La gare de Saint-Omer est une gare ferroviaire française des lignes de Lille aux Fontinettes et de Saint-Omer à Hesdigneul, située à proximité du centre-ville de Saint-Omer, sous-préfecture du département du Pas-de-Calais, en région Hauts-de-France.
Elle est mise en service en 1848 par la Compagnie des chemins de fer du Nord. L'actuel est inauguré en 1904.
C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains régionaux du réseau .
Situation ferroviaire Établie à d'altitude, la gare de Saint-Omer est située au point kilométrique (PK) de la ligne de Lille aux Fontinettes, entre les gares de Renescure et de ..
Gare de bifurcation, elle est l'origine de la ligne de Saint-Omer à Hesdigneul, partiellement déclassée et utilisée pour le fret sur les sections subsistantes (mais aussi par le Chemin de fer touristique de la vallée de l'Aa, à partir d'Arques).
Histoire Première gare En 1837, lors des premiers projets de tracé de la voie ferrée qui va la desservir, Saint-Omer doit être la bifurcation des lignes reliant Lille à Calais et à Dunkerque, accompagnée d'une gare de triage.. Toutefois, la municipalité s'y oppose, arguant que ce tracé, coupant le marais audomarois, va entraver les cultures maraîchères ; les exploitants de ces cultures craignent en outre des expropriations à bas prix pour implanter le triage. La gare de Saint-Omer est mise en service le par la Compagnie des chemins de fer du Nord, lorsqu'elle ouvre la ligne de Lille à Calais ; la bifurcation et le triage sont, quant à eux, installés à Hazebrouck (ce choix d'implantation était de surcroît défendu par les villes de Lille et Dunkerque.). Par la suite, conscients de l'erreur que représente le refus de la création dans leur ville de l'importance bifurcation précitée, les notables audomarois obtiennent la construction des lignes de Saint-Omer à Boulogne (mise en service en 1874) et de Berguette à Saint-Omer (ouverte en 1878).
En 1880, divers travaux sont effectués : établissement d'une prise d'eau et d'une fosse à piquer le feu ; remplacement d'un pont tournant ; remplacement de deux plaques tournantes de par des plaques d'un diamètre de ; établissement d'un chauffoir ; installation d'une sonnerie électrique à l'aiguille de dédoublement de la voie unique vers Boulogne ; établissement de sonneries d'annonce sur la ligne de Berguette à Saint-OmerGallica.bnf.fr : « Gare de Saint-Omer », dans Rapports et délibérations / Département du Pas-de-Calais, Conseil général, 1880/08, ; lire en ligne (consulté le ).. En 1890, l'intervention d'Alexandre Ribot, ministre natif de Saint-Omer, permet une diminution de 50 % des tarifs (auparavant trop élevés) appliqués aux maraîchers audomarois par la Compagnie du Nord ; cela entraîne rapidement une forte hausse de la quantité d'expéditions de productions locales (en particulier les choux-fleurs, pour qui le train ouvre de nouveaux marchés), passant de en 1889 à en 1898 (ce qui représente ).
Deuxième gare vignette|gauche|alt=Carte postale ancienne montrant la façade du bâtiment voyageurs de la gare de Saint-Omer.|Façade du , au début du . vignette|gauche|alt=Autre carte postale ancienne montrant également la façade du bâtiment voyageurs, à l'arrière-plan d'un pont.|La gare, après le pont sur l'Aa, vue vers 1920. En 1897, François Ringot (maire de Saint-Omer), Alexandre Ribot (alors député) et Gaston Griolet (vice-président de la Compagnie des chemins de fer du Nord) formulent le vœu d'une nouvelle gare.. En effet, avec l'intensification du trafic ferroviaire (tant pour les voyageurs que pour les marchandises), les installations initiales sont devenues trop peu spacieuses. Un remaniement, marqué par la construction d'un nouveau (situé à une centaine de mètres de l'emplacement du bâtiment originel), est déclaré d'utilité publique en 1900 ; le coût des travaux est de . Ce bâtiment, dessiné par l'architecte Clément Ligny (dont les autres réalisations comprennent la gare de Valenciennes), est édifié en 1903., puis ouvert le et inauguré le suivant (par le ministre Gaston Doumergue).
Ledit bâtiment, qui peut paraître disproportionné par rapport à l'importance de Saint-OmerRadio Alpa, Chroniques urbaines, , (consulté le ). , s'appuie sur des fondations stabilisées par des pieux en chêne (en raison du terrain marécageux) venant de la forêt de Clairmarais. Inspiré de l'architecture classique des palais et des châteaux du (d'ailleurs, le bâtiment est parfois considéré comme une ou encore la ), il est constitué de pierres blanches de Creil et de pierres bleues de Soignies, et dispose de cheminées monumentales (évoquant celles des maisons de la ville), mais également de marquises (une côté ville et une autre côté quai). Le corps central, composé d'un vaste volume, possède trois grandes travées munies de baies vitrées, tandis que ses angles sont ornés par deux caducées du dieu Mercure (protecteur du commerce et des voyageurs) ; il est surmonté d'une toiture en partie arrondie, avec deux oculi encadrant le fronton (ce dernier porte une horloge surmontée des armes de Saint-Omer).
Pendant la Première Guerre mondiale, la gare est stratégique pour la logistique militaire britannique, permettant l'acheminement des hommes et du matériel ; deux trains prêt à transporter chacun y stationnent en permanence, en cas de besoin. Ensuite, endommagée par les bombardements alliés durant le second conflit mondial, la partie centrale du est remise en état en 1948 (consultée le ). ; toutefois, le clocheton (présent lors de son édification) n'est jamais rétabli par la suite. Ce bâtiment fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques, depuis le . Au début des , un nouveau poste d'aiguillage est mis en service, puis la section Hazebrouck – Calais est électrifiée en tant qu'itinéraire de secours pour accéder au tunnel sous la Manche.
En , l'aller-retour quotidien avec Paris en TGV, qui existait depuis le (soit le lendemain du baptême d'une rame en gare), est supprimé. En effet, le conventionnement de cette liaison déficitaire n'a pas été renouvelé après sa dernière échéance, puisque le conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, la communauté d'agglomération de Saint-Omer et la chambre de commerce et d'industrie n'ont pas souhaité continuer à payer par an, car seule une vingtaine de voyageurs quotidiens (en moyenne) montent dans ce train à Saint-Omer ; cette page est une archive..
Le est fermé à partir du par mesure de sécurité, du fait d'un risque d'effondrement du plafond de la salle des pas perdus ; cette page est une archive. ; le service de vente de billets est ainsi réinstallé dans un préfabriqué à proximité.. En 2016, ledit bâtiment est racheté, pour un montant de , par la communauté d'agglomération ; l'objectif est de le réhabiliter, afin d'y créer un tiers-lieu (à vocation numérique) et d'y réintroduire le service de vente de la SNCF. Les travaux commencent en , par la démolition des espaces intérieurs tels que les anciens guichets ; cette opération est accompagnée d'un désamiantage.. Après ce chantier, le bâtiment rouvre le , suivi d'un week-end inaugural. s'achevant trois jours plus tard (en présence de la ministre Jacqueline Gourault).. Nonobstant, le pavillon modulaire de (présent sur le parvis), qui préfigurait « », est par la suite réaffecté à plusieurs reprises ; son retrait ne devrait pas intervenir avant 2026..
Par ailleurs, des travaux d'amélioration de l'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite se sont terminés en 2023. D'un coût de , ils comprennent notamment le rehaussement des quais (avec l'installation de surfaces podotactiles) et la mise en place d'ascenseurs..
Fréquentation Selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare s'élève aux nombres indiqués dans le tableau ci-dessous. +Année2024202320222021202020192018201720162015Nombre de Voyageurs1 064 497942 826886 185712 895622 485938 516865 702913 715848 920891 754
Service des voyageurs Accueil Gare de la SNCF, elle dispose d'un (avec guichet) ouvert tous les jours ; elle est également équipée d'automates pour l'achat des titres de transportSite SNCF , « Gare de St Omer » (consulté le ).. Ce bâtiment (géré par une association), principalement occupé par des espaces et d'autres de , est appelé « . ».
La gare a des aménagements, des équipements et des services pour les personnes à mobilité réduite. Un souterrain, équipé d'ascenseurs, permet la traversée des voies et le passage d'un quai à l'autre.
Desserte La gare est desservie par des trains du réseau , qui effectuent les liaisons suivantes : Lille-Flandres – Hazebrouck – Saint-Omer / Calais-Ville (K71) ; Arras – Hazebrouck – Saint-Omer – Calais-Ville (P54) ; Hazebrouck – Saint-Omer – Calais-Ville (P71).
Par ailleurs, le diocèse d'Arras affrète une à l'occasion du pèlerinage à Lourdes..
Intermodalité Un parc à vélos et un parking sont aménagés aux abords de la gare.
Elle est desservie par l'ensemble des lignes du réseau urbain Mouvéo.
Cette gare est également desservie par les , 904E et 923 du réseau interurbain , et par les et 422 du réseau interurbain Oscar.
Service des marchandises La gare dispose de voies de service ; les annexes du DRR de l'année en cours ou de la suivante.. Par le biais de ce faisceau de voies, elle est ouverte au service du fret (uniquement par train massif)Archive du site de : la gare de Saint-Omer (consultée le )..
Notes et références
Voir aussi
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Liens externes
La Station de Saint-Omer, site officiel
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