La colonne Leclerc, plus tard Force L, désigne les unités des forces françaises libres (FFL) engagées sous les ordres de Philippe Leclerc de Hauteclocque de 1941 à 1943.

Constituée autour des unités mobiles du régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST), elle est renforcée au fur et à mesure par d'autres petites unités des FFL. Elle est engagée dans le raid sur Koufra, les raids dans le Fezzan en février-, la conquête du Fezzan de à puis la campagne de Tunisie de février à . Complétée, elle devient la française libre en puis la blindée en août.

Ordre de bataille Janvier - mars 1941 Toutes les unités engagées dans le raid de Koufra sont motorisées sur camions. État-major - capitaine de Guillebon Compagnie portée du RTST : 2 pelotons, 1 peloton d'automitrailleuses - capitaine de Rennepont 2 canons de , 2 mitrailleuses de 2 automitrailleuses Laffly S15 TOE (restées en arrière, perdues début mars) du RTST : 2 sections - lieutenant Fabre Groupe nomade de l'Ennedi : 2 sections - capitaine renforcé par les cadres français du groupe nomade du Borkou - capitaine Poletti Groupes de mortiers de la du RTST - lieutenant Dubut 4 mortiers de Section d'artillerie de la compagnie portée du RTST (ou section d'artillerie du RTST) - lieutenant Ceccaldi 2 canons de modèle 1928 (un seul emmené jusqu'à Koufra) Train de combat Ravitaillement - capitaine Combes Santé - capitaine Mauric Dépannage - lieutenant Ruet Long Range Desert Group : patrouilles T et G (dispersées le ) - Major Groupe réservé de bombardement - commandant Astier de Villatte 14 Bristol Blenheim IV

Décembre 1942 - janvier 1943 État-major Long Range Desert Group : patrouille S2 Goum libyen (indigènes ralliés aux Français) de découverte et de combat ( DC) du RTST : 3 pelotons de découverte et de combat, un peloton hors-rang de découverte et de combat ( DC) du RTST : 3 pelotons de découverte et de combat, un peloton hors-rang portée du RTST : 3 sections de fusiliers-voltigeurs, une section de commandement, une section de mitrailleuses, une section de mortiers et une section d'artillerie anti-aérienne et antichar Bataillon de marche (BM 1) : 4 compagnies de combat, une compagnie d'armes lourdes, une compagnie de commandement Compagnie portée du Cameroun (CPC) : 3 sections de fusiliers-voltigeurs, une section de commandement, une section de mitrailleuses, une section de mortiers et une section de canons antichars 2 mortiers de 60 et 2 mortiers de 81, une dizaine de mitrailleuses Hotchkiss, 2 canons de 25 antichars Groupe nomade du Borkou (GNB, motorisé) : 3 sections de fusiliers-voltigeurs, une section de commandement, une section de mitrailleuses, une section de mortiers et une section d'artillerie anti-aérienne et antichar Groupe nomade du Tibesti (GNT, sur chameaux) : 3 sections de fusiliers-voltigeurs, une section de commandement, une section de mitrailleuses, une section de mortiers et une section d'artillerie anti-aérienne et antichar Deux pelotons d'automitrailleuses Sections d'artillerie - lieutenant-colonel Crépin SA : deux 75 de montagne, deux 25 pounder et un Cet obusier de () était surnommé (). SA : deux 75 de montagne SA bis : deux 75 de campagne SA bis : deux 75 de campagne SA et ) : canons antiaériens (dont Bofors de ) Compagnies automobiles , 3, 4 et 5 Section de transport Nord Groupe sanitaire de colonne Groupement de la base de Zouar (plus de cinq cent hommes en soutien arrière) Groupe Bretagne - commandant de Saint-Péreuse Escadrille Rennes (bombardement léger) : six Westland Lysander Escadrille Nantes (bombardement) : trois Glenn-Martin 167 et cinq Bristol Blenheim V Section de liaison et d'évacuation sanitaire : deux Potez 540, deux Howard DGA-15, un Lockheed L-18 Lodestar et un Lockheed Hudson

La colonne est organisée en plusieurs groupements : La patrouille S2 du LRDG et la 12 sont attachées à l' de Leclerc Le groupement D du lieutenant-colonel Dio regroupe un peloton de la , un de la , les 11 et 15 bis et les et demi-sections d'artillerie antiaérienne. Il est renforcé par le GNB et la portée. Le groupement G du capitaine Geoffroy regroupe un peloton de la , un de la , plus la . Le groupement M du lieutenant-colonel Delange regroupe le BM 1, un peloton de la , un de la , un peloton d'automitrailleuses, les 16 bis, ? et 29. Le GNT et la CPC ne font pas partie d'un groupement.

Février-mars 1943 vignette|droite|Monument à la colonne Leclerc sur le site de la bataille de Ksar Ghilane en Tunisie (10 mars 1943). Le BM 1 est dissous début 1943, ses éléments renforçant les autres unités de colonne. L'artillerie est réorganisée : la est créée par fusion des sections d'artillerie 15 bis et 16 bis, les sections 11 et 12 forment une batterie de 75 de montagne et une batterie de 25 pounders est créée. la DC groupement D (Dio) : GNB, portée, escadron d'automitrailleuses, artillerie groupement V (Vézinet) : GNT et GNE motorisés, du RTST, artillerie CPC Escadron sacré grec

En , la colonne Leclerc est renforcée par la Free French Flying column : de marche de spahis marocains et de chars de combat (cette dernière unité passant sous le commandement de Leclerc en mai).

Insigne Les unités participant à la seconde campagne du Fezzan, quelle que soit leur origine (tirailleurs tchadiens, camerounais, aviation, artillerie), reçoivent un insigne présentant une ancre chargée d'un chameau, surmonté de l'inscription Tchad. Cet insigne, fabriqué au Caire en 1943, devient ensuite celui du seul régiment de marche du Tchad.

Notes et références Notes

Références

Bibliographie . . . .

Catégorie:Philippe Leclerc de Hauteclocque Catégorie:Unité militaire des Forces françaises libres (terrestres)