Olivier Dussopt, né le à Annonay (Ardèche), est un homme politique français.

Membre du Parti socialiste jusqu'en 2017, député de la deuxième circonscription de l'Ardèche, élu le , il est le benjamin de l'Assemblée nationale pendant la législature. Réélu en , il est membre de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République.

Alors qu'il s'inscrivait dans l'opposition au second gouvernement Philippe, il est nommé secrétaire d'État en dans ce même gouvernement. En 2020, il est nommé ministre délégué chargé des Comptes publics dans le gouvernement Castex.

Avec d'autres anciens socialistes, il fonde en 2020 le parti Territoires de progrès (TdP), qui vise à rassembler l'aile gauche de la majorité, et prend sa présidence en 2021.

Du au , il est ministre du Travail, du Plein emploi et de l'Insertion dans le gouvernement Borne. Il est réélu député dans sa circonscription le sous l'étiquette Ensemble.

En , il est visé par le parquet national financier pour des faits de favoritisme dans l'attribution de marchés publics, alors qu'il doit faire face au même moment au mouvement social contre le projet de réforme des retraites. Il est relaxé en mais condamné l'année suivante après un appel du parquet. Sa condamnation est cassée en et l'affaire est renvoyée pour être de nouveau jugée.

Le , il est nommé secrétaire général exécutif du parti Renaissance.

Biographie Origines et formation Issu d’une famille ouvrière d’Annonay en Ardèche où il réside, il fait ses études à l'Institut d'études politiques de Grenoble et obtient un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) de développement local et management de territoires...

Débuts en politique Après avoir occupé différents postes de chargé de mission, Olivier Dussopt est, de à , collaborateur parlementaire de Michel Teston, sénateur et président du conseil général de l'Ardèche.

Proche de la Nouvelle Gauche avec Benoît HamonChloé Durand-Parenti, Olivier Dussopt, benjamin de l'Assemblée, Le Point, 21 juin 2007., il est membre du Conseil national du Parti socialiste.

Mandats d'élu

Candidat aux élections régionales de 2004., il rejoint le conseil régional de Rhône-Alpes en en remplacement d'Hélène Mira, démissionnaire. Il siège au sein du groupe socialiste.

Le , il est élu député de la deuxième circonscription de l'Ardèche, devenant le benjamin de l'Assemblée nationale.

thumb|175px|left|Hôtel de ville d'Annonay.

Le , il annonce sa candidature aux élections municipales de mars 2008 dans la ville d'Annonay. Le , la liste d'union de la gauche « Annonay avenir » dont il est tête de liste l'emporte dès le premier tour avec 68,9 % des voixLes résultats des élections municipales d'Annonay, Le Figaro.. Le , il est élu maire par le nouveau conseil municipal et démissionne peu après du Conseil régional pour cause de cumul des mandats. En , il devient président du syndicat mixte de l'Ardèche verte jusqu'en 2014.

À cette époque, il est classé à l'aile gauche du Parti socialiste, avec pour mentors Henri Emmanuelli, Benoît Hamon ou Martine Aubry.. En , dans la foulée du congrès de Reims où il a été signataire de la motion C de Benoît Hamon, aux côtés de Jean-Luc Mélenchon et Marie-Noëlle Lienemann, il intègre la direction nationale du PS, auprès de Marylise Lebranchu, secrétaire nationale aux territoires. En , il devient vice-président de l'Association des petites villes de France (APVF) et, en , il devient vice-président de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains auprès de Marylise Lebranchu de 2010 à 2012 puis Pierre Cohen comme , puis comme vice-président aux questions d'organisation et de réforme territoriale auprès de Francois Rebsamen en . Le , il devient porte-parole de Martine Aubry, candidate à l'élection présidentielle de 2012. Après les primaires, il rejoint le conseil des élus de la campagne de François Hollande.

Il est réélu député de l'Ardèche le en obtenant 53,35 % des voix. Il est aussi désigné vice-président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, où il travaille plus particulièrement sur les questions relatives aux collectivités territoriales.

Le , il est nommé secrétaire national du PS auprès de la , Martine Aubry, chargé de la présidence du forum des territoires, en remplacement de Marylise Lebranchu, jusqu'au congrès de Toulouse.

Il est alors très proche de Martine Aubry.

Le , il est désigné rapporteur de la commission des Lois pour le projet de loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles.

Candidat à sa propre succession aux élections municipales d'Annonay, il est réélu dès le premier tour le avec 51,71 % des voix pour sa liste « Annonay Avance » face à trois listes (UMP, extrême droite et Front de Gauche). Les 12 et , lors des assises de l'APVF à Annonay, il en est élu président, succédant à Martin Malvy, président fondateur..

En , il est aussi désigné rapporteur de la commission des lois pour le projet de loi portant nouvelle organisation du territoire de la République et clarification des compétences des collectivités locales. Ce texte est promulgué le . Olivier Dussopt est nommé membre de la commission nationale consultative des gens du voyage, au sein de laquelle il représente l'Assemblée nationale (JO du ). Il siège aussi, à partir de 2012, au conseil national d'aménagement et de développement du territoire.

Il est près d'entrer au gouvernement à deux reprises sous la présidence de François Hollande, soutenu à chaque fois par Manuel Valls, mais se voit recalé au dernier momentFrançois-Xavier Bourmaud, Tristan Quinault-Maupoil, Charles Sapin et Mathilde Siraud, « Promotion de Griveaux, nominations de Gény-Stephann et Dussopt », Le Figaro, samedi 25 / dimanche 26 novembre 2017, p. 6.. En 2016, il soutient Manuel Valls et devient l'un de ses huit porte-parole de campagne pour la primaire citoyenne de 2017« Primaire à gauche : Valls présente son QG et son état-major de campagne », lesechos.fr, 14 décembre 2016.. Il ne parraine pas Benoît Hamon lors de l'élection présidentielle de 2017, étant notamment très hostile au revenu universel, et vote pour Emmanuel Macron dès le premier tour..

Le , candidat socialiste, il est réélu député de la deuxième circonscription de l'Ardèche avec 56,30 % des suffrages exprimés face à la candidate de La République en marche !.. Il est l'un des rares députés PS à être réélus face à un candidat LREM.. À Annonay, ville dont il est maire, il réalise un score de 70,45 %.

Le , en application de la loi interdisant le cumul d'un mandat parlementaire et d'une fonction exécutive locale, il quitte ses fonctions de maire d'Annonay et Antoinette Scherer, sa première adjointe depuis 2009, lui succède.. Le , lors des assises des petites villes de France, à Hendaye, il est reconduit comme président de l'APVF à l'unanimité des membres de l'assemblée générale..

En , dans le cadre du projet de loi organique rétablissant la confiance dans l'action publique, Olivier Dussopt soutient un amendement, soutenu de longue date par la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) et finalement adopté, qui enrichit le code pénal d'une peine d'inéligibilité applicable aux personnes reconnues coupables de racisme, d'antisémitisme, de négationnisme, d'homophobie, d'incitation au terrorisme, d'apologie de crime contre l'humanité et de toute forme de discrimination..

En , il intègre une mission d'expertise portant sur la réforme du financement des collectivités locales et de la fiscalité locale, sous la présidence d'Alain Richard, sénateur, ancien ministre, et à la demande du Premier ministre.. Il est aussi membre d'un groupe de travail « statut des collaborateurs » dans le cadre de la réforme de l'Assemblée nationale et il siège au conseil d'administration de l'association des députés employeurs.

Secrétaire d'État dans le gouvernement d'Édouard Philippe Le , il est nommé secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics, au sein du second gouvernement Philippe. relatif aux attributions du secrétaire d’État auprès du ministre de l'action et des comptes publics.. Si le décret de nomination ne précise pas son portefeuille exact, il est présenté par la presse comme de facto chargé de la Fonction publiquePierre-Alain Furbury, « Remaniement : Olivier Dussopt, un technicien des collectivités locales à la Fonction publique », Les Échos, 24 novembre 2017.Justine Faure, « Le socialiste Olivier Dussopt nommé Secrétaire d'État chargé de la fonction publique », lci.fr, 24 novembre 2017.. Selon Contexte, .. Aussitôt entré au gouvernement, il est chargé de la réforme de la fonction publique. Le jour même de sa nomination, le Parti socialiste annonce qu'il n'en est plus membre..

Alors qu'il avait voté contre le budget présenté par le gouvernement« Remaniement : Olivier Dussopt entre à Bercy… 3 jours après avoir rejeté le budget ! », marianne.net, 24 novembre 2017.., en produisant un discours des plus éloquents, il défend âprement ce même budget six jours plus tard devant le Sénat.

Les mois précédents, il s'était abstenu lors du vote de confiance au gouvernement, avait voté contre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale ainsi que contre la loi Travail« Remaniement : ces votes contre le gouvernement qu'Olivier Dussopt va regretter maintenant qu'il est secrétaire d'État », lelab.europe1.fr, 24 novembre 2017.. Il s'était également fait remarquer en 2014 pour avoir critiqué le ministre de l'Économie de l'époque, Emmanuel Macron, au sujet de sa déclaration jugée condescendante à l'égard des ouvrières de Gad, qualifiées Geoffroy Clavel, « Quand Olivier Dussopt, nouveau ministre de Macron, le traitait de "connard" », huffingtonpost.fr, 24 novembre 2017.. Alors que le gouvernement mène une réforme des retraites qui prévoit notamment l'instauration d'un de départ à 64 ans, Marianne rappelle qu'il faisait partie des 120 parlementaires socialistes contestant la conformité à la Constitution des mesures d'âge figurant dans la réforme de 2010, et qu'il avait interpellé Éric Woerth, ministre du Travail, en mettant en cause l'aspect de la ..

Selon L'Opinion, il est particulièrement apprécié d'Édouard Philippe, avec qui il .. En , il est pressenti pour succéder à Jean-Paul Delevoye, qui démissionne de son poste de haut-commissaire aux retraites, mais Laurent Pietraszewski lui est préféré..

Présenté par Paris Match comme un , il travaille à rallier des élus de gauche à LREM en vue des élections municipales de 2020.. Avec Jean-Yves Le Drian et Didier Guillaume, sur sollicitation d'Emmanuel Macron, il travaille à la structuration de l'aile gauche de la majorité, qui tarde à aboutir et suscite des craintes de division au sein de LREM... La démarche aboutit en avec le lancement du parti Territoires de progrès, indépendant de LREM, qui selon son texte fondateur..

Ministre délégué dans le gouvernement de Jean Castex Le , Olivier Dussopt est nommé ministre délégué chargé des Comptes publics dans le gouvernement Castex, sous la première présidence d'Emmanuel Macron..

Le , il est élu président de Territoires de progrès, parti considéré comme « l'aile gauche » de la majorité présidentielle. Cette élection a eu lieu lors d'un congrès du parti à Bordeaux, réunissant 200 adhérents.. Il accepte en 2022 la demande d'Emmanuel Macron de fondre le parti dans la nouvelle formation présidentielle, Renaissance, ce qui lui vaut l'inimitié d'autres membres du parti, comme Gilles Savary.

Ministre dans le gouvernement d'Élisabeth Borne Le , il est nommé ministre du Travail, du Plein emploi et de l'Insertion dans le gouvernement Borne, constitué après la réélection d'Emmanuel Macron.

Réforme des retraites et grèves de 2023