François Goullet de Rugy Prononciation en français de France retranscrite selon la norme API., dit par convenance François de Rugy, né le à Nantes, est un homme politique français, président de l'Assemblée nationale du au .
Successivement membre de Génération écologie, des Verts et d'Europe Écologie Les Verts, il est adjoint au maire de Nantes et vice-président de Nantes Métropole de 2001 à 2008, puis est élu député de la Loire-Atlantique en 2007. Réélu en 2012, il est co-président du groupe écologiste à l'Assemblée nationale entre 2012 et 2016, et vice-président de l'Assemblée nationale de 2016 à 2017. Hostile à l'orientation de son parti et soutien du gouvernement de Manuel Valls, il quitte Europe Écologie Les Verts en 2015 et crée son propre parti. Il rejoint alors le groupe socialiste à l'Assemblée nationale en 2016.
Candidat à la primaire citoyenne de 2017 du Parti socialiste en vue de l'élection présidentielle de la même année, il obtient 3,9 % des voix. Contrairement à son engagement de soutenir Benoît Hamon, il rallie la candidature d’Emmanuel Macron. Il est ainsi réélu député en 2017 sous l'étiquette du parti présidentiel, qu'il rejoint et devient président de l'Assemblée nationale de 2017 à 2018, où il rentre dans le gouvernement d'Édouard Philippe comme ministre de la Transition écologique et solidaire avec le statut de ministre d'État après la démission de Nicolas Hulot. Il est contraint à la démission en après la révélation de Mediapart sur son utilisation de fonds publics, et retrouve son siège de député mais ne représente pas en 2022.
Tête de liste de La République en marche lors des élections régionales de 2021 dans les Pays de la Loire, il élu conseiller régional d'opposition avant de rejoindre la majorité Les Républicains et de devenir vice-président du conseil régional en 2025.
Situation personnelle Famille
François Goullet de Rugy est issu d'une famille subsistante de la noblesse française.. Il est le fils de Dominique Goullet de Rugy et de Maryvonne Fritz, son épouse, décédée le , tous deux enseignants, .. Il a un frère, Manuel, et une sœur, Anne.
François de Rugy est père de deux enfants, Aloïse, née en 2003, et Isaac, né en 2011, avec Emmanuelle Bouchaud, journaliste, conseillère régionale des Pays de la Loire, où elle siège d'abord comme élue d'Europe Écologie Les Verts« Emmanuelle Bouchaud quitte EELV », presseocean.fr. puis du Front démocrate., et dont il est séparé.
Le , il épouse, à la mairie du de Paris, la journaliste de Gala Séverine Servat, elle aussi fille d'enseignants, ancienne compagne de l'ancien député socialiste Jérôme Guedj. Leur séparation est annoncée en , leur divorce est acté le .
Formation Après des études secondaires au lycée Gabriel-Guist'hau de Nantes, il suit les cours de l'Institut d'études politiques de Paris, dont il est diplômé en 1994Who's Who in France, , édition 2013..
Parcours politique Débuts (1991-2007) En 1991, il adhère à Génération écologie, parti présidé par Brice Lalonde, qu'il trouve , porte-parole des Verts. Il quitte le mouvement en 1994.. En 1995, il fonde l'association Écologie 44 qu'il préside jusqu'en 1999.
Devenu membre des Verts, il se porte candidat aux élections législatives de 1997 dans la de la Loire-Atlantique, dans laquelle Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes, est élu depuis 1988. Il recueille 3,9 % des suffrages.
Il est nommé secrétaire général adjoint du groupe radical, citoyen et vert (RCV) à l'Assemblée nationale, groupe où siègent jusqu'en 2002 des députés des petites composantes de la Gauche plurielle.
En 2001, il est élu conseiller municipal de Nantes, dans le groupe des Verts. Jusqu'en 2008, il est adjoint au maire, Jean-Marc Ayrault, chargé des transports, et vice-président de la communauté urbaine Nantes Métropole chargé des déplacements.
Député de la Loire-Atlantique (2007-2012) Lors des élections législatives de 2007 dans la de la Loire-Atlantique (Nantes, Orvault, Sautron), il est l'un des rares candidats des Verts à bénéficier d'un accord avec le PS , en contradiction avec les consignes des Verts.. Le , le ticket qu'il forme avec le socialiste Pascal Bolo remporte 52,03 % des suffrages, battant, au deuxième tour, le député sortant Jean-Pierre Le Ridant (UMP).
Il dépose, avec Noël Mamère, Anny Poursinoff et Yves Cochet, une proposition de loi visant à instaurer la publicité des dépenses de chaque député, comme au Royaume-Uni..
Lors des élections municipales de 2008, il est le candidat unique de la gauche à Orvault. Sa liste est défaite, recueillant 47,8 % des voix face à la liste de la droite et du centre« Orvault. Résultats aux municipales 2008 à Orvault (44700) », lexpress.fr..
Soutien d'Eva Joly pour la primaire présidentielle écologiste de 2011, il est accusé par Matthieu Orphelin, conseiller de Nicolas Hulot, d'avoir révélé au Canard enchaîné le choix de ce dernier de s'engager dans la primaire alors que l'annonce officielle n'était pas encore envisagée.. Avant le second tour de la primaire citoyenne de 2011, il apporte son soutien à François Hollande face à Martine Aubry.
Co-président du groupe écologiste de l'Assemblée nationale (2012-2016)
thumb|François de Rugy et la présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen, en 2016. Il est réélu député en , avec 59 % des voix, dans le cadre d'une candidature pour Europe Écologie Les Verts (EELV), reconduisant le ticket de 2007 avec Pascal Bolo, adjoint (PS) au maire de Nantes et conseiller général de la Loire-Atlantique. En lice face à Noël MamèreAntoine Bayet, « Chez EELV, Mamère ne sera pas le président de groupe », Le Lab Europe 1, 20 juin 2012, consulté le 27 septembre 2012. pour la présidence du groupe écologiste de l'Assemblée nationale, il est finalement désigné coprésident du groupe écologiste, en tandem avec Barbara Pompili..
Il fait partie de la quinzaine de parlementaires qui décident de rendre public leur patrimoine en , avant même la création de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), née des révélations de Mediapart dans l’affaire Cahuzac.
En 2014, il critique la sortie du gouvernement de Cécile Duflot et Pascal Canfin après la nomination de Manuel Valls comme Premier ministre, qu'il présente comme , plaide pour un retour des écologistes au gouvernement et défend régulièrement la politique de Manuel Valls, y compris des dispositions controversées à gauche : il est le seul écologiste à voter en faveur du projet avorté de réforme de la déchéance de nationalité et soutient notamment la loi relative au renseignement et la loi El Khomri« Contrairement à François de Rugy, Barbara Pompili est bien décidée à « se battre » au sein d'EELV », Le Lab politique Europe 1, le 27 août 2015..
Il annonce le qu'il quitte EELV, dont il dénonce la et l'absence de débat interne, rejetant notamment la constitution de listes avec le Front de gauche en vue des élections régionales de décembre 2015 dans les régions Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte d'Azur. Quelques jours plus tard, il participe à la création de l'Union des démocrates et des écologistes, un mouvement écologiste de centre gaucheLaure Equy, « Les écolos sécessionnistes créent leur mouvement », liberation.fr, 2 septembre 2015.. Le , il annonce le lancement d’un nouveau parti, baptisé « Écologistes ! ».., qui devient le Parti écologiste en . Il laisse à son parti de cotisations non payées..
Le , il est remplacé à la co-présidence du groupe écologiste à l'Assemblée nationale par Cécile Duflot« Duflot et Pompili coprésidentes du groupe écologiste à l'Assemblée », europe1.fr, 13 octobre 2015., le redevenant le , lorsque Barbara Pompili est nommée au gouvernement.
Le , il devient l'un des vice-présidents de l'Assemblée nationale, succédant à Denis Baupin. Il quitte alors la co-présidence du groupe écologiste.. Le , avec cinq autres députés, il quitte le groupe écologiste, provoquant sa dissolution, et rejoint le groupe socialisteLouis Hausalter, « Les députés écolos se font hara-kiri à l'Assemblée », marianne.net, 19 mai 2016..
Candidat à la primaire citoyenne de 2017 En tant que président du Parti écologiste, il se présente à la primaire citoyenne de 2017, organisée pour désigner un candidat à la présidentielle de 2017..
En participant à la primaire, François de Rugy déclare avoir pour objectif de mettre « l'écologie au cœur du projet de la gauche », à travers . Il souhaite faire en sorte que les énergies renouvelables représentent 100 % de la production de l'électricité en France à l'horizon 2050. Sur les questions de société, il prône un service civique obligatoire pour les jeunes de et souhaite en outre expérimenter la légalisation du cannabis, légaliser l'euthanasie et le suicide assisté pour les personnes en fin de vie, ouvrir la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes et encadrer la gestation pour autrui. Sur le plan institutionnel, François de Rugy envisage l'instauration du vote obligatoire ainsi que la reconnaissance « réelle » du vote blanc qui, s'il représente plus de 50 % des suffrages, donnera lieu à l'organisation d'un nouveau scrutin.
Au premier tour de la primaire citoyenne de 2017, il obtient 3,88 % des voix. Un mois plus tard, il renonce à son engagement public de soutenir le vainqueur de la primaire, Benoît Hamon, et préfère s'engager aux côtés d'Emmanuel Macron pour la présidentielle.. Pour Jean-Christophe Cambadélis, alors premier secrétaire du PS, il s'agit d'une « faute morale ».. La haute autorité des primaires qualifie son attitude de « contraire au principe de loyauté »..
Président de l'Assemblée nationale (2017-2018) Candidat à un troisième mandat à l'occasion des élections législatives, il est réélu à l'issue du second tour le . Quelques instants après la proclamation de sa victoire, il se déclare candidat à la présidence de l'Assemblée nationaleSébastien Tronche, « Réélu député avec l’étiquette LREM, François de Rugy brigue la présidence de l’Assemblée nationale », lelab.europe1.fr, 19 juin 2017., étant opposé, parmi les candidats LREM, à Brigitte Bourguignon et Sophie ErranteGuillaume Gendron, « Course au perchoir : trois Marcheurs dans les starting-blocks », liberation.fr, 26 juin 2017.. Le , quelques heures avant l'élection du prochain président de l'Assemblée, une « primaire » interne au groupe La République en marche lui confère une désignation officielle par contre 59 pour Sophie Errante, 54 pour Brigitte Bourguignon, toutes deux députées LREM issues du PS, et 32 pour Philippe Folliot.
Il est ensuite élu président de l'Assemblée nationale après avoir recueilli contre 94 pour Jean-Charles Taugourdeau (LR), 34 pour Laure de La Raudière (LC), 32 pour Laurence Dumont (PS) et 30 pour Caroline Fiat (FI).. Il est alors le plus jeune titulaire de cette fonction sous la , depuis Laurent Fabius.
Il s’engage à remettre en jeu la présidence de l’Assemblée à mi-mandat selon les règles fixées par La République en marche, indiquant que se porter candidat à sa succession ne serait pas dans des choses.. Quelques jours plus tard, il rappelle qu'il est élu pour la durée de la législature conformément à l'article 32 de la Constitution« Rugy (LREM) pourrait finalement aller au terme de son mandat au perchoir », 20minutes.fr, 13 juillet 2017. et qu'il pourrait donc finalement aller au terme de ce mandat. Il revient de nouveau sur ses propos en ..
vignette|Édouard Philippe et François de Rugy en 2017.
En , il affirme souhaiter que « certains textes soient examinés uniquement en commission », et non débattus en séance publique, ce qui est interprété comme une manière de tronquer les débats parlementaires.