Roger Borniche, né le à Vineuil-Saint-Firmin (Oise) et mort le à MouginsÉtat civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970 (Alpes-Maritimes), est un policier français qui a participé à la répression du grand banditisme, affirmant avoir participé à cinq cent soixante-sept arrestations. Aussi écrivain, il est l'auteur de vingt-huit livres publiés.

Biographie Roger Jules Alphonse Borniche est le fils de Léon Louis, peintre en bâtiment, qui a participé à la bataille de Verdun pendant la Première Guerre mondiale, et de Marie Henriette Marguerite BaroulandActe de naissance de Roger Jules Alphonse Borniche Vineuil-Saint-Firmin 3E695/26 page 175/316, acte n° 40.

À la fin des années 1930, Roger s'engage dans une carrière d'artiste de music-hall : il est d'abord comique troupier en 1937, puis chansonnier au Caveau de la République.

Mobilisé au début de la guerre (), il reste dans l'armée d'armistice après la défaite de juin 1940 et n'en est démobilisé qu'au bout de trente-six mois. Il est alors engagé au service de la sécurité du grand magasin Le Printemps Roger Borniche : Flic Story; l'implacable duel entre un tueur impitoyable et un policier pas comme les autres à Paris.

En , il est reçu au concours d'inspecteur de la Police nationale, ce qui lui permet d'échapper au service du travail obligatoire, et est nommé inspecteur stagiaire à la , la section politique chargée de la répression des résistants, à Orléans. Après avoir participé à deux grandes opérations contre des maquisards, il déserte le . Traqué à son tour par la police, il réussit à se cacher jusqu'à la libération de Paris (19-), exerçant de nouveau le métier d'artiste.

Par arrêté du , il est réintégré dans ses fonctions d'inspecteur stagiaire et affecté à la de la police judiciaire de Paris (42, rue de Bassano). À la fin de l'année 1945, il passe à la Sûreté nationale, où il va rester onze ans.

Il quitte la Sûreté nationale en 1956, avec l'autorisation du ministre de l'Intérieur d'exercer la profession d’agent privé de recherches. Il ouvre un cabinet d'enquêtes privées spécialisé dans les fraudes aux assurances (son fils Christian, qui prit sa succession à la tête de ce cabinet, est à l’origine du diplôme professionnel d'enquêteur privé, créé à l'université Panthéon-Assas, sur cfp.u-paris2.fr).

À partir des années 1970, il écrit aussi des livres, dont certains, inspirés par sa lutte contre le gang des Tractions Avant et en particulier contre Émile Buisson, un braqueur psychotique, Flic Story, Le Gang et L'Indic sont très vite portés à l'écran.

Après avoir résidé pendant de longues années en Californie, où il s'est retiré en 1987., Roger Borniche rentre en France en 2015 et s’installe avec son épouse Michèle à Cannes (Alpes-Maritimes), où il meurt le à l'âge de « Décès de Roger Borniche, flic et romancier à succès », Ouest France, , 16 juin 2020..

Ses arrestations les plus célèbres Émile Buisson, ennemi public , arrêté le . Cette arrestation a donné lieu à plusieurs versions. Roger Borniche affirme l'avoir ceinturé tandis que son épouse MartineNommée dans ses romans. lui passait les menottes. permettent de retracer les faits tels qu'ils se sont déroulés et les rôles réels des uns et des autres dans la traque de l'ennemi public de l'époque. C'est ainsi que le commissaire divisionnaire Charles Chenevier, ancien « patron » de Roger Borniche, critique ce dernier dans son livre La Grande Maison. Il raconte l'arrestation d'Émile Buisson en mettant en valeur le courage de Martine Borniche, expliquant que c'est le commissaire principal Gillard qui a maîtrisé Buisson avec l'aide de l'inspecteur Borniche.

René Girier, dit « René la Canne ». C'est le , place de l'Opéra à Paris que Roger Borniche ceinture René la Canne, pendant que son collègue, l'inspecteur Leclerc, lui passe les menottes. Borniche en raconte l'histoire dans le roman René la Canne. Le gangster raconte dans ses mémoires (1988) son arrestation par Roger BornicheTu peux pas savoir, Paris, Presses Pocket, 1988 et Londreys 1988 ). prétendent que René Girier aurait nié avoir été arrêté par Roger Borniche, ce qui est contredit par ses propres écrits.. Il est assez étonnant de constater que , Ce genre d'énoncé ressemble beaucoup à du travail inédit. Il faut des références indépendantes des écrits des intéressés..

Pierre Carrot, dit « Pierrot le fou ». Au cours du procès de Pierre Carrot, l'avocat général Raymond Lindon salue le courage de l'inspecteur Borniche et relève qu'à cette date (), il a déjà arrêté cinq cents malfaiteurs, dont cent armésRoger Borniche estime à 567 le nombre d'arrestations qu'il a réalisées au cours de sa carrière dans la police au moment de son départ en 1956. , note que grâce aux efforts de Borniche et de ses collègues, le gangstérisme a pratiquement disparu dans Paris..

Distinctions en 1950 pour le féliciter de l'arrestation d’Émile Buisson. Médaille d'honneur de la police nationale en 1951 pour l'arrestation de René la Canne.

Publications

Adaptations au cinéma 1975 : Flic Story de Jacques Deray 1977 : Le Gang de Jacques Deray 1977 : René la Canne de Francis Girod 1983 : L'Indic de Serge Leroy

Notes et références Notes

Références

Liens externes

Catégorie:Naissance en juin 1919 Catégorie:Naissance dans l'Oise Catégorie:Écrivain français du XXe siècle Catégorie:Auteur français de roman policier Catégorie:Policier français Catégorie:Gang des Tractions Avant Catégorie:Romancier français du XXe siècle Catégorie:Centenaire français Catégorie:Décès à 101 ans Catégorie:Décès à Mougins Catégorie:Décès en juin 2020 Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Grand Jas