Xavier Bertrand , né le à Châlons-sur-Marne (aujourd’hui Châlons-en-Champagne), est un homme politique français.
Entre 2005 et 2012, il est ministre de la Santé du gouvernement Villepin et ministre du Travail dans les trois . De 2008 à 2010, il est secrétaire général de l'UMP.
Député entre 2002 et 2016, maire de Saint-Quentin de 2010 à 2016 et président de la communauté d'agglomération du Saint-Quentinois de 2014 à 2020, il est président du conseil régional des Hauts-de-France depuis 2016. Il quitte Les Républicains en 2017, à la suite de l'élection de Laurent Wauquiez à la tête du parti.
En 2021, il revient sur sa décision de ne se porter candidat à aucun processus de désignation interne pour l'élection présidentielle de 2022 et annonce sa participation au congrès des Républicains. Après avoir repris sa carte à LR, il arrive en quatrième position du congrès avec 22,4 % des suffrages exprimés, et appelle à voter pour Valérie Pécresse au second tour.
Situation personnelle Naissance et famille Xavier René Louis Bertrand naît le à Châlons-sur-Marne. Il est le fils de Jean-Pierre Bertrand, cadre bancaire, et de Madeleine Bedin, employée de banqueWho's Who in France, édition 2015, ..
Études et formation Il effectue ses études à l'unité de formation et de recherche droit et science politique de l'université de Reims, où il obtient une maîtrise de droit public, suivi d'un DESS (diplôme d'études supérieures spécialisées) en administration locale.
Mariages Xavier Bertrand épouse en premières noces Isabelle Dubois, avec qui il a une fille, Caroline.. Après son divorce, il épouse Emmanuelle Gontier, conseillère en ressources humaines, le , dont il a des jumeaux, Malo et AmbreJean-Louis Beaucarnot, Le Tout politique, éditions L'Archipel, 2011, , ..
Il divorce à nouveau en 2014 puis s'installe avec Vanessa Williot, alors conseillère municipale d'opposition à Saint-Amand-les-Eaux.. Il épouse Vanessa Williot, le , et le couple a deux enfants, Lucas (né en 2018) et Maïa (née en 2023)...
Franc-maçonnerie Xavier Bertrand est initié le au sein de la loge maçonnique Les Fils d’Isis du Grand Orient de France (GODF) à l’Orient de Tergnier (Aisne)....
Entre 2004 et 2012, durant ses engagements dans les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin et de François Fillon, il dit s'être retiré en partie de la franc-maçonnerie, n'y participant qu'à deux reprises, en tant que conférencier.. En 2012, après , il démissionne du GODF..
Carrière professionnelle Xavier Bertrand est agent général d'assurance pour le groupe AXA et pour le groupe Swiss Life.. entre 1992 et 2004. Il cesse d’exercer cette profession pour entrer en politique..
Parcours politique Débuts à Saint-Quentin Militant au RPR dès l'âge de seize ans, il échoue aux élections municipales de 1989 à Saint-Quentin.. Lors du référendum de 1992 sur le traité de Maastricht, il fait campagne pour le « non » dans son département de l'Aisne.
En 1995, il devient adjoint au maire de Saint-Quentin, chargé de la redynamisation. Il est reconduit dans ses fonctions en 2001, avec la délégation de l'animation et du développement de la ville.. Il est ainsi l'un des créateurs de la plage de Saint-Quentin, événement similaire, mais antérieur, à Paris Plages..
Premiers mandats parlementaires De 1987 à 1992, il est assistant parlementaire de Jacques Braconnier, sénateur de l’Aisne..
Il est élu député, le , dans la deuxième circonscription de l'Aisne, battant la députée PS sortante, Odette Grzegrzulka.. Il est choisi comme rapporteur du projet de loi à l'Assemblée nationale. Il est pendant cette période membre du Club de la boussole..
Secrétaire d'État chargé de l'Assurance maladie Le , lors de la formation du gouvernement Raffarin III, il est nommé secrétaire d'État chargé de l'Assurance maladie. Sous la responsabilité de son ministre de tutelle, Philippe Douste-Blazy, il mène une réforme de l'Assurance maladie. Il s'engage en faveur du « oui » dans la campagne pour le référendum de 2005 sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe..
Ministre de la Santé puis du Travail vignette|gauche|redresse|Xavier Bertrand en 2007. À la suite de la victoire du « non » au référendum de 2005, Jean-Pierre Raffarin remet la démission de son gouvernement au président de la République. Dans le gouvernement Villepin, Xavier Bertrand remplace Philippe Douste-Blazy à la fonction de ministre de la Santé et des Solidarités. Son passage au ministère est marqué par plusieurs événements marquants, notamment l'épidémie de chikungunya à la Réunion et l'arrivée de la grippe aviaire en Europe. En 2006, il introduit l'interdiction de fumer dans les lieux publics et met en place un corps de réserve sanitaire pour faire face aux crises potentielles, en France ou à l'étrangerDamien Mascret, Ministre, Éditions de Santé, 2007. Il augmente également le numerus clausus dans les études de santé, le faisant passer de 6200 étudiants en 2005 à 7100 en 2007..
En , contre l'avis de la Haute Autorité de santé, il décide de maintenir le remboursement du Mediator par la Sécurité sociale. La haute autorité de santé avait conclu que le Mediator du laboratoire Servier ne présentait . Parallèlement, Le Canard enchaîné révèle que plusieurs de ses conseillers au ministère étaient rémunérés par les laboratoires Servier, fabricant du Mediator. Les deux conseillers, les professeurs Gérard Bréart et Françoise Forette, élus UMP, percevaient une rémunération pour publier des études pour le compte des laboratoires. Cette affaire arrive dans un contexte de proximité de Nicolas Sarkozy avec Jacques Servier, qui est lui même membre du Premier Cercle de donateurs de l'UMP. Xavier Bertrand est alors soupçonné par plusieurs médias de conflit d’intérêts, de négligence et d'incompétence.. Plus tard, questionné sur France Inter sur l'affaire du Mediator, il refuse fermement d'aborder les questions de conflits d'intérêts entre l'Afssaps et le laboratoire Servier et renvoi ses interlocuteurs au rapport d'enquête sur le médicament.
Xavier Bertrand apporte son soutien à Nicolas Sarkozy en vue de l'élection présidentielle de 2007. Le , il est nommé porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy. Dominique de Villepin l’appelle alors à rester au gouvernement, mais Xavier Bertrand démissionne le pour se consacrer pleinement à la campagne. gauche|vignette|Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales, de la Solidarité et de la Famille, le 19 février 2008 à Paris. Le , il est nommé ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité dans le gouvernement Fillon. Réélu député dès le premier tour le avec 53,3 % des voix dans la , il quitte aussitôt l’Assemblée nationale en raison de sa reconduction dans ses fonctions de ministre du Travail le . Il est alors accompagné par une nouvelle secrétaire d'État, Valérie Létard, chargée de la Solidarité, puis, à partir du , de Nadine Morano, secrétaire d'État chargée de la Famille. Xavier Bertrand est chargé d'un important ensemble de réformes sociales comprenant notamment l'instauration du service minimum et la réforme des régimes spéciaux de retraite.
Lorsque Patrick Devedjian entre au gouvernement, il est nommé secrétaire général par intérim de l'UMP, le . Il quitte le gouvernement Fillon lors du remaniement du , prend la tête effective de l'UMP le suivant., puis retrouve son siège à l'Assemblée nationale, étant le premier à bénéficier d'une loi votée en qui permet aux membres de gouvernement sortants de retrouver leur siège de parlementaire sans passer par une élection partielle.. vignette|Xavier Bertrand, le 29 janvier 2010 à Paris. Le , à l'occasion d'une visite en Chine, Xavier Bertrand signe un mémorandum entre l'UMP et le Parti communiste chinois (PCC). Cet accord, suscite une controverse au sein de l'UMP, certains élus estimant que le PCC n'est pas un parti démocratique mais totalitaire.. Xavier Bertrand est élu maire de Saint-Quentin (Aisne) le . gauche|vignette|Xavier Bertrand, Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, le 31 janvier 2011 à son bureau. Lors de la formation du gouvernement Fillon III, le , il devient ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, et démissionne du secrétariat général de l'UMP trois jours plus tard.. Il doit notamment faire face à la polémique sur le Mediator, un médicament controversé« Mediator. “Trois morts, pas plus” selon Servier, Xavier Bertrand indigné », Le Télégramme, 7 janvier 2011.. C'est lui qui choisit Aquilino Morelle comme inspecteur Igas pour rédiger le rapport concernant l'affaire du Mediator. Ce dernier est un « vieil ami de Didier Tabuteau », directeur général de l'Agence du médicament (actuelle Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) de 1993 jusqu'en 1997. Le rapport Igas qui servira de base à l’information judiciaire exonère les autorités sanitaires comme les politiques de toute responsabilitéAnne Jouan, Mediator : Didier Tabuteau, un «Kouchner boy» grand absent du dossier, lefigaro.fr, 10 mars 2017. Xavier Bertrand affirme avoir pris connaissance de sa dangerosité en .. Il propose une nouvelle hausse du numerus clausus dans l'admission aux études de santé.
En 2020, dans le cadre de la pandémie de Covid-19, il est auditionné par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale en tant qu'ancien ministre de la Santé, au même titre que Roselyne Bachelot, Marisol Touraine et Agnès Buzyn..
Le livre Les Fossoyeurs de Victor Castanet fait état de liens très étroits entre le fondateur d'Orpea Jean-Claude Marian et Xavier Bertrand. Ce dernier, profitant de son influence d'homme politique puis de ministre de la Santé, aurait notamment facilité la création et le financement de nombreux établissements Orpea..
En , lors du procès Mediator, certains représentants des services de l’état admettent « une part de responsabilité ». L'avocat du laboratoire accuse Xavier Bertrand de s’exonérer de sa propre responsabilité, déclarant notamment qu'il avait refusé le fonds d’indemnisation des victimes proposé par Servier.
Retour à l'Assemblée nationale thumb|Xavier Bertrand à Marseille en 2011. À l'issue des élections législatives de 2012, qui voient la défaite de son parti, il est réélu de justesse député de la au second tour, avec 50,3 % des voix face à la socialiste Anne Ferreira... Candidat à la présidence du groupe UMP avec le soutien de François Fillon, il réunit 63 voix, face à Christian Jacob, proche de Jean-François Copé, qui obtient 117 suffrages, et à Hervé Gaymard, qui en totalise 17..
En , il affirme avoir réuni les parrainages nécessaires pour se présenter comme candidat à l'élection du président de l'UMPBertrand confirme avoir ses parrainages, Le Figaro, 6 septembre 2012. mais ne se présente finalement pas.
Président du conseil régional des Hauts-de-France Xavier Bertrand se présente comme tête de liste de l’UMP aux élections régionales de 2015 en région Nord-Pas-de-Calais. Arrivé second au premier tour du scrutin avec 25 % des voix, loin derrière Marine Le Pen et ses 40,6 %Régionales : Marine Le Pen largement battue par Xavier Bertrand dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie sur francetvinfo.fr du 14 décembre 2015, il bénéficie au second tour du retrait de la liste menée par le Parti socialiste, qui appelle à faire barrage au Front national. Il arrive ainsi en tête du second tour avec 57,8 % des voix, en partie grâce au bon report de voix des électeurs de gauche.