Jean Lolive, né le à Brignais (Rhône) et mort le à Pantin, est un homme politique français, membre du Parti communiste français.

Il est conseiller général de la Seine, sénateur, puis député de la Seine et ensuite de la Seine-Saint-Denis, et maire de Pantin.

Biographie Jean Lolive est né à Brignais (Rhône) le , de parents modestes. Il fréquente l’école primaire puis travaille comme ouvrier cimentier avant d'adhérer au Parti communiste en 1934 Les maires de Pantin. Il se marie le avec une employée communale et communiste d’origine italienne.

Arrêté en pour activités de résistance, emprisonné à Fontevrault puis au camp de Compiègne, il est déporté à Mauthausen en 1943Jean Lolive, base de données de la Fondation pour la mémoire de la déportation.

De retour en France en 1945, il brigue des mandats municipaux, puis nationaux. Le , il est élu conseiller municipal de Pantin, dont il devient maire adjoint en 1953, puis maire en 1959, jusqu’à sa mort en 1968. Il est également conseiller général du secteur de la Seine de 1953 à 1959, et élu, pour six mois, membre du Conseil de la République en .

L’avènement de la Cinquième République lui offre la possibilité de conquérir un mandat de député malgré la situation difficile où se trouve le Parti communiste. Il fait en effet partie du petit groupe de dix députés communistes qui résiste à la victoire gaulliste de . Le , lors du premier tour des élections législatives dans la de la Seine, il arrive en tête avec (37,3 % des votants) contre le candidat CNI Jean-Émile Dides, avec (22,25 %), le socialiste SFIO Gérard Jacquet (17,1 %) et le candidat sans étiquette Georges Rebatet (, soit 13,06 %). Le maintien au second tour du candidat socialiste, qui obtient (15 %) lui assure grâce à ses (42,5 %) l’élection contre Jean-Émile Dides (38,4 %).

Le scrutin de renforce son ancrage. Jean Lolive obtient (46,8 % des votants) au premier tour, contre le candidat UNR Maurice Bellot (, 34,2 %) et le candidat socialiste SFIO Gérard Jacquet (, 16,4 %). Au second tour, il remporte plus de 54,5 % des voix () contre Maurice Bellot (, 40,1 %).

À la suite de la réforme de la carte électorale de la Seine qui précède le scrutin de 1967, Jean Lolive se présente dans la de la Seine-Saint-Denis. Il est élu plus largement encore qu’en 1962. Il obtient, au premier tour, (soir 47 % des ), contre le « République » Maurice Bellot (, 32,6 %), le FGDS Ulysse Pellat (, soit seulement 11,29 % des votants) et le Centre Démocrate Albert Fauger (). Au second tour, il l’emporte largement sur son adversaire Maurice Bellot, par (57,49 %) contre (38,86 %).

Le scrutin de confirme cette aisance : Lolive est élu par (40,7 % des votants) au premier tour et (52,1 %) au second tour contre Maurice Bellot, qui sous l’étiquette de la « Défense de la République », remporte (36,4 %) le et (44,7 %) le 30. Après le décès de Jean Lolive, la circonscription est conservée en 1973 pour les communistes en la personne de Jacqueline Chonavel, maire de Bagnolet, suppléante de Jean Lolive.

Activité parlementaire Jean Lolive déploie une grande activité parlementaire, notamment dans les questions de logement, sur lesquelles il intervient à de nombreuses reprises tout au long de ses trois mandats. À partir de 1962 jusqu’à sa mort, il est en outre membre de la Commission de la Production et des échanges..

Entre et , il dépose à quatre reprises un projet de loi au nom de son parti destiné pour empêcher l’expulsion de certains occupants de locaux d’habitation, en particulier les retraités et les invalides. En et en , il propose une loi visant à réorganiser les juridictions du travail. En , il dépose un projet de loi modifiant les conditions de fixation du plafond des cotisations de Sécurité sociale. En , il défend les conditions de travail des chauffeurs de taxis : sur le prix de l’essence, le permis de port d’arme ou leur régime d’assurance, il porte leurs revendications à la Chambre. Il participe également aux discussions relatives au projet de loi sur l’organisation de Paris et de sa région, entre et . Il prend part également aux discussions des projets de lois relatives à la pollution atmosphérique (mai et ), au droit de préemption des terrains dans les ZUP et les ZAD (), à la restauration des monuments historiques () et aux HLM ().

Lors de son second mandat, il participe à tous les débats des lois de finances de la législature. Il prend la parole lors du débat sur le régime d’épargne-logement () et sur le projet de loi sur les ZAD (). Il est l’auteur du rapport sur la loi qui porte modification de l’ du Code minier, relatif au comblement et à l’interdiction des carrières souterraines, à la suite de divers accidents qui marquent l’année 1967.

Membre du principal parti d’opposition au régime gaulliste, Jean Lolive vote contre le programme du gouvernement Debré le et contre le règlement définitif de l’Assemblée nationale le . Il rejette la loi sur l’enseignement privé le , le vote sur les pouvoirs spéciaux le . Il se prononce pour la levée de l’immunité parlementaire de Georges Bidault, et toutes les motions de censure contre le gouvernement entre 1962 et 1967. Il s’abstient lors du vote du sur la modification de l’ de la Constitution, et vote contre le projet de loi sur l’élection des conseillers municipaux, le .

Mort Alors qu’il commence son quatrième mandat, inauguré par sa nouvelle victoire de , Jean Lolive meurt brutalement le . Il est inhumé au cimetière communal de Pantin, dans la ville dont il fut maire pendant neuf ans.

Synthèse des mandats Mandats locaux 1953 - 1959 : conseiller général de la Seine 1959 - 1968 : maire de Pantin

Sénat - : sénateur de la Seine

Assemblée nationale 30/11/1958 - 09/10/1962 : Seine - Communiste 25/11/1962 - 02/03/1967 : Seine - Communiste 12/03/1967 - 30/05/1968 : Seine-Saint-Denis - Communiste 30/06/1968 - 06/09/1968 : Seine-Saint-Denis - Communiste

Notes et références

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