Jean-François Philippe-Delleville né le à Bayeux paroisse Saint-JeanArchives départementales du Calvados, registre paroissial de Saint-Jean et de Saint-Symphorien, baptêmes mariages et sépultures 1715-1745., mort le à Sainte-Croix-sur-MerArchives départementales du Calvados, registre d'état-civil de Sainte-Croix-sur-Mer, naissances mariages décès 1823-1866, 5 MI 17., est un homme politique français de la Révolution française.
Biographie Famille
Jean-François Philippe, sieur d'Elleville, est le fils de Denis Philippe, sieur d'Elleville, lieutenant-général de l'Amirauté, puis conseiller à la cour royale, acquéreur du château Fouques à Sainte-Croix-sur-Mer en 1781, et de Suzanne de La LondeEdmond de Laheudrie, Histoire du Bessin des origines à la Révolution, .. Il succède à son père comme lieutenant-général de l'amirautéEdmond de Laheudrie, Recherches sur le Bessin de Bayeux, capitale du Bessin, des origines à la fin de la monarchie, .. Il fait partie des commissaires pour la rédaction des cahiers du Tiers-État. Il est en 1792 président du tribunal de Bayeux.
Député de la Gironde à de la Convention nationale
Jean-François Philippe-Delleville est élu en treizième et dernier représentant du Calvados à la Convention nationaleArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, p. 36. . Au procès de Louis XVI, il vote détention puis le bannissement à la paix. Il vote pour la mise en accusation de MaratArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793, p. 69. et pour le rétablissement de la Commission des DouzeArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793, p. 533.. En raison de sa protestation contre les journées du 31 mai et du 2 juin, Philippe-Deleville est inculpé dans le rapport d'Amar du et décrété d'arrestationArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 75, séance du 3 octobre 1793, p. 521. . Il parvient néanmoins à se soustraire à la vigilance de ses gardiensHélène Tierchant, Hommes de la Gironde, ou, La liberté éclairée, coll. Mémoires de France, Les Dossiers d'Aquitaine, 1993, 178.. Il est rappelé, comme ses collègues protestataires, au sein de la Convention, à la faveur du décret du 18 frimaire an III ()Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 103, séance du 18 frimaire an III (8 décembre 1794), p. 213.. Malgré son positionnement girondin, il prend la défense de Bertrand Barère lorsque celui-ci est inculpé à propos de sa responsabilité dans la Terreur. Il relate une entrevue à Issy-les-Moulineaux avec l'ancien membre du Comité de Salut public alors qu'il était fugitif au terme de laquelle il ne l'a pas dénoncéGazette nationale ou le Moniteur universel n°191 du 11 germinal an III (31 mars 1795), Convention nationale, séance du 7 germinal (27 mars). Journal de Perlet n°916 du 9 germinal an III (29 mars 1795), Convention nationale, séance du 7 germinal (27 mars)..
Un mandat d'amener est lancé contre lui par ses anciens ennemis. Tallien le défend et fait une enquête qui aboutit à un certain LimodinParis pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire, Recueil de documents pour l…, par François Victor Alphonse Aulard, et 297. Un membre de la Convention nationale proclame : L'heure de la justice. Delleville réplique : L'heure de la Constitution. Il demande la destruction de la guillotine et la modification des listes qui comportent beaucoup de gens qui sont restés en FranceLa Maisonfort, Antoine-François-Philippe Du Bois Des, .
Lors du procès du terroriste Joseph Le BonFaits imputés à Le Bon (1° assassinats juridiques, 2° oppression des citoyens en masse, 3° exercice de vengeances personnelles, 4° vols et dilapidations, Philippe-Delleville demande l'arrestation d'Armand-Joseph Guffroy, qui avait osé accuser Joseph Le Bon de modérantisme. Legendre et Boissy-D'Anglas s'y opposentHistoire parlementaire de la révolution française ou, Journal des assemblées nationales, depuis… Par Prosper Charles Roux, Philippe Joseph Benjamin Buchez, .
Député au Conseil des Cinq-Cents
Député au Conseil des Cinq-Cents pour le département du CalvadosLes députés au Corps législatif, Conseil des cinq-cents, Conseil des anciens, de l'an IV a l'an…par Auguste Kuściński, Société de l'histoire de la révolution française (Paris, France), , il en est même l'un des vice-présidentsAnnales historiques de la révolution française, organe de la Société des études robespierristes, 1930, .
Jean-François Philippe-Delleville est à l'origine d'une loi créant des écoles centrales et réformant l'éducation publique du 8 messidor an IV avec Claude-Nicolas Leclerc, qui est secrétaire du Conseil des Cinq-Cents comme luiRecueil de lois et règlements concernant l'instruction publique depuis l'édit de Henri iv en 1598…, .
Conseiller honoraire à la Cour royale de Caen
Jean-François Philippe-Delleville sort du Conseil des Cinq-Cents en mai 1798. Il est nommé vérificateur de la comptabilité intermédiaire, et devient, après le 18 brumaire an 8 (), juge de la cour de CaenGalerie historique des contemporaines, par Pierre Louis Pascal de Jullian, . Il est promu conseiller à la cour d'appel de Caen sous Louis XVIII. Conseiller honoraire à la Cour royale de Caen, chevalier de la Légion d'honneur, il décède à 88 ans dans le manoir familial de Sainte-Croix-sur-Mer.
Notes et références
Bibliographie
Le Maisonfort, Antoine-François-Philippe Du Bois Des Cours (1763-1827 ; marquis de), Coiffier de Verfeu, Henri-Louis (1770-1831), Dictionnaire biographique et historique des hommes marquans de la fin du dix-huitième siècle, et plus particulièrement de ceux qui ont figuré dans la Révolution françoise. Suivi d'un supplément et de 4 tableaux des massacres et proscriptions. Rédigé par une société de gens de lettres. Tome premier, article Delleville, Londres 1800. Philippes-Delleville, Corps législatif. Conseil des Cinq Cents. Opinion, prononcée par Philippes Delleville dans la séance du 11 prairial an V sur les troubles et les désastres de Saint-Domingue, Paris, Impr. nationale, (1797) an V, 3 p. Richaud (Hyacinthe). Corps législatif. Conseil des Cinq-Cents. Rapport fait par Hyacinthe Richaud, au nom de la commission spéciale composée des représentants du peuple Philippes-Delleville, Monnot et Hyacinthe Richaud, chargée d'examiner les messages du Directoire exécutif relatifs aux vols de deniers publics faits à des percepteurs, receveurs et autres dépositaires, et la manière de statuer sur leurs réclamations en décharge. Séance du 12 germinal an V, Paris, Impr. nationale, germinal an V, 10 p.
Liens externes
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