Le Grenoble métropole hockey 38, couramment appelé Brûleurs de loups de Grenoble (abrégé en BDL), est un club français de hockey sur glace basé à Grenoble et fondé en 1963. Il évolue en Ligue Magnus, le plus haut niveau français.
Les Brûleurs de Loups ont remporté neuf titres de champion de France (1981, 1982, 1991, 1998, 2007, 2009, 2019, 2022 et 2025) et ont été à dix reprises vice-champions (1967, 1968, 1977, 1983, 1990, 2004, 2012, 2018, 2023 et 2026).
Le club compte également six Coupes de France, quatre Coupes de la Ligue et quatre Matchs des champions. Il est aussi vice-champion de la Coupe continentale en 2025.
Le Grenoble métropole hockey 38 SASP est la structure chargée de la gestion de l'équipe professionnelle.
Historique 1963-1968 : naissance olympique vignette|gauche|La patinoire municipale Clemenceau est financée par Philippe Potin, l'héritier de l'enseigne Félix Potin ex-patron de l'AC Boulogne-Billancourt.. Département de l'Isère où se situe la ville de Grenoble|vignette|droite L'histoire du club débute le avec l'inauguration de la première patinoire de Grenoble, la patinoire municipale Clemenceau. située boulevard ClemenceauPatinoire Clemenceau sur hockeyarenas.net, seule patinoire couverte dans une grande ville française à l'époque, si l'on excepte la « fédérale » de Boulogne-BillancourtGrenoble, Chapitre I - Naissance d'une passion sur hockeyarchives.
Le Grenoble Hockey Club est présidé au départ par Charles Mazzini et entraîné par le Canadien Pete Laliberté. Celui-ci est placé à Grenoble par Philippe Potin, mécène du grand club français de l'époque, l'ACBB, qui, souhaitant se désengager du hockey, « recase » ses joueurs étrangers.
Comme le club ne dispose pas encore d'équipe senior, en attendant que sa politique de formation porte ses fruits, Laliberté fait appel à des joueurs de Villard-de-Lans et de Chamonix pour disputer les premiers matchs. Ainsi le , a lieu le tout premier match de l'équipe baptisée Grenoble Alpes qui affronte les Suisses de Bâle. Ce premier match inaugure la longue tradition de matchs internationaux qui auront lieu par la suite à Clemenceau.
La première année est un succès tant sportif que populaire, bien aidé pour cela par Albert Fontaine, reporter pour Le Dauphiné libéré, qui suit le hockey sur glace pour son journal.
Pour sa deuxième saison, en 1963-1964, le Grenoble Hockey Club s'engage en championnat de France, deuxième série ( échelon de l'époque).
Le , Grenoble est désigné par le Comité international olympique pour organiser les Jeux olympiques d'hiver de 1968, et la nouvelle patinoire Clemenceau devient patinoire olympique.
Le , c'est la première apparition à Grenoble de l'équipe de France, le 5 décembre, c'est le premier match d'une longue série Grenoble-Milan, et le , c'est le tout premier match de championnat de France pour le GHC, qui affronte Briançon (match gagné par forfait, car Briançon a refusé de venir). Grenoble finit sa première saison à la place de la série et monte en élite. Autre changement, le Grenoble Hockey Club entre comme section hockey sur glace dans le Club des Sports de Glace de Grenoble Entrée sur azhockey.com.
En 1965-1966, Grenoble débute donc en série, affrontant le son premier derby contre Villard-de-Lans, et finit du championnat.
Le , en raison d'un manque de joueurs, les clubs de Grenoble et de Villard-de-Lans s'associent pour créer le Grenoble-Villard Hockey-club (GVHC) et une équipe surnommée les Ours Dauphinois.
1966-1967 : vice-champion de France Le GVHC finit le championnat 1966-1967 à la deuxième place derrière l'éternel champion de France, Chamonix, et juste devant l'A.C.B.B. grâce au goal-average direct.
Le , les spectateurs de Clemenceau ont la chance de voir à l'œuvre le grand Maurice Richard, en tournée européenne avec les « Old Stars » de Montréal.
1967-1968 : vice-champion de France Les résultats aidant, l'association continue la saison suivante avec le même résultat, la place nationale. Mais 1968 est surtout l'année des Jeux olympiques de Grenoble, où l'équipe de France est entraînée par Pete Laliberté. Si le tournoi n'est pas une réussite sur le plan sportif pour la France (elle finit dernière), c'en est une sur le plan médiatique : tout un pays découvre le hockey sur glace à la télévision, et de nombreuses patinoires sont ouvertes les années suivantesJeux Olympiques de Grenoble 1968.
1969-1982 : conquête du titre En 1968, le C.S. Villard-de-Lans repart de son côté, en mettant alors fin au Grenoble-Villard Hockey ClubGrenoble, Chapitre II - Les années internationales sur hockeyarchives et avec les départs du gardien Jean-Claude Sozzi et des espoirs Louis Smaniotto et Jean Vassieux, Grenoble renonce à s'engager dans le championnat de France pour se consacrer aux matches internationaux, qui ont beaucoup de succès depuis la création du club. Il affronte ainsi l'équipe des États-Unis le .
1969 : le début du surnom des Brûleurs de loups En 1969, par opposition aux Ours du Vercors, surnom des joueurs de Villard-de-Lans, Albert Fontaine, qui suit le club pour le Le Dauphiné libéré, surnomme les joueurs grenoblois les Brûleurs de loups.. Ce surnom qui était donné aux habitants de la région du Dauphiné au XVIIIe siècle car à cette époque, des battues étaient organisées pour éradiquer les meutes de loups trop importantes à l'époque, qui sévissaient dans la région. Les animaux étaient tenus à distance par des torches et souvent rabattus vers des fosses creusées pour les piéger auxquelles on mettait le feu pour s'assurer de leur mortThomas Pfeiffer, Le Brûleur de loups, Éditions Bellier, 2004Thomas Pfeiffer, Sur les traces des Brûleurs de loups, Paris, l'Harmattan, 2009.
Grenoble revient au championnat de France pour la saison 1969-1970 et repart en série. Le club peut compter sur les retours de Jean-Claude Laplassotte, Pierre Botari et Jean-Claude Sozzi, mais échoue en finale face au CPM Croix et doit rester en deuxième série. La même saison, il dispute également la Coupe Internationale des Pays-Bas mais termine dernier de la compétitionCoupe Internationale 1969/70 sur hockeyarchives.
Le , le GHC remporte le match retour de la finale de la série contre le C.S.G. Molitor Paris. Il commence donc la saison 1971-1972 en élite et accuse le coup des départs de Jean-Claude Sozzi, Jean-Claude Laplassotte, Jimmy Biguet et Stéphane Dudas. Un deuxième coup dur est l'interdiction fédérale faite à Laliberté d'entraîner et de jouer pour Grenoble, en tant que sélectionneur de l'équipe de France. La saison est difficile et se conclut sur une avant-dernière place de la poule Alpes-Provence et un maintienChampionnat de France 1971/72.
Cela ne s'améliore pas lors de l'intersaison 1972 : on apprend un déficit financier du club. Pete Laliberté, accusé de délaisser en partie le club pour l'équipe de France, claque la porte et part entraîner Lyon. Le GHC retourne alors au sein du Club des sports de glace de Grenoble (CSGG). La saison 1972-1973 se conclut sur une place, synonyme de descente en raison de la refonte de l'élite qui se sépare en divisions pour saison 1973-1974.
1973, c'est la fin de la Coupe internationale des Pays-Bas et des matches internationaux du vendredi soir, qui avaient lieu depuis 1963Grenoble, Chapitre III - Tout reconstruire sur hockeyarchives et l'arrivée Adolf Sprincl, premier entraîneur tchèque en France, à la tête de Grenoble. Après avoir accueilli une partie des matchs du championnats du monde 1974 groupe C, Grenoble, de série B, remporte les barrages face aux Français volants, aidés par le canadien Bernard Coté, et accède à la série A.
La saison 1975-1976 est la troisième et dernière de l'entraîneur Adolf Sprincl, dont le contrat se termine. Outre le maintien, les évènements de la saison sont deux rencontres de gala : le CSGG actuel contre les anciens du GHC le et contre les anciens Canadiens de Montréal le 2 avril.
1976-1977 : vice-champion de France Alex Dick arrive comme entraîneur-joueur pour la saison 1976-1977Championnat de France 1976/77 et Grenoble échoue à remporter son premier titre de champion de France, qui revient à Gap, en partie à cause d'un accord entre les 2 clubs de ne pas faire jouer l'ancien gapençais Richard Peterson face à son ex-club.
Gary Brown débarque en 1978 comme entraîneur-joueurGrenoble, Chapitre IV - En route vers les sommets sur hockeyarchives. Les saisons 1978-1979Championnat de France 1978/79 et 1979-1980 sont décevantes pour le CSG Grenoble qui est à chaque fois diminué par les blessures.
Le à l'occasion d'un derby face à Villard, Jean-Loup Dalaison fait revivre le surnom des Brûleurs de loups dans les colonnes du Dauphiné Libéré.
1980-1981 : premier titre de champion de France vignette|L'ancienne patinoire Clemenceau. La saison 1980-1981, la malchance s'arrête. Grâce aux arrivées de Bernard Séguy, du gardien Daniel Maric et du Canadien Larry Huras et au travail des vétérans, tels Bernard Le Blond et Jean Le Blond, Grenoble remporte son premier titre de champion de France, aux dépens de Tours, champion en titre.
Vainqueurs de la Nationale A Effectif champion.Gardiens de but : Daniel Maric, Jean-Claude Sozzi
Défenseurs : Christian Billieras, Larry Huras, Philippe Muscara
Attaquants : Gary Brown, Daniel Grando, Bernard Le Blond, Jean Le Blond (C), Jean-Charles Piccinini
Entraîneur : Gary Brown
1981-1982 : deuxième titre de champion de France Grenoble remporte son second titre national la saison suivante, grâce au voisin Villard-de-Lans, qui tient en échec Tours à la dernière journéeChampionnat de France 1981/82 sur hockeyarchives.
Vainqueurs de la Nationale A Effectif champion.Gardiens de but : Daniel Maric
Défenseurs : Christian Billieras, Larry Huras, Philippe Muscara
Attaquants : Gary Brown, Jean-Paul Farcy, Daniel Grando, Bernard Le Blond, Jean Le Blond (C)
Entraîneur : Gary Brown
1983-1999 : titres et déficits 1982-1983 : vice-champion de France En 1982-1983, le titre lui échappe mais le club finit tout de même à la seconde place derrière le Saint-Gervais de Jacques TremblayChampionnat de France 1982/83 sur hockeyarchives.
1983-1989 : passage à vide Les années suivantes, la domination s'arrête et le CSG Grenoble se maintient dans le milieu de tableau.
Pour la saison 1987-1988, Grenoble annonce l'arrivée du sélectionneur de l'équipe de France Jacques Tremblay, mais celui-ci, reparti au Québec, ne reviendra jamais en France car condamné au tribunal. Grenoble fait alors venir un autre entraîneur canadien, Luc TremblayChampionnat de France 1987/88 sur hockeyarchives. La phase se termine avec une dernière place pour les grenoblois, qui assurent leur maintien en poule de relégation.
1989-1990 : vice-champion de France Après avoir recruté les deux meilleurs joueurs français de l'époque, Philippe Bozon et Christian Pouget, Grenoble remonte dans la hiérarchie et en 1989-1990, il finit vice-champion de France, s'inclinant en finale face aux Dragons de Rouen, qui remportent leur premier titreChampionnat de France 1989/90 sur hockeyarchives.
1990-1991 : troisième titre de champion de France L'affiche est la même la saison suivante mais le résultat diffère : Grenoble remporte un titre de champion de France, grâce à un excellent Christophe VilleChampionnat de France 1990/91 sur hockeyarchives.
Vainqueurs de la Ligue Nationale Effectif champion.Gardiens de but : Jean-Marc Djian, Yaël Cravero
Défenseurs : Jean-Philippe Lemoine (A), Gérald Guennelon, Stephen Harrison, Bernard Séguy, Nicolas Carry, Allan Chauvin, Maxence Fontanel
Attaquants : Christian Pouget (C), , Philippe Bozon (A), Yves Crettenand, Christophe Ville, Stéphane Barin, Eric Lebey, Fabrice Texier, Christian Bozon, Jean-Luc Chapuis, Stéphane Arcangeloni, Jérôme Boudon, Antoine Huet
Entraîneur : Bohuslav Ebermann
1991-1993 : liquidation judiciaire puis retour en élite