Michel Destot, né le , à Malo-les-Bains (Nord), est un homme politique français, membre du Parti socialiste et député de l'Isère entre 1988 et 2017, également maire de Grenoble entre 1995 et 2014.

Tout d'abord proche de Michel Rocard, puis de Dominique Strauss-Kahn, Michel Destot devient un cadre du Parti socialiste. Il est notamment secrétaire national chargé de l'Industrie et des entreprises, président du Conseil national et membre du Bureau national.

Études et carrière professionnelle Études Michel Destot est diplômé de l’École nationale supérieure d'arts et métiers, puis obtient une licence de sciences et un doctorat en physique nucléaire à l'université Joseph-Fourier - Grenoble 1 (thèse soutenue sous la présidence du prix Nobel Louis Néel), tout en étant en parallèle diplômé de l'Institut d'études politiques de Grenoble.

Débuts professionnels Ingénieur du génie atomique, il intègre le Commissariat à l'énergie atomique en tant qu'ingénieur de recherche, d'abord au service des piles nucléaires à Saclay en 1973, puis à Grenoble à partir de 1976 et jusqu'en 1988. Il prend alors la direction du Centre de formation et de simulation du CEA et, dans le cadre de la diversification des réacteurs de recherche, il imagine avec une équipe d'ingénieurs et de techniciens les premiers outils de formation des opérateurs de centrales nucléaires.

Chef d'entreprise En 1989, il crée et devient PDG d'une start-up essaimée du CEA Grenoble, l'entreprise de haute technologie Corys., spécialisée dans la réalisation de simulateurs dans le domaine de l'énergie et des transports, où il travaille notamment avec Geneviève Fioraso chargée « des projets européens et de recherche et développement »Biographie de Geneviève Fioraso, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, consulté le 26 septembre 2012. Michel Destot quitte cette société lors des échéances municipales de Grenoble en 1995.

Le , le tribunal de commerce de Grenoble a approuvé la vente de Corys à la société belge TRACTEBEL, filiale de la Lyonnaise des Eaux06/09/1997 - Le Point. Corys devient une PME qui existe encore aujourd'hui et compte près de 250 collaborateurs, avec des filiales aux États-Unis, et en Chine.

Carrière politique Au sein du Parti socialiste Parallèlement à sa carrière de scientifique et de chef d'entreprise, il s’engage dans le militantisme politique après , au sein de la gauche mendésiste, puis auprès de Michel Rocard, et plus tard de Bertrand Delanoë.

Proche de Michel Rocard au PSU d'abord puis au PS ensuite, Michel Destot a été au sein du PS l'un des animateurs de la sensibilité rocardienne. Entre 2000 et 2001, il participe à la création du courant Socialisme et démocratie, dont la figure principale est Dominique Strauss-Kahn. À la suite du départ de Dominique Strauss-Kahn pour Washington, où il a pris la tête du Fonds monétaire international, Michel Destot a été choisi pour animer Socialisme et Démocratie, avec Jean-Christophe Cambadélis et Pierre Moscovici.

Par ailleurs, d'après la liste arrêtée au , Michel Destot est membre du Comité d'orientation scientifique de l'association fondée par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn, À gauche en Europe et président des groupes de travail "politique industrielle" et "urbanisme" de cette association.

Le , Michel Destot fait partie des premiers signataires, avec notamment Bertrand Delanoë, d'un texte intitulé « Clarté, courage, créativité : pour un grand congrès socialiste » dans la perspective du Congrès de Reims du Parti socialiste, en .

En , il prend l'initiative de publier un texte intitulé "Choisir pour la GaucheMichel Destot, Grenoble l'avenir ensemble ! : « Choisir pour la Gauche » : les dix propositions que nous présentons aux militants du Parti Socialiste" en vue d'un rapprochement des militants de Socialisme et Démocratie et de Bertrand Delanoë. Ce texte est signé par : Patricia Adam (députée du Finistère), Alain Bergounioux (secrétaire national du PS), Pierre Bourguignon (député de Seine-Maritime), Daniel Delaveau (maire de Rennes), Marc Deluzet, Claude Évin (ancien ministre), Charles Josselin (ancien ministre), Dominique Lefebvre (maire de Cergy), Dominique de Nayves, Alain Richard (ancien ministre), Bernard Soulage ( vice-président de la région Rhône-Alpes), Catherine Tasca (sénatrice des Yvelines) Veuillez trouver le blog de l'appel "Choisir pour la gauche" à l'adresse suivante http://sdchoisirpourlagauche.hautetfort.com/.

Engagé auprès de Bertrand Delanoë, il devient, à la suite du Congrès de Reims, président du Conseil national du Parti socialiste, et à ce titre membre du Bureau national. Il préside également le cercle Inventer à gauche qui a tenu ses premières rencontres nationales en autour de François Chérèque, Patrick Peugeot, Pascal Lamy, Élie Cohen... Plusieurs rapports et contributions thématiques, issus des travaux de ce cercle, sont versés aux débats et visent à contribuer au projet politique de la gauche dans la perspective de 2012. Ce cercle initialement constituée de militants politiques proches de Michel Rocard et Dominique Strauss-Khann voit le concours de personnalités comme Jacques Mistral, Philippe Jurgensen ou Robert Chapuis.

Dans le cadre des primaires citoyennes organisées en vue de l'élection présidentielle de 2012, Michel Destot soutient tout d'abord Dominique Strauss-Kahn, avant de se tourner vers Martine Aubry après le retrait du premierHélène Bekmezian, Pressentis ils n'entrent finalement pas au gouvernement, Le Monde, le 17 mai 2012. Il intègre l'équipe de campagne de Martine Aubry pour les primaires citoyennes en ayant notamment la charge de l'animation du réseau des élus la soutenant. À la suite de l'investiture de François Hollande comme candidat du PS et du PRG à l'élection présidentielle de 2012, il est chargé par ce dernier de co-présider le Conseil des élus, directement placé auprès de lui dans son organigramme de campagne, en vue de la présidentielle de 2012. Il occupe également le rôle d'intermédiaire entre François Hollande et les dirigeants des grandes entreprises françaises pendant la campagneM.B., Au mieux avec les patrons, L'Express, supplément Grenoble, le 4 juillet 2012, .

À la mairie de Grenoble En 1977, il devient pour la première fois conseiller municipal, élu sur la liste d'Hubert Dubedout, alors député, et maire de Grenoble. Il est plus particulièrement chargé de l'information municipale, il perd son siège de Conseiller Municipal aux élections Municipales de 1983, qui voit arriver Alain Carignon à la tête de la Capitale des Alpes. Il devient député en 1988, un an plus tard à l'occasion des Municipales de 1989, il prend la présidence du groupe d'opposition socialiste et devient avec l'écologiste Raymond Avrillier un des principaux contradicteurs d'Alain Carignon.

Élu maire de Grenoble en 1995 face à Richard Cazenave, il choisit comme directrice de cabinet Geneviève FiorasoParcours de Geneviève Fioraso, le blog officiel de Geneviève Fioraso, consulté le 26 septembre 2012. Maire sortant en 2001, tête de la liste « Union pour Grenoble », il est réélu face à Max Micoud. À l'occasion des élections municipales françaises de 2008, il conduira dès le premier tour une liste d'union entre le PS, le PCF, le PRG, le MRC, le MoDem et des personnalités issues de la société civile : « Grenoble, l'avenir ensemble ». Il est réélu en 2008 avec 48,01 % des voix face à Fabien de Sans Nicolas (UMP - 29,50 %) et Maryvonne Boileau (ADES - 22,49 %).

Il annonce le ne pas briguer un quatrième mandat et soutenir la candidature de son premier adjoint, Jérôme SafarMichel Destot passe le relais à Jérôme Safar Place Gre'net, 20 septembre 2013, qui est battu à l'élection municipale de 2014 à Grenoble par Éric Piolle tête de liste du regroupement écologiste et parti de gauche.

Il écrit un ouvrage autobiographique Ma passion pour Grenoble en ..

Au Conseil général de l’Isère En 1985, il est élu conseiller général de l'Isère, sur le canton de Grenoble-3. Il est réélu en 1992, mais est remplacé en 1995, après une élection cantonale partielle, par le socialiste Denis Pinot, après avoir été élu maire de Grenoble en raison de la législation sur le non-cumul des mandats.

À l’Assemblée nationale thumb|Michel Destot en 2007. En 1988, il est élu député de la troisième circonscription de l'Isère, qui regroupe les communes de Grenoble, Fontaine, Sassenage, Veurey-Voroize et Noyarey. Il est ensuite réélu en 1993 malgré la vague bleue, en 1997, en 2002, en 2007 et lors des dernières élections législatives de 2012. Il totalise alors 66,13 % des voix au second tour, réalisant ainsi son meilleur score depuis 1988 et le meilleur score régional pour un duel droite/gauche. Il siège au sein du groupe majoritaire socialiste, républicain et citoyen.

De 1997 à 2002, membre de la Commission des finances, de l'économie générale et du plan, il a été rapporteur spécial du budget de l'Industrie. Il a initié les "Rencontres parlementaires de l'énergie". Il est d'ailleurs toujours secrétaire du groupe d'étude sur les énergies.

Depuis 2002, il est membre de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale et en a été le Secrétaire jusqu'en 2007. Au cours de la législature 2007-2012, il a occupé les fonctions de Vice-président de cette commission, dans le cadre d'une vice-présidence tournante au sein du groupe socialiste. Il a par ailleurs été président du groupe d'amitié France-Lituanie, vice-président du groupe d'amitié France-Afghanistan et membre du groupe d'étude sur le Tibet.

Après son appel à voter Emmanuel Macron lors du second tour de l'élection présidentielle., il décide de briguer un nouveau mandat. Mais, Michel Destot est très nettement battu dès le premier tour des élections législatives françaises de 2017 sur sa circonscription. Arrivé en quatrième position avec 10,03 % des suffrages exprimés, c'est Émilie Chalas de LREM qui lui succède au Palais Bourbon..

Autres responsabilités nationales Parallèlement à ses mandats électifs, Michel Destot a occupé la présidence du Conseil national des missions locales de 1998 à 2002, puis celle du Groupement des autorités responsables de transport (GART) de 2001 à 2008.

Vice-président de l'AMGVF, Association des maires des grandes villes de France, il a assuré la présidence par intérim de cette association avec le sénateur-maire de Perpignan, Jean-Paul Alduy, à la suite de l'entrée au gouvernement de l'ancien président de l'AMGVF, Jean-Marie Bockel.

Le , il a été élu président de l'AMGVF, à l'unanimité des membres du Bureau de l'association. Il a été réélu à ce poste le , lors du renouvellement des instances de l'AMGVF faisant suite aux élections municipales de mars 2008.

Il participe avec d'autres « éléphants » du PS opposés à la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) à un « séminaire social-démocrate » en .

Synthèse des mandats et fonctions Principales responsabilités politiques et électives :

Membre de la direction nationale du PSU de 1971 à 1974 ; conseiller municipal de Grenoble de 1977 à 1983, puis de 1989 à 2014 ; conseiller général de l'Isère de 1985 à 1995 ; député de l'Isère de 1988 à 2017, réélu en 1993, 1997, 2002, 2007 et 2012 ; Maire de Grenoble de 1995 à 2014, réélu en 2001 et 2008 ; président du Conseil national des missions locales de 1998 à 2002 ; président du Groupement des Autorités responsables de transports de 2002 à 2008 ; vice-président de l'Association des maires de grandes villes de France de 2001 à 2007, et de 2007 à 2014 président de cette association d'élus ; vice-président de la Fédération nationale des agences d'urbanisme 2008-2014 ; vice-président de La Métro, alors communauté d'agglomération de Grenoble, chargé des relations internationales 2008-2014 ; président du Conseil national et membre du Bureau national du Parti socialiste 2008-2017 ; secrétaire national du Parti socialiste depuis 2012-2017.

Autres responsabilités :

membre du Forum européen de l'énergie et des transports ;