Joëlle Ceccaldi-Raynaud, née le à Alger (Algérie française), est une femme politique française.

Elle est maire de Puteaux depuis 2004, présidente de l'Établissement public territorial Paris Ouest La Défense et vice-présidente de l'Établissement public Paris La Défense (PLD) jusqu'en 2025. Elle a précédemment été députée de la sixième circonscription des Hauts-de-Seine et vice-présidente du conseil général des Hauts-de-Seine.

Biographie Famille Née le à Alger (Algérie française), Joëlle Ceccaldi-Raynaud est la fille de Charles Ceccaldi-Raynaud (1925-2019), avocat et homme politique, ancien maire de Puteaux, et de Jeannette Gianni (1925-1995), institutriceWho's Who in France, éditions 2008, 496.

Elle est la mère de Vincent Franchi, devenu adjoint au maire de Puteaux en 2008 (réélu en 2014 et 2020), ce qui a rendu impossible le maintien au conseil municipal de Charles Ceccaldi-Raynaud, le code électoral limitant le nombre de membres d'une même famille au sein d'un conseil municipal. La première femme de Vincent Franchi, Paule-Eva Croutzet, est également candidate sur la liste de Joëlle Ceccaldi-Raynaud aux élections municipales de 2014.

Sa fille, Émilie Franchi, est mise en cause en 2017 dans l'enquête pour fraude fiscale visant Joëlle Ceccaldi-Raynaud dans l'affaire des lingots d'or retirés au Luxembourg.

Formation Après des études secondaires au lycée La Folie Saint-James de Neuilly-sur-Seine, un échec au baccalauréatselon les propres déclarations de son père, en conflit avec sa fille, elle poursuit des études supérieures à l'Université Paris II, puis à l'École de notariat de Paris. Elle obtient le diplôme de clerc de notaire.

Parcours politique Elle est élue au conseil municipal de Puteaux en 1995, où elle est adjointe au maire jusqu'en 2004.

De 1998 à 2002, elle est administratrice du syndicat des transports parisiens devenu en 2000 syndicat des transports d'Île-de-France.

Suppléante de Nicolas Sarkozy dans la sixième circonscription des Hauts-de-Seine (Puteaux/Neuilly-sur-Seine, à la suite de son père), elle lui succède lorsqu'il est nommé au gouvernement, en 2002. Elle est alors membre du groupe UMP et membre de la commission des Affaires culturelles et de l’Éducation.

Elle succède à son père Charles Ceccaldi-Raynaud, malade, à la mairie de Puteaux, en .

Elle démissionne de son mandat de députée le , à la suite du départ du gouvernement de Nicolas Sarkozy, qui vient d'accéder à la présidence de l'UMP. Celui-ci la choisit à nouveau comme suppléante lors de l'élection partielle qui s'ensuit. Ayant obtenu un siège au Conseil économique et social en 2005, elle retrouve son mandat de députée quelques mois plus tard, à la suite du référendum du 29 mai 2005, lorsque Nicolas Sarkozy est rappelé au gouvernement.

En , remis sur pied, Charles Ceccaldi-Raynaud demande à sa fille de démissionner pour se faire réélire maire. Cette dernière refuse considérant que son père n'a plus l'état mental et physique nécessaire pour assurer la fonction. Depuis, Charles Ceccaldi-Raynaud s'oppose à sa fille. Cette bataille entre le père et la fille est baptisée « Guerre des Ceccaldi » par la presse..

Nicolas Sarkozy ayant été élu président de la République, Joëlle Ceccaldi-Raynaud est la candidate de l'UMP à l'élection législative de 2007 dans la sixième circonscription des Hauts-de-Seine, qu'elle remporte dès le premier tour, avec 52,69 % des voix expriméesÉlections législatives de 2007 - résultats dans la sixième circonscription des Hauts-de-Seine sur le site du ministère de l'Intérieur.. Son suppléant est Arnaud Teullé, candidat à la mairie de Neuilly l'année suivante.

En , elle est condamnée avec son père pour diffamation par la correctionnelle du tribunal de Nanterre à l'encontre de Christophe Grébert, l'auteur d'un blog critique sur la gestion de la municipalité de Puteaux. Ils doivent payer une amende de euros chacun, ainsi que euros de dommages-intérêts pour avoir insinué que leur opposant avait des penchants pédophiles.. Christophe Grébert devient par la suite un de ses principaux rivaux politiques, représentant le Modem et plusieurs fois attaqué par la suite pour diffamation par le maire et son entourageEric Nunès et Alexandre Piquard, « Cantonales : pas de sanction pour le candidat qui avait tweeté lors du tour », Le Monde, 25 mars 2011. Il est relaxé sur toutes les procédures déjà terminéesFrédérique Roussel, « Nouvelle victoire pour le blogueur-candidat de Monputeaux.com », Libération/Écrans, 8 juin 2007« Le blogeur Christophe Grébert gagne un nouveau procès », Le Parisien, 25 septembre 2008, d'autres étant en cours..

Candidate aux élections municipales de 2008 dans sa ville de Puteaux, la liste qu'elle conduit manque de peu de l'emporter au premier tour. Elle s'impose finalement au second avec 52,98 % des suffrages, dans une quadrangulaire, face notamment à une liste divers droite conduite par son pèreÉlections municipales de 2008 - résultats à Puteaux sur le site du Figaro.. Le fils de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, Vincent Franchi, ayant également été élu conseiller municipal, Charles Ceccaldi-Raynaud ne peut siéger au conseil, une disposition du code électoral l'interdisantCharles Ceccaldi se plie à la loi, Le Parisien, 22 mars 2008.

Le , après le retrait de Jean Sarkozy, Joëlle Ceccaldi-Raynaud est élue présidente du conseil d'administration de l'Établissement public d'aménagement de la Défense.. L'EPAD fusionne le au sein de l'Établissement public d'aménagement de la Défense Seine Arche (EPADESA), dont Joëlle Ceccaldi-Raynaud devient présidente du conseil d'administration.

Joëlle Ceccaldi-Raynaud n'est pas candidate à sa réélection comme députée de la sixième circonscription des Hauts-de-Seine en 2012, circonscription qui vient d'ailleurs alors d'être agrandie de quelques quartiers de Courbevoie. L'UMP n'investit aucun candidat face au favori, le maire divers-droite de Neuilly Jean-Christophe Fromantin. Alors que celui-ci prend comme candidate suppléante Sylvie Cancelloni, conseillère municipale d'opposition à Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Reynaud soutient un autre candidat divers-droite, Bernard LepidiCatherine Rougerie, « L'UMP n'a pas investi de candidat dans la circonscription des Hauts-de-Seine », francetv.fr, 5-6 juin 2012. Au second tour, qui l'oppose à celui-ci et à une candidate du Parti Socialiste, Jean-Christophe Fromantin remporte l'électionRésultats des élections legislatives 2012.

Le , la liste menée par Joëlle Ceccaldi-Raynaud et soutenue par l'UMP et l'UDI gagne les élections municipales au premier tour, avec 55,93 % des suffrages exprimés. Le suivant, elle est réélue maire de Puteaux par le conseil municipal..

Les élections municipales de 2014 sont annulées l’année suivante par le Conseil d'État, qui soupçonne une manœuvre dans l'enregistrement des listes de candidature. Une nouvelle élection a lieu le ; la liste de Joëlle Ceccaldi-Raynaud l’emporte dès le premier tour« Municipales à Puteaux : Joëlle Ceccaldi-Raynaud élue au premier tour », leparisien.fr, 14 juin 2015. en augmentant sa majorité de trois sièges. Elle est ensuite réélue par le conseil municipal..

La liste qu'elle conduit arrive en tête du premier tour des élections municipales de 2020, avec 65,03 % des voix. Le , elle est élue maire pour la cinquième fois par le conseil municipal.

Controverses et affaires Soupçons d'affairisme Joëlle Ceccaldi-Raynaud est accusée d'affairisme, notamment par Christophe Grébert (auteur du site MonPuteaux.com, puis opposant politique)Articles du blog de Christophe Grébert mettant en accusation le maire de Puteaux, Monputeaux.com., et par Noël Pons et Jean-Paul Philippe dans leur livre, 92 ConnectionGuy Konopnicki, « Révélations : l'affairisme dans le 92 » (« bonnes feuilles » de 92 Connection), Marianne.net, 5 mai 2013..

En , la presse rapporte que la mairie de Puteaux a fait acheter par le personnel municipal, dans les kiosques de la ville, la quasi-totalité des exemplaires du Canard enchaîné en date du , et ce après que l'hebdomadaire satirique a publié un article révélant que Joëlle Ceccaldi-Raynaud possédait dans le paradis fiscal des îles Vierges britanniques un compte bancaire de 4 millions d'euros, ouvert en 1996 dans une banque du Luxembourg« Mise en cause par le "Canard enchaîné", la maire de Puteaux fait acheter tous les exemplaires de l'hebdomadaire », Le Monde.fr avec AFP, 21 octobre 2011....

En marge de l'affaire du Canard enchaîné, Joëlle Ceccaldi-Raynaud porte plainte contre Christophe Grébert pour diffamation. Il est condamné en première instance, puis relaxé par la cour d'appel, laquelle condamne Joëlle Ceccaldi-Raynaud à verser de dommages et intérêts à son opposant pour procédure abusive. Cette condamnation seule est cassée et renvoyée en cour d'appel, qui annule la condamnation de la maire, Christophe Grébert devant restituer la sommeThibault Chaffotte, « Puteaux : la cour d’appel annule la condamnation de la maire », Le Parisien.fr, 4 novembre 2015. Arrêt de la Cour d'appel du 4 novembre 2015..

Affaire de la chaufferie de La Défense En , Mediapart révèle, à l'appui de documents bancaires luxembourgeois remis à la justice française, que Joëlle Ceccaldi-Raynaud a retiré durant plusieurs années 102 lingots d'or d'un kilo, ainsi que des espèces d'un montant total de depuis ce même compte bancaire caché au Luxembourg« Puteaux : la maire cachait des lingots d'or au Luxembourg », Le Point.fr, 18 septembre 2015.. La presse relate les accusations du père de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, Charles Ceccaldi-Raynaud qui, devant le juge chargé d’instruire son propre dossier pour « favoritisme, recel d’abus de biens sociaux et corruption passive » dans le cadre de l'Affaire de la chaufferie de La Défense, avait chargé sa fille, l’accusant d’avoir elle-même empoché des centaines de milliers d’euros de bakchich dans cette affaire ; la presse soupçonne que ce compte luxembourgeois a été alimenté par des commissions illégales liées à ce marché et touchées par la maire. Pour sa défense, Joëlle Ceccaldi-Raynaud avait affirmé qu’il s’agissait d’un héritage d’une grand-mère corse.

Dans un article de Mediapart paru le « La police se lance à la poursuite des 102 lingots de la maire de Puteaux », Yann Philippin, Mediapart.fr, 30 mars 2017 (article payant)., on apprend que l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLIFF) est saisi depuis de ce dossier. Les enquêteurs de l'OCLIFF s'intéressent aussi à la fille de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, Émilie Franchi, soupçonnée d’avoir touché des fonds non déclarés de la part de sa mère« Puteaux : La fille de la maire sous le coup d'une enquête pour fraude fiscale », 20 minutes.fr avec agences, 31 mars 2017.. Selon le journal, les enquêteurs du parquet de Nanterre ont ouvert une enquête préliminaire en pour « blanchiment de fraude fiscale », élargie à la « fraude fiscale » en à la suite d'un dépôt de plainte de la commission des infractions fiscales de Bercy« Lingots d'or : enquête ouverte contre la fille de la maire de Puteaux », Europe 1.fr, 31 mars 2017.. Au début de , les enquêteurs perquisitionnent le domicile de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, ainsi que celui de sa fille« Affaire des lingots d’or : la maire (LR) de Puteaux au cœur d’une enquête », Valérie Mahaut et David Livois, Le Parisien.fr, 30 mars 2017..

En , elle est citée en tant que témoin assisté pour des faits présumés de corruption dans l’affaire de la chaufferie de La Défense. Son père, décédé en et suspecté d’être au centre de cette affaire, l'avait accusé d'avoir elle-même perçu des pots-de-vin.

Le , elle est mise en examen pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » après 48 heures de garde à vue... Cinq de ses proches, dont ses deux enfants et son gendre, sont mis en examen pour les mêmes faits en . La justice soupçonne Joëlle Ceccaldi-Raynaud d'avoir dissimulé au fisc la somme de 2,6 millions d'euros. Le parquet de Nanterre annonce son placement sous contrôle judiciaire.