L'Union des forces de changement (UFC) est un parti politique togolais. Il est né en 1992 de la fusion de plusieurs formations politiques. Il est dirigé par Gilchrist Olympio.
Philosophie politique La philosophie politique de l'UFC s'articule autour des points suivants.: la promotion d'une démocratie politique fondée principalement sur le multipartisme, la liberté de pensée et l’État de droit ; la promotion d'une démocratie sociale fondée sur l’égalité des chances, la solidarité, le droit à l’éducation et à la santé ; la défense de la souveraineté nationale et l’unité nationale ; le développement durable fondé sur la liberté économique et l’esprit d’entreprise ; la promotion de la coopération avec les organisations nationales et internationales.
Historique : de l'opposition radicale à la collaboration intime avec le régime Création de l'UFC L’UFC a été créée le , quelques mois après la conférence nationale souveraine et le rétablissement du multipartisme au Togo, comme une fédération de huit formations politiques: : l'Unité togolaise et réconciliation (UTR), le Mouvement togolais pour la démocratie (MTD), le Parti pour la démocratie et l’union (PDU), l'Union pour la démocratie et la solidarité (UDS), le Parti des forces de changement (PFC), l'Alliance togolaise pour la démocratie (ATD), la Social-démocratie togolaise (SDT), le Front pour la conquête et la défense de la démocratie au Togo (FCDDT). Le parti se réclame de l’héritage de l’ex - Comité de l'unité togolaise (CUT), le mouvement patriotique de masse qui a conduit le Togo vers son indépendance sous la houlette de Sylvanus Olympio. Le fils de ce dernier, Gilchrist Olympio est nommé à la tête du parti dès sa création.
Attentat de Soudou Le , en pleine campagne de sensibilisation de l’UFC, la délégation conduite par Gilchrist Olympio est victime d’une agression armée à Soudou (une localité de la préfecture d'Assoli dans la région de Kara) http://sylviocombey.wordpress.com/2009/05/20/l%E2%80%99historien-godwin-tete-raconte-soudou-5-mai-1992-le-terrorisme-d%E2%80%99etat-du-regime-eayadema/ L’HISTORIEN GODWIN TETE RACONTE / SOUDOU 5 MAI 1992 : LE TERRORISME D’ETAT DU REGIME EAYADEMA. Cet attentat perpétré par des militaires à la solde du Général Gnassingbé Eyadema, a couté la vie au Dr Marc Atidépé et fait plusieurs blessés graves dont Gilchrist Olympio qui a eu la vie sauve seulement grâce à son évacuation au Bénin proche puis à Parishttps://www.youtube.com/watch?v=xwrmSEpxco8 Attentat de Soudou contre Gilchrist Olympio et assassinat de Marc Atidépé [5 mai 1992].
Politique du boycott des élections En 1993, la candidature de Gilchrist Olympio aux élections présidentielles est rejetée sous le prétexte que le certificat médical non conforme. L'opposition togolaise rassemblée dans le COD (Collectif de l’Opposition Démocratique) boycotte le scrutin du [horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/pleins_textes_6/b_fdi_47-48/010011705.pdf L’élection présidentielle d’août1993 au Togo: cacophonie chez les observateurs] . L'opposition annonce son boycott trois jours avant le scrutin en dénonçant les conditions de préparation de l’élection. Le candidat sortant Gnassingbé Eyadéma se fait proclamer vainqueur avec 96 % des voix et un taux de participation de 36 %.
En 1994, l’UFC appelle au boycott des élections législatives de . Malgré la victoire mathématique de l'opposition, le Rassemblement du peuple togolais (RPT), parti au pouvoir, s'allie avec l'Union togolaise pour la démocratie (UTD) de Edem Kodjo pour conserver le pouvoirhttp://www.ipu.org/parline-f/reports/arc/1315_94.htm TOGO Chambre parlementaire : Assemblée nationale ELECTIONS TENUES EN 1994 .
En 2002, l'UFC et les partis de l'opposition regroupés au sein de la « Coalition des forces démocratiques » boycottent les élections législatives en raison de la violation par le régime de l’Accord Cadre de Loméhttp://www.rfi.fr/actufr/articles/026/article_13365.asp Le code électoral qui sème la division http://www.ipu.org/parline-f/reports/arc/1315_02.htm TOGO Chambre parlementaire : Assemblée nationale ELECTIONS TENUES EN 2002. Le régime togolais profite ensuite du caractère monocolore de l’Assemblée nationale pour modifier la Constitution du Togo à sa guise, en l'occurrence la limitation des mandats présidentiels, le mode de scrutin et les conditions d'éligibilité et de domicile des candidats.
Participations aux élections En 1998, Gilchrist Olympio s'est présenté à l'élection présidentielle sous la bannière de l'UFC. Alors que le dépouillement lui donnait une large avance sur son adversaire, le président sortant, Gnassingbé Eyadéma ; ce dernier fit arrêter le décompte des voix et se fait proclamer vainqueur dès le premier tour avec 52,13 % des voix. Cette proclamation est faite par le ministre de l’intérieur et de la sécurité, en lieu et place de la Commission électorale nationale indépendante dont la plupart des membres, y compris la présidente ont été contraints à la démission. Selon le rapport d'observation de l'Union européenne http://www.fidh.org/IMG/pdf/269togo.pdf FIDH Mission Internationale d’Enquête
En 2003, Gilchrist Olympio est écarté de la course aux présidentielles à la suite de la modification unilatérale de la Constitution en 2002 par l'assemblée monocolore RPT. Les modifications de la constitution instaurent en effet qu’un candidat à l’élection présidentielle doit vivre sur le sol togolais l’année précédant l’élection. Emmanuel Bob Akitani, premier vice-président est désigné candidat du parti face au président sortant, Gnassingbé Eyadéma, et d'autres candidats de l'opposition, Yawovi Agboyibo du Comité d'action pour le renouveau (CAR), Edem Kodjo, Nicolas Lawson et Maurice Dahuku Péré, un transfuge du RPT. À l'issue d'un scrutin émaillé d'irrégularités et l'absence d'observateurs internationaux http://www.panapress.com/Pas-de-Mission-europeenne-d-observation-electorale-au-Togo--13-693273-17-lang1-index.html Pas de Mission européenne d'observation électorale au Togo, Gnassingbé Eyadema se fait de nouveau proclamer vainqueur avec 57 % des suffrages. L'opposition dénonce des trucages, Yawovi Agboyibo félicite Emmanuel Bob Akitani pour sa victoire alors que Maurice Dahuku Péré se déclare présidenthttp://www.rfi.fr/actufr/articles/042/article_22535.asp Eyadéma réélu, l’opposition dénonce les truquages.
En 2005, à la suite du décès de Gnassingbé Eyadema et au coup de force pour installer Faure Gnassingbé au pouvoir, Emmanuel Bob Akitani est de nouveau candidat de l'UFC face à Faure Gnassingbé, Nicolas Lawson et Harry Olympio. Cette élection présidentielle du est caractérisée par des fraudes massives, la vidéo montrant le braquage d’un bureau de vote par des militaires armés pour emporter urnes et bulletins de vote, a fait le tour du mondehttps://www.youtube.com/watch?v=h7HvKEktg0U Togo Election - Fraud and violence et le scrutin se termine dans la violence lorsque la Commission électorale nationale indépendante (CENI) proclame Faure Gnassingbé vainqueur avec 60,2 % des suffrageshttps://www.courrierinternational.com/dossier/2005/04/27/la-crise-togolaise-en-2005 La crise togolaise en 2005http://www.fidh.org/IMG/pdf/Togo433frmodifie3.pdf FIDH Mission d’enquête internationale. Un rapport de la Ligue togolaise des droits de l'Homme (LTDH) dénonce les et dénombre 21 morts et 163 blessés avant la campagne et 790 morts et blessés entre le début de celle-ci et le Togo du coup d’État monarchique du clan gnassingbe au jeu de massacre électoral 5 février 2005 – 24 avril 2005.
En 2007, l'UFC participe pour la première fois à des élections législatives du . Ce scrutin marqué par l'absence de violence, est diversement apprécié par les observateurs et l'oppositionhttp://www.irinnews.org/fr/report/74886/togo-un-scrutin-diversement-appr%C3%A9ci%C3%A9-par-les-observateurs-et-l-opposition Un scrutin diversement apprécié par les observateurs et l’opposition. La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) fait observer que . L'UFC dénonce des fraudes massives et l’iniquité du découpage électoral. En effet, avec voix, le régime RPT obtient 50 députés sur les 81, contre 31 sièges pour l’ensemble de l'opposition démocratique qui avait obtenu voix. Dans son rapport final, la Mission d’observation électorale (MOE) de l’Union européenne recommande un nouveau découpage électoral afin de rééquilibrer la représentation des populations Élections legislatives du 14 octobre 2007, Mission d’observation electorale de l’Union europeenne au Togo. L'UFC avec 27 sièges devient le premier parti de l'opposition parlementaire.
Pour les élections présidentielles de 2010, les accords de Ouagahttp://presidence.bf/pageArticle.php?id=2523&sid=2 DIALOGUE INTER TOGOLAIS : COMMUNIQUE DE PRESSE permettent d'assouplir les conditions d'éligibilité pour Gilchrist Olympio mais le , un jour avant la clôture des dossiers de candidature, ce dernier annonce qu'il est bloqué aux États-Unis pour des raisons de santé, un mal de dos à la suite d'une chute, et ne pourra être à Lomé le à minuit pour déposer sa candidatureL’opposant Gilchrist Olympio ne pourra pas être candidat. Jean-Pierre Fabre, alors secrétaire général du parti, est désigné par le bureau national du parti pour être candidat à l'élection présidentielleJean-Pierre Fabre candidat de l’UFC à la place de Gilchrist Olympio. Il est ensuite désigné candidat unique de plusieurs partis de l'opposition réunis au sein du Front républicain pour l'alternance et le changement (FRAC) Jean-Pierre Fabre, candidat unique du FRAC. Pour ce scrutin, des techniques modernes de télécommunication par satellite (VSAT) avaient été mises en place pour la transmission et l’agrégation des résultats, mais le régime togolais prétexte une panne du système pour faire convoyer par hélicoptère à Lomé les présidents des Commissions électorales locales indépendantes (CELI) afin de proclamer Faure Gnassingbé vainqueur avec 60,92 % des suffrages exprimés contre 33,94 % pour Jean-Pierre Fabrehttp://www.lesafriques.com/actualite/togo-la-victoire-de-faure-gnassingbe-et-le-systeme-vsat.html?Itemid=89?articleid=22771 Togo : la victoire de Faure Gnassingbé et le système VSAT. Alors que le FRAC compilait ses copies de procès-verbaux pour prouver la victoire de Jean-Pierre Fabre, les forces de sécurité envahissent le centre de compilation de l'UFC à Lomé, saisissent les procès-verbaux et le matériel informatique puis arrêtent les responsables de la saisie de l’UFChttps://www.afrik.com/togo-les-autorites-font-main-basse-sur-les-proces-verbaux-de-l-opposition Togo : les autorités font main basse sur les procès-verbaux de l’opposition. Selon le rapport d'observation de l'Union européenne, http://eeas.europa.eu/delegations/togo/documents/eu_togo/moeue_togo_2010_rapport_final.pdf TOGO RAPPORT FINAL ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE MARS 2010 . La mission de la Communauté des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), quant à elle, a jugé que l’élection avait été « libre », mais a relevé des « insuffisances relatives à la fiabilité et à l'authentification du bulletin de vote »http://www.liberation.fr/monde/2010/03/06/togo-une-presidentielle-libre-mais-avec-des-insuffisances_613679 Togo: une présidentielle «libre» mais avec des «insuffisances».
Crise interne à la suite de la paix des braves avec le régime RPT