La SPA 158 est une escadrille de l'Armée de l'air française créée pendant la Première Guerre mondiale. Elle est dissoute une première fois en avant d'être reformée de à puis de à . Elle renait une dernière fois entre pour être à nouveau dissoute en 1992.
Insigne de l'Escadrille L'insigne de l'escadrille, numérotée A-551, fut homologué le . Cet insigne est à l'origine celui de la N 158 puis de la MS 158 avant de devenir celui de la SPA 158. Les unités aériennes portaient à cette époque l'initiale des avions affectés (N=Nieuport, MS=Morane-Saulnier et SPA pour Société de Production des Avions Déperdussin).
L'héraldique décrit : « Serpentaire d'émail blanc et de sable empiétant un serpent de sinople. »
Le serpent représente les forces allemandes maîtrisées par les avions français, symbolisés par le serpentaire.
Historique de l'Escadrille
Première Guerre mondiale L'effectif de pilote initial était composé du Lieutenant Chaudron, commandant d'escadrille, du Sous-lieutenant Gaillard, des Adjudants Pascaud et Guichenat, des Caporaux Boucheron et Grimault, du Brigadier Gloux ainsi que de quatre caporaux américains Warner Hobbs, Edgar Stuart, Théodore de Kruyft et Rufus Randall Rano.
: L'escadrille N 158 est formée sur le terrain de Nonneuil, commune de Golancourt (Oise), le commandement en est donné au Lieutenant Jacques Chaudron venu de la N 153. : L'escadrille constituée part s'installer sur le terrain de Maison-Neuve : elle est au repos et mis provisoirement à la disposition de la armée. : L'escadrille se perfectionne dans les missions de combat et de reconnaissance. : Le sous-lieutenant Gaillard abat un avion, reconnu comme probable seulement, dans la région de Vaucelles. : Le même sous-lieutenant Gaillard à la suite d'un combat aérien, voit tomber son ennemi. Cet avion est compté comme probable. : La armée est ramenée sur le front et se tient prête à intervenir dans la Somme (zone britannique). L'escadrille N 158 lui est alors définitivement rattachées comme la SPA 79 dans le cadre du GEA (Groupe d'Escadrille d'Armée). : Les combats montrent la supériorité des appareils ennemis et la transformation de l'escadrille sur Morane-Saulnier Parasol est alors décidée. Elle part pour l'arrière pour permettre aux pilotes de s'exercer sur les nouveaux appareils. : La MS 158, à la suite de l'attaque allemande sur le front britannique, rejoint la armée, elle stationne alors sur le terrain de Sacy-le-Grand (Oise). : L'escadrille est envoyée sur le terrain d'Auvillers (Oise) pour se transformer sur SPAD monoplace. : Le caporal Boucheron se tue dans un accident à l'atterrissage. : La SPA 158 remonte en ligne pour la bataille du Matz. : L'escadrille perd le Brigadier pilote Gloux, disparu au cours d'une patrouille aérienne. : Le sergent Ropert abat le premier appareil homologué par un combat près de nos lignes. : Le sous-lieutenant Gaillard est tué au cours d'une mission de chasse. : L'escadrille est engagée dans la de Picardie. : Engagement de l'unité dans la seconde bataille de Noyon. : Seconde victoire homologuée par le sergent Rano qui abat un avion ennemi dans la région de Noyon. : La SPA 158 est réunie aux escadrilles SPA 82, SPA 160, et SPA 161 pour former le Groupe de Combat 23 (GC 23). : La SPA 158 passe de 15 à 18 avions. : La armée est retirée du front, le GC 23 passe alors à la armée. : L'escadrille avec son armée, est engagée dans la bataille de la Lys et de l'Escaut, elle occupe le terrain de Rumbecke. : Dissolution de l'escadrille sur le terrain de Rumbecke.
1953 - Renaissance de la SPA 158
Par décision /EMGFAA1B/ORG/SC du , la Escadre de chasse se voit renforcée par un troisième escadron, le 3/11 Jura. : Cette nouvelle unité reprend les traditions des escadrilles SPA 158 et SPA 161. Celles-ci sont équipées de F-84G Thunderjet. Le premier commandant de la SPA 158 sur le terrain de Lahr est le lieutenant Vaujour. : L'escadrille perd son premier pilote, le lieutenant Jeandon qui d'écrase près de Plombières-les-Bains. : Le lieutenant Maffre prend la tête de l'escadrille. : Le lieutenant Dubourg succède au lieutenant Maffre comme commandant d'escadrille. : L'escadrille comme l'escadron porteur sont dissous pour la seconde fois. L'escadrille comprend alors les lieutenants Graziani, Baratcabal, Moulhade et Lespine ainsi que les sergents Bruguières, Fleur, Chabirand, Saint-Martin, Bouvet, Gehin et Koppes.
1972 - L'escadrille se reforme pour la troisième fois
: À Djibouti, l'escadron de chasse 4/11 succède à l'escadron d'appui 01/021 Aures-Nementcha. Il reprend l'insigne et les traditions de l'escadrille SPA 158, du fait de l'effectif réduit de l'unité. Ainsi pour une période de trois ans la vie et l'activité de l'escadrille sera confondues avec celle de l'escadron. : L'escadrille une nouvelle fois s'éteint, à Djibouti, pour mieux revivre, à Bordeaux.
1979 - Le Serpentaire renaît de ses cendres
: Le Capitaine Croci reçoit des mains du lieutenant-colonel Pissochet le fanion de la SPA 158 Serpentaire. : Le Capitaine Gariel devient le nouveau commandant de l'escadrille en lieu et place du Capitaine Croci qui devient le premier commandant des opérations de l'unité. 1992 : Extinction définitive de l'escadrille SPA 158. L'Armée de l'air ayant modifié son organisation, la Escadre de chasse voit disparaître son escadron extérieur l'EC 4/11 et donc ses deux escadrilles le Serpentaire et le Sphinx.
Les différents aéroplanes et aéronefs de l'unité
1918 - 1919 Nieuport 17 01/01/1918 Morane-Saulnier Parasol 08/03/1918 - 20/04/1918 SPAD S.XIII et SPAD S.VII 20/04/1918 - 20/03/1919 1953 - 1957 Republic F-84G Thunderjet Republic F-84F Thunderstreak 1973 - 1978 North American F-100 Super Sabre (D&F) 1979 - 1992 SEPECAT Jaguar (A&E)
Références . M Croci, Plaquette de chasse 4/11 "JURA 1953-1983" Service historique de l'Armée de l'air (insignes photos et Héraldique).
Liens externes
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