La Panzerdivision, surnommée la Gespensterdivision (« Division fantôme », mot à mot « la division des fantômes »), était une division blindée de la Wehrmacht durant la Seconde Guerre mondiale. Elle a été créée le .
Emblèmes divisionnaires
Organisation La division est constituée à partir de la Schützenbrigade (brigade de chasseurs), qui a fourni la composante d’infanterie motorisée, tandis que le Panzer-Regiment était transféré de la Panzerdivision pour former le noyau blindé de la nouvelle unité.
Des bataillons de motocyclistes, de reconnaissance et de chasseurs de chars provenant de la d’infanterie lui sont affectés.
Des unités de transmissions de la d’infanterie, une unité de génie de la d’infanterie et un bataillon de chasseurs d'un régiment de la d’infanterie sont venus étoffer les effectifs de la division.
Commandants Début Fin Grade Nom General der Panzertruppen Ludwig Crüwell Generalleutnant Günther Angern General der Panzertruppen Hans-Karl Freiherr von Esebeck Generalleutnant Walter Scheller General der Panzertruppen Hermann Balck General der Infanterie Dietrich von Choltitz Generalleutnant Johann Mickl Generalleutnant Wend von Wietersheim - Generalmajor
Ordre de batailles Juin 1941 33.Panzer-Regiment 11.Schützen-Brigade 61.Kradschützen-Bataillon 61.Panzerjäger-Abteilung 231.Aufklärungs-Abteilung 119.Artillerie Regiment 85.Nachrichten-Bataillon 86.Pionier-Bataillon 71.Flak-Battalion 2/21.Panzer Luftwaffe Oberservation Staffel
Juillet 1943 15.Panzer-Regiment 111.Panzergrenadier-Regiment 110.Panzergrenadier-Regiment 4.Panzergrenadier-Regiment 61.Panzerjäger-Abteilung 11.Aufklärungs-Abteilung 76.Panzer-Artillerie-Regiment 277.Heeres-Flak-Bataillon 209.Panzer-Pioneer-Bataillon 89.Panzer-Nachrichten-Bataillon 61.Feldersatz-Battalion
Mars 1945 Après les pertes qu'elle a subies lors de la bataille des Ardennes, la division ne comptent plus que et seulement une trentaine de chars de combat, stationnés près de Dusseldorf.
Théâtres d'opérations vignette|300x300px|Un char Panzer IV de la 11e Panzerdivision en Yougoslavie en 1941Avril 1941 Invasion de la Yougoslavie Bataille de Grèce
À la veille de l'opération Barbarossa, la Panzerdivision avait une force totale de 143 blindés : 44 PzKpfw II ; 24 PzKpfw III () ; 47 PzKpfw III () ; 20 PzKpfw IV ; 8 PzBef (chars de commandement). Opération Barbarossa Bataille de Moscou
Participe à l'opération Fall Blau au sein de la 4. Panzerarmee. Hiver 1942-1943 Participe aux combats défensifs sur la Tchir puis dans la région de Rostov et enfin sur Donetz lors de la contre-offensive d'hiver soviétique. Troisième bataille de Kharkov
Bataille de Koursk
En réserve générale, la Panzer, reconstituée au moyen de recrues italiennes, yougoslaves, polonaises, etc., est entraînée en Aquitaine jusqu'au début juillet. Août- Après le débarquement de Provence le 15 août 1944, la 11e Panzerdivision — stationnée dans la région de Toulouse et plus largement en Aquitaine — est engagée en urgence par la 19e armée allemande pour contre-attaquer les têtes de pont alliées sur le littoral provençal. Ce déplacement est fortement perturbé par les bombardement alliés et les sabotages ferroviaires, ce qui ralentit et désorganise les transferts de troupes. À son arrivée aux Angles, la division est confrontée à la destruction des ponts sur le Rhône, rendant le franchissement impossible. Des bacs de la Kriegsmarine, déployés le long du fleuve autour d'Avignon, sont utilisés pour faire traverser tant bien que mal les chars Panther. Les quelques détachements de la division qui ont pu traverser reçoivent une nouvelle mission: couvrir la retraite de la 19e Armée allemande qui a reçu l'ordre le 18 août de se replier du sud-est de la France vers la vallée du Rhône pour éviter l'anéantissement. À compter du , plusieurs colonnes de la 11e Panzerdivision dispersées dans le Luberon se heurtent lors d'accrochages aux troupes américaines de la 45e Division d'Infanterie à Pertuis et à AptMaréchal de Lattre, Histoire de la française, Plon, 1949. Le 22 août, tout le dispositif allemand du sud-est est débordé par les Alpes et Montélimar, point vital de la retraite allemande dans la vallée du Rhône, est menacée par la 36e Division d'Infanterie américaine. Les quelques unités de la 11e Panzer engagées sur la ligne de défense entre Cavaillon et Apt reçoivent l’ordre de se replier. Elles doivent de toute urgence rejoindre le reste de la division qui a réussi à traverser le Rhône afin de participer aux combats de Montélimar destinés à rouvrir la voie de retraite allemande. Lors de ces déplacements, la 11e Panzer mène des combats contre la Résistance française, notamment à Apt et Pertuis en Vaucluse puis plus tard à Montferrier-sur-Lez dans l'Hérault et commet des crimes de guerreprisons-cherche-midi-mauzac.com juin 1944 : Mouleydier, un Oradour-sur-Glane en Périgord.. La bataille de Montélimar entraîne de très lourdes pertes pour la division, mais elle permet de donner aux forces allemandes coincées dans le couloir rhodanien un temps précieux pour échapper au risque d’encerclement. Bataille de Montélimar Massacre des Beaumettes Bataille de la Coucourde Bataille de Livron sur Drôme Bataille de Meximieux Bataille de Montrevel-en-Bresse Bataille d'Arracourt Bataille de Juvelize Bataille du Lomont en Franche-Comté Libération de Nancy
Bataille des Ardennes
Crimes de guerre Une colonne de la Panzerdivision est accusée d'avoir perpétré un crime de guerre à l'encontre de trois résistants dans le secteur d'Apt le 22 août 1944. Dans un contexte de repli vers la vallée du Rhône, la colonne est attaquée à la sortie de la commune par des Résistants des SAP: cinq sont tués et trois autres sont faits prisonniers. Ces derniers sont utilisés comme boucliers humains sur les véhicules de tête puis ils sont finalement torturés et exécutés en arrivant aux Beaumettes en représailles d'une énième attaque des FFI.
Puis le 24 août 1944, la Panzerdivision commet à nouveau un crime de guerre à l'encontre de six hommes, arrêtés puis fusillés dans le village de Montferrier-sur-Lez le :
Les combats de Montélimar mettront à rude épreuve ce rassemblement hétéroclite La bataille de Montélimar.. La bataille des Ardennes achèvera de détruire cette division blindée.
Photographies
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Panzertruppen: Les Troupes Blindées Allemandes 1935-1945 de François De Lannoy et Josef Charita, Éditions Heimdal,
Nationale 7, la route de la mort de Thierry Chazalon - D'après le journal de marche et l'album photographique d'un spécialiste-radio à bord du Panther 102 durant la bataille de Montélimar. Auto-édition - 2008 - épuisée. Jean-Paul PALLUD, 11. Panzer-Division, dernières attaques en Lorraine, 24 à , in 39/45 Magazine , Éditions Heimdal, The 11th Panzer Division "Gespensterdivision" de Stephane L. Gabriel
La 11. Panzerdivision 1940-1945. "Division fantôme", de Stéphane Lavit et Jérôme Croyet, éditions Histoire & Collections, 2022
Articles connexes Liste des divisions allemandes de la Seconde Guerre mondiale Ordre de bataille lors de la bataille de Grèce Ordre de bataille lors de la bataille de Moscou
Lien externe Six innocentes victimes
Catégorie:Division blindée de la Wehrmacht Catégorie:Unité engagée dans la campagne de Lorraine