thumb|upright=1.5|La république des États-Unis d'Indonésie, 14 décembre 1949-17 août 1950 (en rouge, la république d'Indonésie proprement dite ; en jaune, les États sous influence néerlandaise). thumb|Timbre de 1950 de la république des États-Unis d'Indonésie. La république des États-Unis d'Indonésie, en indonésien Republik Indonesia Serikat ou RIS, était un État fédéral créé le par la signature d'une charte constituante en la demeure de Soekarno à Jakarta. Il a été remplacé le par le Negara Kesatuan Republik Indonesia ou « État unitaire de la république d'Indonésie ».
Histoire L'indépendance de la république d'Indonésie est proclamée le par Soekarno et Hatta dès le retrait des armées japonaises. Mais les Pays-Bas refusent, et obtiennent dans un premier temps le soutien des Alliés pour restaurer l'ordre colonial, dès fin 1945, le temps de reconstituer leurs forces très affaiblies. Les Néerlandais reviennent en Indonésie en . thumb|La conférence de Malino. En , le gouvernement indonésien et les Néerlandais signent un compromis, l'accord de Linggarjati. Il s'agit de former une république des États-Unis d'Indonésie, un État fédéral ayant à sa tête la couronne néerlandaise.. Mais cet accord ne satisfaisait aucun des deux camps.
Côté indonésien, de nombreuses forces veulent une réelle indépendance. De leur côté les Néerlandais exercent un contrôle direct sur les territoires qu'ils occupent, et espèrent reconquérir le reste de l'archipel. En , ils organisent une conférence dans la station de montagne de Malino dans le sud de Célèbes. Ils obtiennent le soutien des représentants de Bornéo et de l'est de l'archipel. Puis en décembre ils annoncent à Denpasar à Bali la création d'un Negara Indonesia Timur (« État d'Indonésie orientale »).
Ils lancent en une première intervention armée (Operatie Product) contre la république d'Indonésie mais doivent accepter un appel au cessez-le-feu des Nations unies.thumb|Les négociateurs indonésiens et néerlandais à bord du Le , un accord signé entre les deux parties à bord du navire de guerre américain avalise le projet néerlandais d'un État fédéral en Indonésie. Les Néerlandais poursuivent leur projet fédéral et annoncent la création d'une série d'États et territoires fantoches en différents endroits de l'archipel, au nombre de quinze en 1948.
Les signataires de la charte constituante sont les représentants de la république d'Indonésie et de ces 16 autres États et territoires, à savoir 7 États : thumb|Le prince balinais Ide Anak Agung Gde Agung (à gauche) conversant avec le de Pontianak (1949) M. pour la république d'Indonésie proprement dite, constituée de l'île de Sumatra (sauf les États de Sumatra oriental et Sumatra du Sud mentionnés ci-après), la région de Banten, une partie de Java central et une partie de Java Est, dont la capitale était alors Yogyakarta, Le prince Ide Anak Agung Gde Agung pour l'État de l'Indonésie orientale (Negara Indonesia Timur), Le prince R. A. A. Tjakraningrat pour l', M. Raden Soedarmo pour l' (Negara Jawa Timur), M. Djoemhana Wiriatmadja pour l' (actuelle province de Java occidental), M. Abdul Malik pour l' Le prince Radja Kaliamsjah Sinaga pour l' (région de Medan, ancien sultanat de Deli) et 9 territoires : Le de Pontianak pour le territoire spécial de Kalimantan occidental, M. pour la , M. Mohammad Jusuf Rasidi pour le territoire de Bangka, M. K. A. Mohammad Jusuf pour le territoire de Belitung, M. Muhran bin Haji Ali pour le territoire du (Dajak Besar), Le Dr R. V. Sudjito pour le territoire de Java central, M. pour la (Kalimantan Tenggara, l'ancien sultanat de Pasir), M. A. P. Sosronegoro pour le territoire de Kalimantan oriental (non compris Pasir), Le prince Radja Mohammad pour le territoire de Riau. La RIS fut reconnue par les Pays-Bas le à l'issue de la conférence de la Table ronde de La Haye entre le royaume, la république d'Indonésie et le Bijeenkomst voor Federaal Overleg (« assemblée fédérale consultative »), en présence de la Commission des Nations unies pour l'Indonésie (UNCI).
La Nouvelle-Guinée occidentale n'était pas incluse dans la république des États-Unis d'Indonésie.
À la suite de l'écrasement d'un mouvement dirigé par le Chris Soumokil, procureur général de l'État d'Indonésie orientale, qui avait proclamé une « république des Moluques du Sud » le , les autorités de Jakarta annoncent le la création de l'« État unitaire de la république d'Indonésie » (Negara Kesatuan Republik Indonesia), qui remplace la république des États-Unis d'Indonésie.
Les États thumb|Le prince , président de l'État d'Indonésie orientale et son épouse Gilberte Vincent (d'origine française) lors d'une visite dans le Sulawesi du Nord (1948) thumb|Cérémonie dans un cimetière militaire néerlandais à Medan en présence du lieutenant-gouverneur général Hubertus van Mook et du , wali negara (« chef d'État ») de (1948) Indonesia Timur (Indonésie orientale) : établi le , dissout le , président Sumatera Timur (Sumatra oriental)
Les territoires Bangka, Belitung et Riau : établis le , formant une confédération, incorporé dans la RI le , président du Comité exécutif Masjarif Banjar : établi le , incorporé dans la RI le , capitale Banjarmasin, président du Conseil M. Hanafiah Batavia (district fédéral provisoire de) : gouverneur prince R. A. A. Hilman Djajadiningrat ( - 1950) Dayak Besar (« Grand Dayak ») : établi le , incorporé dans la RI le , président du Conseil J. van Dyk
Références
Voir aussi Articles connexes Histoire de l'Indonésie Royaumes et principautés d'Indonésie République des Moluques du Sud
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