vignette|droite|300px|Sculptures de la maison de l'eau vignette|droite|300px|Le parc des Tanneries, la nuit

La ville du Mans est traversée par deux cours d'eau: la Sarthe et l'Huisne. Les romains construisirent les premiers aqueducs de la ville au cours du de notre ère. Un port de commerce primitif fut installé, certainement sur la rive gauche de la Sarthe. Cet axe finit par devenir entièrement navigable au cours du , avant d'être supplanté par les voies ferroviaires. La Sarthe fut toujours privilégiée pour la navigation comparé à l'Huisne, qui en revanche, est le réservoir d'eau potable de la ville. La situation géographique de la Sarthe (baignant les pieds du Vieux-Mans) lui permit de voir se développer davantage d'infrastructures autour d'elle en comparaison de l'Huisne.

Le port Présentation

Le port de la ville du Mans est un port de plaisance. Il permet à une trentaine de bateaux d'accoster sur la rive droite de la Sarthe. Il est spécialisé pour accueillir les vedettes à cabine ou les coques open. Des navires de plus de ne peuvent accéder jusqu'à la ville à cause des nombreux ponts jalonnant le parcours jusqu'au port. Des vedettes ont pendant de nombreuses années, proposé des parcours touristiques sur la Sarthe afin d'offrir aux visiteurs les murailles du vieux Mans ou la Sarthe dite « sauvage » au nord de l'agglomération. Cette activité a cessé au milieu des années 1990. Le port n'a plus d'intérêt pour le déplacement seul, concurrencé par les liaisons autoroutières, ferroviaires ou aériennes. Il retrouve une jeunesse par ses cours de formation au pilotage de petits bateaux privés. Les cours de base sont dispensés juste devant la cité plantagenêt.

350px|centré|vignette|Le port du Mans sur la rive droite

Histoire

droite|vignette|250px|Le port du Mans au début du vingtième siècle

La construction du port est ordonnée en et les travaux commencent en 1840 par ordonnance de Charles X. Il est bâti en aval de la rive droite de la Sarthe, sur le terrain du plus grand moulin du Mans : le moulin de Richedoué. Ce dernier fut une réserve pour les paysans qui vivaient ici au Moyen Âge. La Sarthe et son courant permettaient aisément de faire tourner ses roues. Dès sa construction, le port ne prend pas de rôle national considérable. Il est au nord d'une artère commerciale fluviale à trois pôles. Au sud de la Sarthe, les ports d'Arnage et d'Allonnes sont, eux, plus commerçants. Ils accueillent des marchandises de toutes sortes. Au Mans, la batellerie sert dès l'ouverture du port à l'approvisionnement de matières premières et de matériaux divers. Son grand atout est le déplacement de matériaux au sein même du département de la Sarthe. Ainsi, alors que les quais et les berges sont rénovés, les matériaux sont acheminés par le port en provenance des carrières de Sargé. Il sert également à l'approvisionnement des chemins de fer, la gare se situant à quelques kilomètres, rive gauche. Jusqu'en 1857, il possède une grande activité, autant intra qu'extra-départementale, puis son intérêt tombe avec l'avènement du chemin de fer au Mans. Un sursaut passager est constaté entre 1880 et 1882, mais la rechute devient totale en 1886. Les barrages sont plus rares et les technologies modernes comme le chemin de fer ont raison d'un port et d'une rivière trop petits pour en tirer une rentabilité. La batellerie disparait bientôt, et après la Première Guerre mondiale, le port est abandonné puis fermé à toute navigation. Devenu obsolète, il n'est rouvert par décret qu'en 1975, pour en faire un port de plaisance. C'est alors que l'idée de faire circuler de petits bateaux-mouches sur la Sarthe et sur l'Huisne est concrétisée. Cette activité dure pendant une vingtaine d'années avant d'être abandonnée par manque de rentabilité. Les années 1990 voient donc disparaître ces « bateaux-mouches » manceaux. Aujourd'hui le port reste un petit port de plaisance sans vocation économique. Cependant des navettes de bateaux-mouches ont repris leur activité. Elles se situent désormais au port de Sablé-sur-Sarthe et proposent aux touristes un aller-retour entre les deux villes.

Incidents récents

Fin , le port du Mans est devenu une enclave et a enfermé au sein de la ville les bateaux qui étaient à quai. Les inondations et les vents violents ont provoqué des éboulements et des chutes de pierres, ayant pour effet de casser ou même détruire les barrages placés sur la Sarthe dans l'agglomération mancelle. C'est notamment le cas pour le barrage de Spay. Les bateaux et leurs équipages sont ainsi bloqués à quai jusqu'à nouvel ordre. L'estimation annoncée par la préfecture prévoyait une réouverture de l'enclavement aux alentours de fin 2008, voire 2009… En attendant, les ports d'Arnage et de Spay sont également restés dans l'attente. En , autre problème, sous le barrage du Greffier, installé à proximité du pont du Greffier, et du boulevard Anatole France; on découvre des cavités couvrant près de 70 % de la surface place immergée du barrage. Fin 2009, les travaux du barrage du Greffier sont terminés. La Sarthe entre le pont du Greffier et le pont d'Eichthal a été asséchée afin de réaliser les travaux nécessaires. En tout, il aura fallu 7 mois et plus de pour réparer les dégâts du barrageLe barrage du greffier par LMTV.

vignette|centré|250px|Travaux sur le barrage du Greffier en octobre 2009

Tourisme

Le port du Mans est un port de plaisance conçu pour l'accueil de visiteurs par voie maritime.

Le Mans a développé par le passé ses propres bateaux-mouches, très actifs en saison estivale et pré-estivale au milieu des années 1990, ils ont subi un grand revers de médaille au début des années 2000, jusqu'à l'arrêt complet du service en 2006. En cause, le resserrement géographique du patrimoine visitable de la ville, centré davantage sur la Cité Plantagenêt plutôt que sur les espaces fluviaux. Malgré tout, les visites proposées par bateaux-mouches s'étaient étoffées à mesure des années en proposant une visite touristique poussée jusqu'à Sablé-sur-Sarthe, proposant un repas sur place avant un retour à la ville centre. Pourtant, un réel engouement a subitement fait son apparition chez les touristes et les Manceaux eux-mêmes en 2007. La demande était telle que la capitainerie du port était assiégée de demande pour des visites en bateaux-mouches, notamment de la part de gens composant encore l'ancien numéro. Cela incite la mairie et l'office de tourisme à racheter un unique bateau-mouche manceau, Le Festival afin d'offrir des promenades fluvialesLe renouveau du tourisme fluvial au Mans sur Maville.com.

En 2015, la ville du Mans confie la gestion du Port à la SEM mancelle CénoviaCénovia avec la mission d'assurer son développement touristique et nautique. Aujourd'hui, les clients du port peuvent naviguer sur la Sarthe à bord de bateaux électriques sans permis. Le Port dispose de 5 bateaux de ce type avec une capacité de 5 à 7 places utilisables les vendredis, samedis, et dimanches du au et tous les jours du au .

Afin de faciliter la venue des touristes et des visiteurs sur le port, la capitainerie dispose d'un parking gratuit. Pour les touristes qui voyagent en bateau, le port est équipé de nombreux services : cale de mise à l'eau, station de traitement des eaux usées, 7 pontons d'amarrage sécurisés, eau potable, branchements électriques, sanitaires complets et gratuits pour les résidents et les plaisanciers, bennes de tri sélectif et réseau wifi (gratuit les deux premières nuits).

Au départ du Mans, on découvre le patrimoine historique de la ville : l'église du Pré, la cathédrale Saint-Julien, le Moulin Renard en amont de la Sarthe, La Cité Plantagenêt et ses maisons d'époque médiévale et Renaissance ainsi que la muraille gallo-romaine.

Itinéraires au départ du Mans Le Mans est le point de départ le plus en amont de Sarthe. En suivant le cours de la Sarthe, on découvre plusieurs agglomérations au fort patrimoine : La Suze-sur-Sarthe Malicorne Solesmes Sablé-sur-Sarthe Morannes Chateauneuf sur Sarthe Angers Grez-Neuville Chenille-Changé

La Sarthe fait partie des voies navigables du Pays de la Loire : Le Bassin de la Maine : la Sarthe, l'Oudon et la Mayenne Le Bassin de la Loire : la Maine et la Loire, d'Angers à Saint Nazaire L'Erdre : jusqu'à Nort-sur-Erdre Le canal de Nantes à Brest : jusqu'à Rendon

Vue satellite : vue satellite du port du Mans

Les quais

vignette|droite|250px|La rive Gauche du Mans vignette|droite|250px|Le quai Louis Blanc

Au Mans, les quais possèdent une histoire bien particulière liée aux quartiers qu'ils constituent. Les quais de la Sarthe sont bien plus connus que ceux de l'Huisne. La Sarthe passant tout près du centre ville, ils ont été utilisés très tôt. La muraille de la cité Plantagenêt en est l'exemple. Construite en bord de rivière, elle devait avant tout repousser les assaillants. La présence de la rivière était un atout pour les habitants. Au Moyen Âge et jusqu'au , la rive droite de la Sarthe est réservée aux habitations et aux urbains. Les hôtels particuliers surplombent la rivière tout le nord du Mans qui n'est alors que campagne. La rive gauche marque quasiment la limite nord de la ville. Elle est composée de fermes et de moulins. Les trois plus fameux restent les moulins de Saint Gervais, le moulin d'Enfer et le moulin de Richedoué. Pendant longtemps, cette « féodalité » restera intacte sur la rive gauche de la Sarthe et montrera la disproportion entre ville et campagne. C'est au , et avec la première révolution industrielle que les choses vont évoluer. En 1839, une première tentative d'aménagement est essayée rive droite.

Le quai Amiral-Lalande voit le jour, mais devient vite trop petit. C'est tout un quartier qui va disparaître pour faire place à un plus grand quai. Le quartier des tanneurs, alors insalubre doit être détruit. Sa démolition est ordonnée en 1869. Les bateaux-lavoirs sont eux aussi supprimés. À l'est de la cité Plantagenêt et tout le long de la Sarthe, ce sont de grands chantiers qui sont ouverts. Au même titre que le tunnel, les travaux visent à un réaménagement complet ainsi qu'à une expansion de la cité Mancelle. Le quai Ledru-Rollin est lui, créé rive gauche. C'est une grande avancée pour la ville. Alors que la rive gauche restait très « rurale », la construction de ce quai ouvrait une perspective pour permettre à la ville de s'étendre un peu plus au Nord de la cité Plantagenêt. Des quartiers résidentiels y prendront place à la fin du , mais surtout au début du . Les quais de l'Huisne n'ont jamais été vraiment créés. Rares sont les voies pour longer cette rivière. Le plus grand défi a surtout été de pouvoir enjamber l'Huisne et de permettre à la ville d'être reliée au Sud avec de grandes villes régionales comme Tours ou Nantes.

Quai Ledru-Rollin

vignette|droite|250px|La Sarthe depuis la passerelle d'Enfer