Émile Vernaudon, né le à Papeete (Tahiti), est un homme politique français, maire de la commune de Māhina de 1977 à 2009, président de l'Assemblée de la Polynésie française par deux fois, député à l'Assemblée nationale et ministre des Postes et Télécommunications de Polynésie française.
Biographie Géomètre de profession, Émile Vernaudon devient maire de Māhina en 1977, mandat qu'il perd en 2009, frappé d'inéligibilité. Issu d'E'a Api, il fonde, en 1982, le parti Ai'a Api, qu'il préside par la suite.
Il est député (non-inscrit) de la deuxième circonscription de la Polynésie française de 1988 à 1993 et de 1997 à 2002, ainsi que membre de l'Assemblée de la Polynésie française, où il fait partie du groupe Polynésiens ensemble. Il siège à l'Assemblée de la Polynésie française de 1982 à 1983, de 1986 à 1992, de 1996 à 2001 et de 2004 à 2008.
Entre 2005 et 2006, il est ministre des Postes et Télécommunications du gouvernement d'Oscar Temaru.
Lors de l'élection municipale de 2026, Émile Vernaudon mène une liste à Māhina qui arrive en position avec 19,43 % des suffrages et il est élu au conseil municipal..
Affaires judiciaires
Affaire de la gestion de l'Office des postes et télécommunications Le , Vernaudon est placé en détention provisoire dans l'affaire de la gestion de l'Office des postes et télécommunications. Il lui est reproché d'avoir détourné des fonds publics d'un montant estimé à 115 millions de FCFP (environ 960 000 euros) sur une période allant de mars 2005 à mai 2006« Émile Vernaudon reste en détention provisoire », Tahitipresse, 11 mars 2008.. Au second tour de l'élection municipale de mars 2008 à Māhina, la liste qu'il mène depuis sa cellule de la prison de Nuutania obtient la majorité des sièges au conseil municipal et il parvient à se faire réélire maire. Il sort finalement de prison le .
Il est à nouveau incarcéré le , à la suite de sa condamnation à cinq ans de prison ferme et cinq ans d'inéligibilité pour recel et complicité de détournement de fonds publics, complicité de faux et usage de faux et prise illégale d'intérêts.. Le mois suivant, lors du second tour de l'élection municipale partielle de Māhina, la liste qu'il conduit arrive en troisième position, recueillant 23,2 % des suffrages exprimés. Fin , toujours en prison, il démissionne de son poste de conseiller municipal et quitte la vie politique« Après 34 ans de vie politique, le “Sheriff” rend les armes », La Dépêche de Tahiti, juin 2011.« Emile Vernaudon quitte la politique », Tahitipresse, juin 2011.. Il bénéficie d'une mesure de libération conditionnelle le .
Affaire du cabanon de Tautira Dans l'affaire du cabanon de Tautira, il lui est reproché d'avoir assisté au Conseil des ministres au cours duquel a été pris un arrêté lui accordant le droit d'occuper 1800 m² de domaine public à Tautira. Le , la cour d'appel de Papeete le condamne à 12 mois de prison avec sursis, à un an d'inéligibilité et à euros d'amende (3 millions de FCFP). En conséquence, il perd son poste de maire de Māhina l'année suivante, après le rejet de son pourvoi en cassation« Me Haussariat confirme le rejet du pourvoi d'E.Vernaudon », Tahitipresse, 5 décembre 2008..
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Assemblée de la Polynésie française - Liste des présidents de l'Assemblée de la Polynésie française
Liens externes
Sa fiche sur le site de l'Assemblée nationale
Catégorie:Président de l'Assemblée de la Polynésie française Catégorie:Député de la Polynésie française Catégorie:Député de la IXe législature de la Ve République Catégorie:Député de la XIe législature de la Ve République Catégorie:Personnalité politique condamnée à une peine d'inéligibilité en France Catégorie:Personnalité politique condamnée pour détournement de fonds publics Catégorie:Personnalité politique condamnée pour faux et usage de faux Catégorie:Personnalité politique condamnée pour prise illégale d'intérêts Catégorie:Naissance en décembre 1943 Catégorie:Naissance à Papeete Catégorie:Membre du groupe radical, citoyen et vert