Mérésânkh , est une reine d'Égypte de la . Elle est la petite-fille du roi Khéops, fille d' et de . Bien que son père ne soit jamais devenu un roi, elle porte le titre de « fille du roi » parmi sa titulature.
Attestations
La reine est attestée par plusieurs documents : sa tombe G 7530+40 (cimetière est du complexe funéraire de Khéops), dans laquelle elle attestée par plusieurs documents : la statue dyade qu'elle partage avec sa mère (Musée des Beaux-Arts de Boston ; inv. 30.1456), une tête de statue (Musée des Beaux-Arts de Boston ; inv. 30.1457), les reliefs de la chapelle, où elle est représentée avec ses parents et certains de ses enfants, son sarcophage, la tombe de son fils Nebemakhet, l'architrave de la tombe G 5210 de l'intendant Khémetnou, associé par ses fonctions à , , et Douaenrê.
Un bloc fragmentaire retrouvé près du mastaba G 7350 (cimetière est du complexe funéraire de Khéops) et représentant une reine anonyme, une femme plus petite derrière elle, ainsi qu'un homme devant la reine mais dont il ne reste qu'une fine bande de peau de l'un de ses bras, a été considéré comme devant représenté et sa fille . Cette hypothèse se base sur le fait que l'inscription, lacunaire, se résume au titre d'« épouse du roi » (ḥm.t-nsw.t), suivi du hiéroglyphe de la houe, soit le premier hiéroglyphe du nom de . En réalité, l'inscription pourrait tout simplement être le titre « épouse du roi sa bien-aimée » (ḥm.t-nsw.t mry.t=f), l'épithète « sa bien-aimée » (mry.t=f) étant en effet très courante. La tombe appartenant à un homme, il pourrait tout simplement s'agir de celle d'un prince, et le bloc représenterait alors sa mère, anonyme, et son épouse, anonyme également.
La reine est connue pour avoir porté les titres suivants : « Fille du Roi » (sȝ.t-nsw.t), « Fille du roi sa bien-aimée » (sȝ.t nsw.t mry.t=f), « Fille du roi de sa chair sa bien-aimée » (sȝ.t nsw.t nt ẖt=f mry.t=f), « Épouse du Roi » (ḥm.t-nsw.t), « Épouse du Roi sa bien-aimée » (ḥm.t-nsw.t mry.t=f), « Celle qui voit Horus et Seth » (mȝȝ.t Ḥrw Sts̆), « Grande des louanges » (wr.t ḥs.t), « Grande du sceptre-hétès » (wr.t ḥts), « Grande du sceptre-hétès des Deux Maîtresses » (wr.t ḥts Nb.ty), « Suivant d'Horus » (ẖt-Ḥrw), « Celle qui s'assoit avec Horus » (tjst-Ḥrw), « Compagnon d'Horus » (smr.t-Ḥrw), « Compagnon d'Horus sa bien-aimée » (smr.t-Ḥrw mry.t=f), « Celle qui se joint au bien-aimé des Deux Maîtresses » (smȝw.t-mry-Nbty), « Prêtresse de Ba-Pef » (ḥm.t-nṯr Bȝ-pf). « Prêtresse de Thot » (ḥm.t-nṯr Ḏḥwty), « Prêtresse d'Hathor » (ḥm.t-nṯr Ḥw.t-Ḥr), « Prêtresse d'Hathor maîtresse de Dendérah » (ḥm.t-nṯr Ḥw.t-Ḥr nb.t Jwn.t).
Généalogie
Les reliefs de sa tombe atteste qu'elle est la fille de et , ce qui fait d'elle la petite-fille de Khoufou et la nièce et belle-fille de Djédefrê, deuxième époux de .
Son royal époux n'est jamais clairement mentionné, mais il semble qu'il s'agisse du roi Khafrê, avec qui elle a au moins les enfants suivants : le « fils aîné du roi » Nebemakhet, les « fils du roi » Khenterka, Douarê et Niouserrê, tous attestés dans la tombe de .
La « fille du roi de sa chair » Shepsetkaou et le « fils du roi de sa chair » Ânkhem..., représentés dans la tombe de Nebemakhet, ont également parfois été considérés comme des enfants de . Si rien ne contredit cette hypothèse pour Shepsetkaou, qualifiée de « sa sœur » par Nebemakhet, c'est beaucoup moins probable pour Ânkhem... si ce prince est identique au « fils aîné du roi de sa chair » Ânkhmârê. En effet, les princes portant le titre de « fils aîné du roi » sont issus de reines différentes ; ce titre étant déjà porté par Nebemakhet, cela signifie qu'Ânkhmârê a pour mère une autre reine de Khafrê. Cependant, l'identification de cet Ânkhem... au prince Ânkhmârê, défendue par Michel Baud, n'est pas certaine et n'est par exemple pas mentionné par Vivienne Gae Callender.
Sépulture
Mérésânkh serait décédée la première année du règne de Menkaourê, le successeur de Khafrê. Les inscriptions sur la tombe indiquent l'heure de son décès et la date de ses funérailles, qui ont eu lieu quelque après sa mort. Son tombeau (G 7530-40), situé dans la nécropole de l'est à Gizeh, quasiment intact, est d'une grande beauté. Il a été découvert par l'archéologue George Andrew Reisner le , et des fouilles subséquentes ont été entreprises par son équipe pour le compte de l'université Harvard et du Museum of Fine Arts, à Boston. Ses textes, reliefs et sculptures mettent en valeur cette femme d'exception, initiée aux mystères d'Hathor et de Thot.
Cette tombe aurait été à l'origine prévue pour sa mère , mais elle l'aurait donnée à sa fille à une date indéterminée. a également fourni à sa fille un sarcophage en granit noir orné de façades de palais pour l'enterrement de Mérésânkh : le sarcophage est en effet au nom d' et comporte une dédicace au nom de sa fille. Son sarcophage et son squelette se trouvent aujourd'hui au musée du Caire ; ce dernier révèle qu'elle mesurait et avait entre cinquante et cinquante-cinq ans à sa mort. Une étude anthropologique a suggéré qu'elle souffrait peut-être d'un syndrome bilatéral du sinus silencieux. La tombe contenait également un ensemble des premières jarres canopes connues, après ceux de son arrière-grand-mère .
Notes et références Notes
Références
Bibliographie
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Articles connexes Place des femmes dans l'Égypte antique
Liens externes
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