La Louvière ( ; ) est une ville francophone de Belgique. Elle se situe en Wallonie dans la province de Hainaut. Elle est surnommée la « cité des Loups »..En référence à la présence de loups qui a engendré le nom de La Louvière. ..
La ville de La Louvière a été érigée par la séparation de la commune de Saint-Vaast, officiellement signée et décidée par la loi du . La Louvière est fille de la révolution industrielle ; c'est en effet le développement des industries lourdes (sidérurgie notamment) qui a entrainé son extension et son érection en commune distincte.
La Louvière comptait avant la fusion des communes de 1977.
Toponymie La Louvière était le nom d'une ferme (La Grande Louvière, dont la chapelle est encore visible) construite sur le territoire de Saint-Vaast, qui allait donner naissance, par la suite, à la ville actuelle de La Louvière. Ce nom est toutefois le résultat de nombreuses évolutions.
L'abbaye d'Aulne possédait, sur les deux rives du Thiriau, de vastes propriétés mentionnées dans les chartes du sous les noms de Menaulu ou Meneilut. Ce terme roman (meigne au leu : repère du loup) a été transformé en latin en Luperia en 1157, puis en Lovaria en 1168. Retraduit en roman, il est devenu Lovière en 1217, Le Lovière en 1284, pour finalement donner le nom La Louvière. À cette époque, le territoire actuel de La Louvière faisait partie de l'ancienne forêt charbonnière, un lieu sombre et sauvage, idéal pour les loups et le gibier chassé par les seigneurs de l'époque..
Géographie
Situation La Louvière est située dans la Région du Centre, entre le Borinage et le Pays de Charleroi dans la province de Hainaut.
Communes limitrophes
Sections de commune
# Nom Superf.(km)https://statbel.fgov.be/fr/open-data/population-par-secteur-statistique-10 Habitants(2025) Habitantspar km Code INS 1 La Louvière 8,99 22.411 2.494 58001A 2 Haine-Saint-Pierre 5,07 7.719 1.523 58001B 3 Haine-Saint-Paul 3,82 7.450 1.950 58001C 4 Saint-Vaast 4,54 6.149 1.354 58001D 5 Trivières 7,46 3.888 522 58001E 6 Maurage 6,20 5.482 884 58001F 7 Boussoit 1,63 1.143 702 58001G 8 Strépy-Bracquegnies 7,51 8.711 1.159 58001H 9 Houdeng-Aimeries 7,78 7.686 989 58001J 10 Houdeng-Gœgnies 8,83 9.057 1.026 58001K 11 Besonrieux 2,74 1.910 697 58001L
Limites de la ville
Climat Le climat de la région de La Louvière est un climat tempéré océanique, comme pour l’ensemble de la partie occidentale de la Belgique, cela grâce à la proximité de l’océan Atlantique qui régule le temps grâce à l’inertie calorifique de ses eaux. Le climat peut être influencé par des zones humides et douces en provenance de l’océan, mais aussi par des zones sèches (chaudes en été et froides en hiver) en provenance de l’intérieur du continent européen. + 20px Climat de la région de La Louvière 20pxMois J F M A M J J A S O N D Moyenne annuelleTempératures (°C) (sous abri, moyennes) -0,4 2,7 6,4 8,5 12,9 17,7 20,6 16,9 14,3 11,2 6,9 0,2 9,8Précipitations (hauteur moyenne en mm) 36 100 49 54 66 72 78 76 70 70 66 46 783
Géographie physique
Relief Le relief de La Louvière, qui s'accentue progressivement de l'ouest à l'est, ressemble à un toit dont les gouttières sont le Thiriau du Luc et le Rieu de Baume. Une coupe suivant la route de Mons à Nivelles, du pont Capitte à Haut de Baume, montre une ligne partant de d'altitude, montant doucement, redescendant à , puis s'élevant assez abruptement cinquante mètres au-dessus du point de départ. Une autre coupe, reliant les points extrêmes nord et sud, trace une ligne débutant à d'altitude au nord, descendant à 125 puis à , remontant légèrement, descendant brusquement, remontant à avant une forte pente jusqu'à 105 mètres. À l'ouest, près du Thiriau du Luc, s'étend une bande de terrain à d'altitude. Des terres en dessous de se trouvent près du ruisseau de Houssu, au sud-est de La Louvière. Les terrains à d'altitude couvrent les zones ouest et sud, tandis que ceux situés entre 115 et occupent une grande superficie, en transition entre les régions de et les terres de , qui forment le centre, l'est et le nord. À mesure que l'on descend dans les couches profondes, le sol devient de plus en plus composé de grès et de schiste. Entre et de profondeur, le sol est constitué uniquement de schiste et de houille. Sur une profondeur de 0 à , on compte 24 couches de houille, avec une épaisseur variant entre et . Les inclinaisons des couches se situent entre 23 et .
Géologie La couche supérieure du sol est composée d'argile ou de limon provenant des plaines moyennes, vestige d'une ancienne inondation. Ce limon se divise en deux couches distinctes lorsqu'il est suffisamment épais : le limon jaune stratifié et la terre à briques, plus brune et généralement non stratifiée. Par endroits, on trouve sous cette couche d'argile des accumulations assez épaisses de sable. L'analyse d'une coupe du sol louviérois révèle qu'aucun charbon n'est présent avant une profondeur de .
Quartiers La Barette vignette|La rue Sylvain Guyaux, au Drapeau Blanc (carte postale).Le terme Barette est attesté pour la première fois dans un document officiel daté de 1680. Ce hameau, situé entre les communes de Saint‑Vaast et Houdeng, semble devoir son appellation à un élément vestimentaire médiéval : la barrette. Dans l’usage ancien, la barrette désignait un petit bonnet effilé, terminé par une floche, porté couramment par les serfs durant le Moyen Âge. Cette coiffe, aujourd’hui comparable à un bonnet de nuit ou au couvre‑chef que les gilles portent sous leur chapeau, aurait donné son nom au hameau selon plusieurs sources. Ainsi, l’étymologie de Barette s’inscrirait dans une tradition fréquente où des localités rurales tirent leur nom d’éléments du quotidien, en l’occurrence une pièce de vêtement caractéristique des populations médiévales. La Barette a donné son nom à un charbonnage fondé en 1735, qui peut se targuer d'avoir installé en 1766 la première machine à vapeur dans le bassin du Centre. Il s'agissait d'une machine d'exhaure du système Newcomen. Aujourd'hui, il ne reste de ce charbonnage que les bâtiments de l'ancienne auberge, désormais convertis en maisons individuelles.
Baume Baume est considéré comme le hameau le plus ancien de la commune de Saint‑Vaast. Son nom, issu d’une racine celtique ou romane, renvoie à l’idée de « caverne », « grotte » ou « lieu creux ». Par extension, ce terme peut également désigner un « vallon » ou une dépression marquée du relief. La partie basse du hameau, caractérisée par la présence de terre plastique, accueille une poterie ainsi qu’une fabrique de matériaux réfractaires appartenant à la famille Lecat. Ces installations industrielles sont entourées de terres agricoles et de la ferme Guyaux, également connue sous le nom de ferme de Sars‑Longchamps, qui constitue un ensemble rural notable. Le haut de Baume, situé à la limite de Haine‑Saint‑Paul, correspond au point culminant de La Louvière. Cette zone, plus urbanisée, s’est développée avec une vocation essentiellement commerçante, en contraste avec les activités artisanales et agricoles du bas du hameau. Basse Louvière vignette|La place Jules Mansart.Basse Louvière doit son appellation à sa situation topographique : le hameau se trouve en contrebas des autres noyaux d’habitat louviérois, d’où l’usage ancien du terme pour désigner ce secteur. Le nom est également associé à une ancienne exploitation agricole dépendant de l’abbaye d’Aulne, connue sous l’appellation ferme de la Basse Louvière. Historiquement tournée vers l’agriculture, la Basse Louvière a vu s’implanter plusieurs activités industrielles, parmi lesquelles les établissements Nicaise et Delcuve, les verreries Saint‑Laurent et des abattoirs. Cette coexistence entre structures agricoles et industries constitue l’une des caractéristiques marquantes de La Louvière, où se mêlent également des formes d’habitat urbain et rural. Ce double héritage agricole et industriel contribue à la physionomie particulière du hameau, reflet d’une évolution où les activités traditionnelles ont progressivement côtoyé les développements économiques modernes.
Bois-de-Saint-Vaast. Un ancien hameau de Saint-Vaast, incorporé à La Louvière en 1869.
Bouvy Le nom Bouvy serait lié aux caractéristiques du sol, le terme renvoyant à « bouve », « boue » ou « fange », notions associées à des terrains humides. Dans la toponymie régionale, les mots bouvy, bouvière ou bovière désignent en effet des pâturages détrempés utilisés pour le bétail. Le hameau s’est développé en lien étroit avec l’activité charbonnière. En 1841, la première cité ouvrière de La Louvière y est édifiée à l’occasion de l’ouverture de la Fosse des charbonnages de Sars‑Longchamps et Waucquez, marquant une étape importante dans l’urbanisation du secteur. Cette implantation industrielle a contribué à structurer durablement le paysage et l’organisation sociale du hameau.
Centre vignette|Place de la Louve avec le monument de la Louve.Comprenant le carrefour du Drapeau BlancLe Drapeau Blanc est le cœur de la ville, à la fois un quartier commerçant animé et un carrefour routier majeur. Aux , la plupart des grands axes de la région y passaient ou en partaient. C’est le cas, par exemple, de la rue de la Chaussée qui, prolongeant la rue des Houdeng, conduit à la commune du même nom. D’autres routes permettent aussi de rejoindre Mons ou Soignies .. Ce carrefour tire son nom d'une enseigne d'un magasin.
Fonds Gaillards Fonds Gaillards est un hameau situé en contrebas de la commune de Saint‑Vaast, à proximité immédiate de Bouvy et du Mitant des Camps, deux autres noyaux d’habitat louviérois. Sur le plan étymologique, le terme « gaillard » est généralement rapproché du mot « gai », mais une autre interprétation repose sur la nature du sol. Certains travaux de toponymie suggèrent en effet une origine romane, dérivée de « gal » ou « gau », signifiant « pierre » ou « caillou », ce qui renverrait à un terrain rocailleux. Contrairement à de nombreux hameaux de La Louvière, Fonds Gaillards ne s’est pas orienté vers l’industrie. Il s’agit d’un espace essentiellement consacré à la culture et à l’habitat, marqué par une vie locale dynamique. Le hameau a longtemps été animé par des fêtes traditionnelles, organisées chaque premier dimanche du mois d’août, qui constituaient un moment fort de sociabilité pour les habitants.
Hocquet Le Hocquet est un hameau dont l’appellation reflète directement sa position topographique. En tudesque, le terme « hoog » signifie « élevé », tandis que les formes romanes « hoge » ou « hoguette » renvoient à une élévation du sol, comme une colline ou un promontoire. Cette origine linguistique éclaire la localisation du hameau, établi sur l’ancien chemin reliant Le Rœulx à Fontaine‑l’Évêque, un tracé aujourd’hui intégré aux rues des Rivaux, du Hocquet, du Moulin et de Longtain. Pendant une longue période, l’agriculture a constitué la seule ressource économique des habitants. En 1802, le hameau ne comptait que 33 habitations, témoignant d’un habitat clairsemé et d’une organisation rurale traditionnelle. La situation évolue au : l’ouverture des embranchements du canal en 1839 puis la mise en service d’une ligne de chemin de fer en 1850 stimulent fortement le développement local. Ces nouvelles infrastructures attirent de nombreux travailleurs flamands, notamment des charpentiers de marine employés aux chantiers navals Van Pract, ainsi que des ouvriers chargés des travaux de terrassement. Avec l’industrialisation croissante de La Louvière, le Hocquet voit apparaître de nouveaux quartiers résidentiels. Ses rues, cours et impasses accueillent alors une diversité d’habitations, allant des maisons ouvrières aux demeures bourgeoises, illustrant la transformation progressive d’un hameau agricole en un espace marqué par la mixité sociale et l’urbanisation.
La Croyère