Maurice Failevic, né le dans le et mort le dans le Relevé des fichiers de l'Insee« Failevic Maurice », Trombinoscope, Fonds audiovisuel du PCF« Décès du réalisateur Maurice Failevic », Le Figaro, 27 décembre 2016, est un réalisateur et scénariste de la télévision et du cinéma français et militant communiste.

Il est principalement connu pour les téléfilms De la belle ouvrage (1970), Gouverneurs de la rosée (1976), 1788 (1978), C'était la guerre (1992) et Jusqu’au bout (2004).

Biographie

Après un baccalauréat de philosophie, il entame une licence de droit et anime le ciné-club universitaire de la Sorbonne tout en préparant l’IDHEC dont il sort diplômé en 1957. En 1962, il entre comme assistant réalisateur à la RTF aux côtés d'Henri Spade et de Jacques Krier.

En 1967, pour l'émission Les femmes aussi, Éliane Victor lui confie la réalisation de son premier film sur l’histoire d’une femme médecin à la campagne, puis de son second film consacré au quotidien de Renée Delanches, institutrice en poste depuis deux ans dans un village de Haute Ardèche (Faire l’école à Conges en Ardèches). Entre le village, les cinq enfants de la classe unique et le couple Delanches, le réalisateur témoigne de l'évolution de la ruralité et de la pédagogie à la veille de 1968. Les documentaires qu'il réalise jusqu'en 1970 lui valent de nombreux prix (le prix de la critique, le prix Albert Ollivier) et marquent à jamais sa façon de préparer et de faire des films.

Après cette période, il devient réalisateur de fictions pour le cinéma et pour la télévision.

Cinéaste, téléaste et cinéphile, il se fait pédagogue en prenant la direction du département réalisation de la FEMIS entre 1986 et 1995.

Maurice Failevic rejette les principes et les théories générales. Il qualifie ses méthodes de travail de « cuisine personnelle ». Il semble pourtant que son travail repose sur l'enquête, le rapport à l'Autre et à la société. Ainsi, il se refuse d'écrire pour un comédien. En revanche, il se repose sur une famille de création composée principalement de Georges Orset (cadrage), Charlie Gaêta (éclairage), Tamani Berkani (maquillage) et Claude Fréchède (montage), Michel Portal (musique). Par l’image, Maurice Failevic et Georges Orset intègrent dans la fiction une esthétique toute documentaire en privilégiant la force des plans longs à l'utilisation des effets.

Fables de Maurice Maurice Failevic revendique le terme de fable pour les téléfilms qu’il produit. Comme le conteur, il prend appui sur la réalité. Qu’il s’agisse de Les Sangliers (1976), Les Saltimbanques (1980), ou Le Jardinier récalcitrant, l'esthétique du documentaire lui permet de faire voyager les spectateurs aux confins de fiction et de la réalité. Son cinéma n’est pas un cinéma de certitudes. Il interpelle vigoureusement les structures sociales et les modes de vie.

Filmographie Scénariste

Réalisateur

Distinctions

Notes et références Cinémaction : Les 200 téléastes français de Christian Bosseno La Revue du cinéma (, année 1981) Lire en ligne le sommaire du numéro Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD)

Liens externes

Maurice Failevic sur le site de la SACD Maurice Failevic sur le site d'AlloCiné

Catégorie:Naissance en août 1933 Catégorie:Naissance dans le 4e arrondissement de Paris Catégorie:Élève du lycée Voltaire (Paris) Catégorie:Étudiant de l'Institut des hautes études cinématographiques Catégorie:Réalisateur français Catégorie:Réalisateur de télévision Catégorie:Scénariste français de cinéma Catégorie:Décès en décembre 2016 Catégorie:Décès dans le 14e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 83 ans