politique d'extrême droite en France Catégorie:Organisme fondé en 1966 Catégorie:Association française fondée en 1966 Catégorie:Organisme disparu en 1968 Catégorie:Nouvelle Droite Catégorie:Nationalisme français