Échillais est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).
Ses habitants sont appelés les Échillaisiens.
Petit centre résidentiel de la banlieue, commune au sud de Rochefort dont elle est séparée par le fleuve Charente, elle est la troisième ville de l'unité urbaine de Rochefort.
Géographie La ville d’Échillais se situe dans la partie sud-ouest de la FranceCertains y voient une appartenance géographique au Midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - ainsi Échillais comme l'ensemble de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Sud-Ouest français et parfois le Grand Ouest français., au centre de la côte atlantique dont elle est distante d'une dizaine de kilomètres à vol d'oiseau, faisant partie du « Midi atlantique »Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p.21.
Ville fluviale et estuarienne sur la rive gauche par la Charente. Échillais est reliée à Rochefort par un viaduc, le viaduc de "Martrou" qui est le dernier pont franchissant le fleuve avant son embouchure.
La commune, qui appartient à la couronne urbaine de l'agglomération de Rochefort, est située juste au sud-est d'un méandre de la Charente, pour partie dans le lit majeur du cours d'eau.
Les communes limitrophes sont Trizay à l'est, Saint-Agnant au sud, Soubise à l'ouest, Rochefort au nord et Saint-Hippolyte et Monthérault au nord-est. Parmi celles-ci, les plus proches à vol d'oiseau sont Monthérault à , Saint-Agnant à , et Trizay à . Monthérault est également la commune la plus proche par la route, suivi par Soubise à .....
Environnement La commune bénéficie de la proximité du fleuve (corridor de migration pour les oiseaux et pour divers poissons migrateurs). Elle bénéficie aussi d'une ceinture verte constituée d'un réseau de bois en forme de fer à cheval situé au sud-ouest de la commune, au nord d'un vaste complexe de zones humides, très artificialisés, mais à fort potentiel de biodiversité dans le cadre de la Trame verte promue par le Grenelle de l'environnement.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Littoral charentais et aquitain, caractérisée par une pluviométrie élevée en automne et en hiver, un bon ensoleillement, des hivers doux (), soumis à la brise de mer. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Agnant à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Échillais est une commune suburbaine. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee.. Elle appartient à l'unité urbaine de Rochefort (Communauté d’agglomération Rochefort Océan CARO), une agglomération intra-départementale de 63 000 habitants en 2021 regroupant 25 communes.
La commune, bordée par l'estuaire de la Charente, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (76,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (55,7 %), zones urbanisées (14,1 %), zones agricoles hétérogènes (9,7 %), forêts (7,7 %), prairies (4,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,7 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (2,4 %), mines, décharges et chantiers (2,1 %), zones humides intérieures (1,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Risques majeurs Le territoire de la commune d'Échillais est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle.. La commune d’Échillais a établi son Plan de Prévention des Risques Naturels en date du par arrêté préfectoral 569.
Risques naturels La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) du littoral charentais-maritime, regroupant concernées par un risque de submersion marine de la zone côtière, un des qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Adour-Garonne et confirmé en 2018 lors du second cycle de la Directive inondation, mais annulé en 2020.. Les submersions marines les plus marquantes des antérieures à 2019 sont celles liées à la tempête du , à la tempête du , aux tempêtes Lothar et Martin des 26 et et à la tempête Xynthia des 27 et . D’une violence exceptionnelle, la tempête Xynthia a fortement endommagé le littoral de la Charente Maritime : douze personnes ont perdu la vie (essentiellement par noyade), des centaines de familles ont dû être relogées, et, sur un linéaire de l’ordre de de côte et de de défenses contre la mer, environ la moitié de ces ouvrages a subi des dommages plus ou moins importants. C’est environ qui ont été submergés et de terres agricoles.. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999 et 2010, chapitre Risque inondation..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Échillais. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain..
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 71 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 49 %, à comparer aux 57 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2003, 2005, 2011, 2017 et 2018 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010.
Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières importantes. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..
Toponymie Échillais, qui s’écrivait aussi Echillay et antérieurement Eschillay ou Eschilay, doit dériver de Eschyle qui signifie cloche, clochette.
Histoire
Située sur le plateau, elle a été peuplée aux temps préhistoriques (Dolmens de la Sauzaie, station néolithique du Bois Bernard), puis à l’époque Gallo-romaine (aux Erronnelles).
Échillais faisait partie à l’époque du pays des « Santones ». Les premiers Gaulois vécurent également dans cette région. Il existait quelques dolmens …. Les Santones prirent part au soulèvement de Vercingétorix.
Vers 790 Charlemagne dut passer dans notre région.
Étape sur la route de Saintes à Port-des-Barques, un château fort y fut construit vers 1147 entre « Le Frelin et l’Église » (lire Échillais et ses Seigneurs : A. BARBOTIN
L’Église, édifiée au , servait d’ailleurs de Chapelle au Château, dans lequel Agrippa d’Aubigné, célèbre écrivain et ami d’Henri IV, passa une nuit en 1587. Durant les Guerres de Religion, entre 1575 et 1577, le Château fut détruit ainsi que l’église (sauf la façade, l’abside et la chapelle St Julien). Les derniers vestiges du château disparurent vers 1850.
Un autre château (la Bristière) le remplaça en 1599 sur la route de Trizay (ferme actuelle avec sa tour de coin). Un nouveau logis est accolé à l’ancien en 1680. En 1685, Fénelon séjourne à la Bristière et y écrit « le serment de fidélité au Pape ».
En 1750, une première carrière est mentionnée sur un acte notarial, d’autres carrières seront ouvertes. Il y en aura jusqu’à 17 sur la commune. De nos jours, une seule reste en exploitation.
En 1789, création du comité municipal dont le Seigneur d’Échillais est nommé premier Président et le Curé d’Échillais, deuxième Président, juste avant l’élection en 1790 du premier maire de la commune « Pierre TREMBLE ».
Pendant les campagnes d’Espagne (1808-1809), l’intendance alimentaire pour les troupes était stockée à la Limoise…
Le à Waterloo, Napoléon est vaincu.
Lagardère de Tilly, Maire d’Échillais doit fournir 30 hommes (5 grenadiers, 5 chasseurs, 10 fusiliers et 10 supplémentaires) destinés à la protection des côtes.