Robert Gesink, né le à Varsseveld, est un coureur cycliste néerlandais. Grimpeur très prometteur, sa carrière est marquée par de nombreuses blessures. Il a obtenu des résultats sur des courses par étapes avec plusieurs tops 10 sur le Tour de France et le Tour d'Espagne, des podiums sur Tirreno-Adriatico et le Tour du Pays basque ainsi qu'un succès sur le Tour de Californie. Coureur complet, il brille aussi sur les courses d'un jour où il obtient ses plus beaux succès sur les classiques World Tour de Québec et de Montréal. Il est également connu pour sa longévité et sa fidélité envers l'équipe Rabobank au sein de laquelle il est un leader pendant de nombreuses années avant de devenir un équipier essentiel lors de ses succès sur les Grands Tours entre 2019 et 2024.

Biographie Un espoir du cyclisme néerlandais et international Années juniors et espoirs (2004-2006) Après un passage chez les Juniors riche de plusieurs succès sur des courses références dont une victoire d'étape sur la Course de la Paix et le Tour du Pays de Vaud ainsi qu'un titre sur son championnat national du contre-la-montre, Robert Gesink découvre le circuit espoir au sein de l'équipe Löwik Meubelen-Van Losser Installatiegroep avant de rejoindre la formation Rabobank Continental en 2006. Lors de cette saison, il se montre particulièrement à son avantage en débutant fort avec une place sur le Tour d'Algarve grâce à une belle ascension de l'Alto de Malhão où il devance des coureurs comme Davide Rebellin. Par la suite, il est vainqueur d'étape et du classement général sur la Semaine cycliste lombarde et le Circuito Montañés avant de terminer du Tour de l'Avenir en fin de saison, battu par Moisés Dueñas, et des championnat du monde espoir.

Première saison chez les professionnels et première victoire (2007) Fort de cette belle année, il passe professionnel au sein de la Rabobank en 2007. Il se montre à son avantage en début d'année en terminant meilleur jeune du Tour de Californie ou de la Clásica de Almería mais sa première grande performance arrive sur la Flèche Wallonne qu'il termine à la place malgré un mauvais placement. Il confirme après ça avec un bon Tour de Romandie duquel il termine puis surtout avec un premier succès chez les professionnels sur le Tour de Belgique. Lors de la étape, son attaque dans la côte de La Redoute lui permet de s'isoler à une dizaine de kilomètres de l'arrivée et il résiste au retour du peloton.. Il se montre encore à son avantage sur le Tour d'Allemagne où il termine sur la difficile arrivée à Sölden et du général puis en prenant la place du Tour de Pologne derrière Johan Vansummeren à l'issue d'une rude dernière étape qui décide du classement final.. En fin d'année, il termine également du Tour d'Émilie et 15e de son premier Monument, le Tour de Lombardie. Après cette belle année, il est prolongé par son équipe jusqu'en 2012 et son directeur général Theo de Rooij exprime sa « confiance » dans ses qualités, le décrivant comme un « coureur exceptionnel ».

Première participation à un Grand Tour et résultats sur les plus grandes épreuves (2008) Il commence bien la saison 2008 en remportant la étape du Tour de Californie. A l'attaque dans la dernière ascension, il collabore dans le final avec Levi Leipheimer qui lui laisse la victoire.. Gesink termine au général final et de nouveau meilleur jeune. Sur Paris-Nice, il passe entre les gouttes lors des premières étapes qui éliminent de nombreux leaders puis lors de l'ascension du Mont Serein il passe à l'attaque et distance presque tout le monde. Seul Cadel Evans s'accroche à sa roue, difficilement, et le bat au sprint mais Gesink revêt le maillot jaune.. Il le perd deux jours plus tard, vers Cannes, dans la descente du col du Tanneron où, isolé et gêné par des chutes, il est attaqué de toutes parts et ne peut suivre tout le monde.. Il termine tout de même au classement final et meilleur jeune. Lors de la campagne ardennaise, il épaule Thomas Dekker mais termine tout de même à des places honorables dont une place sur son premier Liège-Bastogne-Liège. Surtout, il brille sur la Flèche Wallonne en prenant la place au sommet du Mur de Huy sur routes mouillées. Il termine son premier bloc de saison par un excellent Dauphiné où il est au contact des meilleurs tous les jours jusqu'à finir au général final et est loué par ses adversaires comme le vainqueur Alejandro ValverdeGesink targets La Toussuire sur cyclingnews.com, 13 juin 2008. Après ça, il passe proche d'un succès d'étape sur le Tour d'Autriche puis réalise de beaux Jeux Olympiques en terminant de l'épreuve contre-la-montre et de la course en ligne.

Il s'aligne ensuite au départ de la Vuelta pour y disputer son premier Grand Tour en tant que leader unique pour le classement général. Il concède un peu de temps sur une des premières étapes, pris dans une cassure, mais par la suite, il réalise un contre-la-montre décent et s'accroche au groupe des leaders sur les premières étapes montagneuses ce qui lui permet d'être dans le top 10 à la mi-course. Dans la rude étape qui mène à Suances, courue dans des conditions climatiques difficiles, il ne se fait pas piéger et regagne trois places au général. Dans l'Angliru, il est distancé rapidement mais réalise une montée régulière et se classe au sommet.. Il se montre tout autant à son avantage le lendemain dans le col de San Isidro, menant la poursuite seul derrière le trio de tête et terminant .. Ses bonnes performances en montagne lui permettent de grimper à la place au général. Il tient cette position sur les étapes suivantes mais est un peu plus décevant lors du dernier contre-la-montre sur les pentes du Navacerrada et perd deux places, terminant ainsi de son premier Grand Tour. Sur la fin de saison, en plus d'un top 10 décroché sur le Tour d'Émilie, il est acteur sur le championnat du monde à Varèse. Il opère dans un premier temps la jonction seul sur le groupe de tête à l'entame du dernier tour puis est plusieurs fois à l'attaque, sans succès. Il arrive finalement dans le petit groupe qui se dispute les places d'honneurs juste derrière Alessandro Ballan et termine .

Des années de leadership gâchées par les blessures et les soucis de santé Première participation au Tour de France et à la lutte pour la victoire finale sur le Tour d'Espagne (2009) En 2009, il débute la saison de manière solide en réalisant de bons classements sur plusieurs grandes courses d'une semaine, du Tour de Californie et toujours meilleur jeune, de Tirreno-Adriatico et surtout du Tour du Pays Basque. Sur l'Amstel Gold Race, il est dans un groupe restreint après le Keutenberg et attaque à la relance à du but. Il part seul puis voit vite les retours de Sergey Ivanov et de Karsten Kroon. Le trio collabore jusqu'au bout, Gesink est distancé au pied du Cauberg par ses deux compagnons mais résiste au retour du peloton pour finir sur le podium.. Souffrant de douleurs aux genoux, il est forfait sur la Flèche wallonne mais participe tout de même à Liège-Bastogne-Liège quoique diminuéGesink out of Flèche with knee problems sur cyclingnews.com, 21 avril 2009. Là, il cherche à surprendre ses adversaires de loin, dans la Côte de La Redoute, mais sans succèsAndy Schleck solos to Liège win sur cyclingnews.com, 26 avril 2009. Sur le Dauphiné, il se montre au niveau des meilleurs en montagne, distançant même Alberto Contador, et termine au classement final. Il arrive ainsi en confiance au départ de son premier Tour de France où il est associé à Denis Menchov, vainqueur sortant du Tour d'Italie. Gesink réalise un premier contre-la-montre décent dans les rues de Monaco mais est pris dans une bordure lors de la étape dans laquelle de nombreux leaders sont piégés. Pendant la étape qui mène vers Perpignan, il est pris dans une chute à de l'arrivée et termine l'étape en souffrance en dernière position, attendu par son équipier Grischa Niermann. Malgré son courage, son poignet est cassé et il est contraint à l'abandon précocement sur ce Tour..

Il se concentre dès lors sur le Tour d'Espagne où il espère jouer les premiers rôles malgré son manque de repères. Sur les deux premiers contre-la-montre, il limite la casse et à l'approche de la montagne, il ne pointe qu'à 45 secondes de Cadel Evans. Lors de la première arrivée au sommet, à l'Alto de Aitana, Gesink attaque dans le dernier kilomètre et reprend quelques secondes aux autres favoris.. Le lendemain, quoique légèrement distancé au sommet de la côte de Xorret de Catí, il recolle à Alejandro Valverde, Ivan Basso et Evans dans la descente et s'affirme comme un candidat crédible à la victoire finale, du général à 36 secondes de Valverde.. Le Néerlandais confirme ses prétentions lors de la étape qui se termine au sommet de l'Alto de Velefique. Participant à un premier mouvement en début d'ascension, il place son attaque à du sommet et parvient à sortir seul. Il revient au dernier moment sur les échappés restants mais ne peut rien face à eux au sprint et pendant que Ryder Hesjedal s'impose, lui termine et se rapproche du maillot or, se replaçant à 18 secondes.. Le lendemain, le peloton se dirige au sommet de la Sierra Nevada. La course s'engage loin de l'arrivée dans l'Alto de Monachil et les leaders se retrouvent entre eux. Evans est alors victime d'une crevaison au sommet et son dépannage lent lui fait perdre plus d'une minute sur le groupe des leaders.. Gesink reçoit alors le soutien de ses équipiers Juan Manuel Garate et Koos Moerenhout, présents dans l'échappée, mais voit aussi un Basso très motivé l'aider pour écarter Evans. Ezequiel Mosquera se montre actif dans le final en attaquant, Gesink roule fort quant à lui sur la fin d'ascension et grimpe ainsi à la place du classement général même s'il perd quelques secondes sur Valverde au jeu des bonifications. La étape voit un magnifique combat se dérouler entre les deux premiers du classement général sur les pentes de la Sierra de la Pandera. C'est Gesink qui attaque le premier à de l'arrivée et il parvient à faire lâcher le maillot or. Le Néerlandais insiste puis voit Mosquera le contrer, faisant ainsi davantage exploser la course. Malgré tout, Gesink est fort et a bientôt 20 secondes d'avance sur Valverde. Cependant, l'Espagnol trouve un second souffle et termine fort cette montée. Il dépasse un à un les leaders et reprend Gesink dans le dernier kilomètre avant même de lui reprendre quelques secondes précieuses dans le final.. Après ces trois étapes de montagne, le Néerlandais est donc au classement général à 31 secondes de Valverde et avec près d'une minute d'avance sur le . Au cours de la étape dédiée aux sprinteurs, Gesink est pris dans une chute et se blesse au genou gauche, recevant 7 points de sutures. ce qui met à mal ses espoirs de victoire finale.. Il poursuit malgré tout et s'accroche dans l'étape qui mène à Avila sans concéder de temps. Cependant, dans la dernière étape de montagne, malgré une belle résistance dans les premiers cols du jour, il est distancé au pied de la dernière montée de Navacerrada. Attendu par son équipe, il perd près de 5 minutes sur le groupe des leaders et recule au rang au général. Il tient cette place lors du dernier contre-la-montre mais peut nourrir des regrets. Il se console en fin de saison en remportant le Tour d'Émilie. Dans la dernière ascension de San Luca, il parvient à sortir du groupe des favoris pour revenir sur Jakob Fuglsang. La victoire se joue au sommet entre lui, le Danois et Thomas Löfkvist et c'est le Néerlandais qui prend le meilleur pour remporter le centenaire de l'épreuve.. Sur le Tour de Lombardie, il fait partie d'un petit groupe de costauds qui se jouent le podium derrière Philippe Gilbert et Samuel Sanchez et il prend la place.

Victoire sur le Grand Prix de Montréal et Tour de France réussi (2010)