Le Quarante et unième (, ) est un film soviétique réalisé par Grigori Tchoukhraï en 1956.
Synopsis Au cours de la Guerre civile russe (1918-1921), une unité de l'Armée rouge en marche dans une région désertique du Turkestan fait prisonnier un officier blanc. Il doit être emmené à l’état-major par un détachement de trois soldats, parmi lesquels Marioutka, tireuse d’élite, qui a déjà abattu quarante gardes blancs. Le détachement subit une tempête sur la mer d’Aral ; Marioutka et le prisonnier trouvent refuge sur une île et dans cet isolement, vivent une histoire d’amour. Mais des gardes blancs débarquent sur l’île et Marioutka abat son prisonnier.
Fiche technique Titre : Le Quarante et unième Titre original : (Sorok pervyï) Réalisation : Grigori Tchoukhraï Scénario : Grigori Koltounov, d'après une nouvelle de Boris LavrenevBoris Lavrenev est né le 17 juillet 1891 à Kherson, en Crimée. Le Quarante et unième a été traduit en français par V. Joukov, de même que deux autres nouvelles : Le Septième Satellite et Une cargaison pressée. Les trois traductions ont été réunies en un volume, sous le titre Le Quarante et unième, et publiées (du temps de l'URSS) par Les Éditions en langues étrangères, 21 boulevard Zoubovski, Moscou. La nouvelle de Boris Lavrénev avait déjà fait l'objet d'une adaptation cinématographique, en 1927, par Yakov Protazanov : Le Quarante et unième (Sorok pervyj). Image : Sergueï Ouroussevski - Couleurs Décors : Vladimir Kamski, Constantin Stepanov Musique : Nikolaï Krioukov Son : Leonid Boulgakov Production : Mosfilm Genre : Drame historique Durée : 87 minutes Date de sortie : URSS : 15/10/1956 ; France : 1957 Ce film a été diffusé par la Télévision Française (R.T.F.) le (film du dimanche soir)
Distribution Izolda Izvitskaïa : Marioutka Oleg Strijenov : le lieutenant Govoroukha-Otrok Nikolaï Krioutchkov : Evsioukov Nikolaï Doupak : Tchoupilko Petr Lioubechkine : Goujov Gueorgui Chapovalov : Terentiev Alexandre Gretchany : Prokopytch
Accueil critique Honoré à Cannes en 1957 pour , Le Quarante et unième reflète une sensibilité nouvelle dans le cinéma soviétique, marqué, comme dans d'autres domaines, par la déstalinisation et l'esprit du XX congrès du Parti communiste de l'Union soviétique. , se félicite Valeria Guerasimova dans les Izvestia (). Elle poursuit : (V. Guerassimova, Izvestia, 18 octobre 1956).
C'est, sans doute, la raison pour laquelle, il ne faudrait nullement Ils apparaissent, en réalité, comme , prévient Louis Marcorelles(in : Cahiers du cinéma, juin 1957).
Au-delà de l'idéologie officielle, Tchoukhraï décrit les , nous dit Jean-Marie Carzou(in : Dictionnaire des films, Éditions Larousse).
Distinctions Prix spécial du Festival de Cannes 1957 (à l'unanimité)
Autre version Reprise du film de Yakov Protazanov (1927).
Notes et références
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