Bambari est une ville située au centre de la République centrafricaine, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, elle est avec plus de 40 000 habitants, la du pays par sa population.

Géographie Bambari est située sur la rivière Ouaka. Elle est traversée par la route nationale (RN 2) à 384 km au Nord-Est de Bangui.

Le climat y est de type tropical de savane (Aw dans la classification de Köppen) durant toute l'année. La température moyenne annuelle est de 25,3 °C. Mars est le mois le plus chaud habituellement avec une température moyenne de 27,3 °C et juillet le mois le plus frais avec une température moyenne de 24,1 °C. La saison des pluies dure 7 mois autour du solstice d'été d'avril à octobre.

Histoire Baleinière près de Bambari (1913)|vignette|gauche En 1909, le poste colonial français de Bambari est fondé sur les bords de la rivière Ouaka, après qu’une première implantation eut lieu en 1906Jean-Bosco Peleket, Sangonet, juillet 2003. L'année suivante, en 1910, les missionnaires spiritains fondent la mission catholique Saint-Joseph de BambariCentrafrique Presse, 26 novembre 2011. La localité est chef-lieu de la circonscription de Kandjia-Kouango le , puis le , Bambari est chef-lieu de la circonscription de Kotto-Kouango ainsi que d’une subdivision. En 1918, la circonscription de Kouango prend le nom banda de Ouaka.

En juillet 1918, l'administrateur colonial Félix Éboué est en poste à Bambari, il dirige la circonscription pendant trois ans jusqu'en juillet 1921, p 20.

L'ouverture de la route Bangui-Bambari, qui va permettre la circulation automobile a lieu en 1920. En 1930, la Société textile africaine installe une usine d'égrenage, cette société cotonnière deviendra plus tard la Cotonaf pp. 275-279.

Le , Bambari devient chef-lieu du département d’Oubangui-OuakaArrêté du 15 novembre 1934, portant organisation administrative et territoriale de l'AEF.

L'année 1945 est marquée par la construction du pont sur la rivière Ouaka qui relie les deux parties de la ville. Il s'agit d'un pont en béton armé de 11 travées et de 145 m de long situé sur la route Sibut-Bambari (RN 2)Tchakpa M'Brede, Ma Centrafrique !: Un état assujetti, un peuple humilié, Éditions Edilivre, janvier 2016 . Un discours d'inauguration est alors rédigé par Léon Mba.

Le , la ville est chef-lieu de la région de la Ouaka-Kotto, ainsi que d’un district qui porte son nom. En 1950, la région de la Ouaka-Kotto est divisée en deux : entre la région de la Ouaka et la région de la Basse-Kotto dont le chef-lieu est Mobaye. En 1957, la ville est érigée en commune de moyen exercice, p. 13. Le , la République centrafricaine indépendante instaure Bambari en chef-lieu de la préfecture de OuakaLoi 60-179 du 23 janvier 1961 portant création des préfectures et des sous-préfectures sur le territoire de la République Centrafricaine. Le , intervient la création du diocèse catholique romain de Bambari par détachement de l'archidiocèse de Bangui Paul VI, bulle papale In vitae naturalis, 18 décembre 1965.

Lors de la reprise des combats en décembre 2012 entre les FACA loyalistes et la coalition rebelle de Séléka la ville tombe aux mains des rebellesCentrafrique: Bangui sous la menace des rebelles dans Le Figaro du 27 décembre 2012.La France n'est pas en Centrafrique pour y protéger «un régime» dans Libération du 27 décembre 2012.. En , le site de la cathédrale Saint Joseph accueille près de douze mille réfugiésAgence Fides, Douze mille réfugiés dans la Cathédrale de Bambari, l’appel de l’évêque à Fides, juillet 2014. Début 2017, la MINUSCA lance une intervention pour déloger l’UPC, qui en avait fait sa base.

Administration La sous-préfecture de Bambari est constituée de 5 communes: la commune urbaine de Bambari et 4 communes rurales : Danga-Gboudou, Ngougbia, Pladama-Ouaka et Haute-Baïdou. La commune urbaine de Bambari compte 91 quartiers.

Instances judiciaires La ville est le siège de la cour d'appel de Bambari, d'un tribunal de grande instance et d'un tribunal pour enfantsCentrafric Matin, 28 juillet 2011.

Éducation Fondée en 1985, l’École Normale des Instituteurs (ENI) de Bambari est chargée de la formation des enseignants des différents établissements de l’enseignement fondamental I de CentrafriquePierre Kipre, Unesco, La formation des formateurs en République Centrafricaine, 2004.

L'enseignement primaire est assuré par 21 écoles fondamentales dont 5 écoles d'application: Application Centre-ville, Application Filles, Application Garçons, Application Saint-Christophe Filles, Application Saint-Christophe, Awal, Centre scolaire Soleil F1, Centre-ville Filles, Lapago Filles, Lapago Garçons, Maïdou (4 écoles: Filles A, Filles B, Garçons A, Garçons B), Michel Maitre, Ndemagofo, Ngouandji A (ex Saint-Joseph Garçons), Nicolas Barré, Notre-Dame des Victoires 2, Notre-Dame des Victoires Filles, Saint-Joseph FillesNations Unies, Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) Reliefweb, Écoles de la Ouaka, 31 janvier 2013.

L'enseignement secondaire est assuré au lycée mixte de Bambari.

Population Après avoir triplé de 1940 à 1960, puis doublé durant les deux decennies qui ont suivi l'indépendance, la population de Bambari semble se stabiliser légèrement au-dessus de habitants. Majoritairement composée par l'ethnie banda, la population de la ville se caractérise par une importante diversité. Dès 1959, il y est recensé 28 ethniesPlacide Balengondji, Analyse d’un cas de ville en doublement de population depuis l’indépendance : 1960-1980, Bambari en République Centrafricaine. Thèse de doctorat de de géographie, Université de Rouen, 1983.

Cultes Depuis 1965, la ville est avec sa cathédrale Saint Joseph de Bambari le siège du diocèse catholique de Bambari créé par démembrement du diocèse de Bangui, il s'étend sur les préfectures de Ouaka, Haute-Kotto et Vakaga et compte 14 paroisses. La ville est le siège des paroisses catholiques, Saint-Joseph de Bambari fondée en 1920, Notre-Dame des Victoires fondée en 1953 et Saint Christophe. l'Église adventiste du septième jour est aussi present dans la localité

Santé L'hôpital régional universitaire de Bambari (aussi appelé hôpital préfectoral de Bambari) est l'hôpital de référence de la région sanitaire n°4 du système de santé centrafricain. Elle couvre les trois préfectures de Ouaka, Kémo et Nana-GrébiziMinistère de la Santé et de la Population, Rapport Herams 2016, 22 mai 2017.

Économie 17px|gauche Bambari possède un aéroport (code AITA : BBY).

Notes et références

Voir aussi Liste des évêques de Bambari

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