Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment Royal-Auvergne, un régiment français d'Ancien Régime.

Création et différentes dénominations

: tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment d'Orléans devient le ci-devant Royal-Auvergne. 1793 : la de première formation n'a pas été formée. 1796 : création de la de deuxième formation 1803 : renommé d'infanterie de ligne : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration : création de la légion du Gers et de la légion des Landes 1820 : les légions du Gers et des Landes deviennent le d'infanterie de ligne. 1887 : renommé d'infanterie 1914 : à la mobilisation, il met sur pied son régiment de réserve, le d'infanterie. : dissolution. 1944 - « Béarn ». Formé en novembre à partir de maquis. 1944 : d'infanterie. : d'infanterie. Dissolution le . : d'infanterie : d'infanterie aéroportée : d'infanterie parachutiste de choc. : parachutiste de choc. : il devient le du d'infanterie parachutiste de choc, basé à Pau. : . Dissous le . Reconstitué en 1979 à Pau en tant que régiment de réserve au sein de la . Il est ensuite versé en 1990 à la de zone puis en 1994 devient régiment d'infanterie de zone de défense. Dissous le . Après avoir été au musée du souvenir des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan, son drapeau est reversé au musée des parachutistes de Pau à côté de l'ETAP (École des troupes aéroportées), il est dorénavant considéré comme pièce de musée et ne devra plus en sortir, même pour des manifestations exceptionnelles.

Chefs de corps

Colonels tués ou blessés alors qu'ils commandaient le RI : Chef de brigade Morangies : blessé les , et Colonel Ravier : blessé les et Colonel Sausset : blessé le

Officiers tués ou blessés alors qu'ils servaient dans le RI durant la période 1804-1815 : Officiers tués : 38 Officiers morts des suites de leurs blessures : 26 Officiers blessés : 248

Historique des garnisons, combats et batailles du Ancien Régime

ci-devant Royal-Auvergne (1791-1793) L'ordonnance du janvier 1791 fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme d'infanterie ci-devant Royal-Auvergne. Chaque régiment n'eut plus qu'un drapeau aux couleurs rouge, blanc et bleu, ayant d'un côté cette inscription : Obéissance à la Loi et de l'autre le numéro du régiment et les noms des actions éclatantes où il s'était trouvé.

Guerres de la Révolution

1792 : Combat de Quiévrain Jemmapes De 1792 à 1795, le régiment d’infanterie de ligne fait partie de l’armée du Nord puis de l’armée de Sambre et Meuse. C’est d’ailleurs en souvenir de cette dernière campagne que le chef de musique du , François-Joseph Rauski (1837-1910), composa ultérieurement la fameuse « marche de Sambre et Meuse » .

1794 : conformément aux lois du , du et au décret de la Convention du 17 nivôse an II (), on s'occupait de l'embrigadement des troupes de ligne avec les bataillons de volontaires.Lors de la réorganisation du 30 thermidor an II (), le du d'infanterie ci-devant Royal-Auvergne est amalgamé pour former la de première formation et le , le est amalgamé pour former la de première formation.Ainsi disparaît pour toujours le d'infanterie ci-devant Royal-Auvergne, partageant le sort de tous ces vieux régiments qui depuis deux siècles avaient défendu si intrépidement la patrie contre toutes les coalitions.

(1793-1796) Guerres de la Révolution Conformément aux lois du 21 février, du 12 août 1793 et au décret de la Convention du 17 nivôse an II (8 janvier 1794), on s'occupait de l'embrigadement des troupes de ligne avec les bataillons de volontaires.La n'est pas formée étant donné que le du d'infanterie (ci-devant Normandie) qui devait former le noyau de cette demi-brigade était aux colonies.

(1796-1803)

Guerres de la Révolution La de deuxième formation est formée, le 4 février 1796, par l'amalgame des : de la de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Royal), de volontaires des Basses-Alpes et de volontaires de la Lozère) de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Aquitaine), de volontaires des Hautes-Alpes et de volontaires de la Drôme) de première formation ( de volontaires de la Haute-Loire, de volontaires de l'Ardèche et de volontaires de la Corrèze) provisoire de première formation ( de volontaires du Mont-Blanc, des grenadiers des Basses-Alpes et de volontaires de l'Ardèche) provisoire de première formation ( de volontaires du Tarn, de volontaires du Lot et de volontaires de la Haute-Garonne) de grenadiers de Paris de volontaires des Côtes-du-Nord

1796 : Dego, Lonato, Castiglione, Saint-Georges, Caldiero, Arcole et Tarvis 1797 : Rivoli. la Demi-Brigade arrive à Rivoli et passe devant le Général Bonaparte : « Brave , lui dit ce dernier, je te connais, l’ennemi ne tient pas devant toi ! » 1798 : Fribourg 1798-1800 : Armée d'Orient (campagne d'Égypte) 1798 : Alexandrie, Chebreiss et Pyramides 1799 : Saint-Jean de Acre, Mont-Thabor et Aboukir 1800-1805 : À son retour d’Égypte, le régiment tient successivement garnison à Paris, à Dijon et à Strasbourg.

(1803-1815) Guerres de l'Empire Par décret du , le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815. Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé à 3 bataillons avec la , et de la de deuxième formation.

1805 : Bataille d'Hollabrunn 2 décembre : bataille d'Austerlitz. Le tambour-major Ranchou, quoique blessé, enlève le régiment en battant lui-même la charge. 1806 : bataille d'Iéna 1807 : 8 février : bataille d'Eylau bataille d'Heilsberg bataille de Friedland 1809 : Ebersberg, Vienne, Essling, Wagram et Znaïm

1812 : Smolensk, La Moskowa et Krasnoe. La bataille de La Moskowa coûte au régiment environ mille tués ou blessés. 1813 : Dresde, Leipzig et Hanau 1814 : Magdebourg, La Rothière et Montereau

1815 : Surbourg et Strasbourg.

Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire. À cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises.

Légions du Gers et des Landes (1815-1820) Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. La légion du Gers et la légion des Landes, qui deviendront le 18e régiment d'infanterie de ligne est créée en 1820.

(1820-1882) En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi le d'infanterie de ligne est formé avec les bataillons des légions du Gers () et des Landes.

1820 à 1852 thumb|right|130px|insigne de béret d'infanterie 1823 : le prend part à la campagne d'Espagne avec l'armée de Catalogne.

1830 : une ordonnance du créé le et porte le régiment, complet, à Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme, , ..

1832 : le régiment fait la campagne de Belgique et se distingue durant le siège d’Anvers.

Second Empire En 1854, le régiment reçoit l’ordre de s’embarquer pour la Crimée. Il participe au siège de Sébastopol (1854-1855). Il y obtient une citation à l’ordre du jour de "l’Armée de Crimée".

1859 : le à la campagne d’Italie dans le corps de réserve.

1870 : Rattachement (juillet 1870): (MacMahon), (Ducrot), (Wolff) de l'armée du Rhin. Le prend part à la bataille de Frœschwiller, où il est décimé. Les débris rejoignent l'armée de Chalons et combattent à Sedan alors que le est engagé lors du siège de Strasbourg.

1871 à 1914 vignette|Photographie de groupe de conscrits du d'infanterie, 1901-1902. 1871 : Le de ligne prend garnison à Pau.

1881 : le de ligne est désigné pour prendre part à l'expédition de Tunisie.

Première Guerre mondiale Casernement : Pau

Rattachement , Division d'Infanterie au d'armée. Le régiment fait partie de la d'infanterie d' à .

1914 Le : départ de la gare de Pau avec l'effectif de 57 officiers dont 4 médecins et et gradés, sous les ordres du colonel Gloxin. Le : bataille de Charleroi. Le : bataille de Guise. Du 5 au : bataille de la Marne. Combat de Marchais-en-Brie (). Combat de Ville-aux-Bois. Le : attaque au plateau de Vauclerc.

1915 Le régiment prend une partie du front du secteur du Chemin des Dames. Le : combats de la Creute et du Bois Foulon. De à : secteur de Jumigny. Le : Raymond Poincaré, président de la République, accroche la Croix de guerre au drapeau du régiment.

1916 Les 25 et : bataille de Verdun, Douaumont. Le tient les positions qui lui sont allouées. En deux jours, 25 officiers et plus de 900 sous-officiers, caporaux et soldats tués ou blessés. Du au : Argonne - secteur de Vienne-le-Château. À partir du : Somme - secteurs d'Ablaincourt et Berny-en-Santerre.

1917 De janvier à février : Somme - secteurs d'Ablaincourt et Berny-en-Santerre. 15 avril : bataille du Chemin des Dames. Le : Craonne et le plateau de Californie, où il est cité à l’Ordre de la Armée. En vingt minutes, le le plateau de Craonne, position jugée inexpugnable. L'attaque coûte au régiment 11 officiers, 26 sous-officiers, 548 caporaux et soldats tués ou disparus, sans compter 529 blessés. Le régiment est cité à l'ordre de la armée. Cette deuxième citation confère au fourragère aux couleurs de la Croix de guerre. Le : une mutinerie éclate à Villers-sur-Fère, refus de la troupe de retourner au Chemin des Dames, trente gendarmes sont dépêchés dans la commune, le lendemain, 130 arrestations sont opérées au sein du régiment. Douze soldats sont déférés devant le conseil de guerre de la division. Quatorze sont affectés dans les sections spéciales d’infanterie au terme de soixante jours de prison. Trente-sept autres soldats sont punis de soixante jours de détention et soixante-sept à trente jours de prison. Le conseil de guerre prononce cinq condamnations à mort.. Sur cinq, un homme est gracié par le président de la République, trois hommes sont fusillés, dont Jean-Louis Lasplacettes, Casimir Canel et Alphonse Didier. Le caporal Vincent Moulia parvient à s’évader la veille de l’exécution, favorisé dans son entreprise par le hasard d’un bombardement allemand sur le secteur de la ferme de Matz. Du 3 au : défense du plateau de Vauclerc à la suite d'une attaque allemande d'envergure. Le - : Alsace - secteur de Soppe-le-Bas. À partir du : Champagne - secteur d'Auberive-Tahure.

1918 De janvier à mars : Champagne - secteur d'Auberive-Tahure. Le : bataille du Montdidier (Oise). le régiment repousse trois attaques allemandes à un moment décisif de la de la Marne. Le est cité à l’ordre de la Armée. Secteur de Vaux-Rollot. Du 9 au : combats de Courcelles, Mery et Tricot (Oise). Août : secteur de Vauxaillon où le R.I. est cité à l’ordre de la Armée. Après cette quatrième citation, le régiment reçoit la fourragère aux couleurs de la médaille militaire. De septembre à octobre : secteur de l'Ailette. Le , combats d'Ailleval et d'Allemant. Prise d'un observatoire stratégique à l'ennemi. Le progresse de plus de 600 mètres au-delà de son objectif. Du au : la poursuite - Entrée dans Laon. Le : transport jusqu'à Soissons. Après l'armistice du , le R.I. cantonne dans la région de Mulhouse au bord du Rhin.