Le d'artillerie coloniale était une unité de l'armée de terre française, de l'artillerie de marine. Il est chargé de la défense de l'Indochine française de 1904 à 1945.

Création et différentes dénominations

1858 : création des batteries d'artillerie de marine d'Annam et de Cochinchine

1900 : régiment d'artillerie coloniale de Cochinchine

1904 : régiment d'artillerie coloniale 1945 : dissolution du régiment 1958 : création du régiment d’artillerie de marine () à partir du régiment d'artillerie coloniale de Tunisie 1959 : dissolution du De 1959 à 1964, l’étendard est confié au groupe d’instruction du service des bâtiments et du matériel des troupes de marine puis reversé au service historique des armées. Le , le régiment du service militaire adapté (Guyane) reçoit la garde de l’étendard du régiment d’artillerie colonial.

Chefs de corps

Historique

Origines du En 1858, l’empereur Napoléon III fait mettre sur pied des compagnies d’artillerie de marine (batteries) en Annam et en Cochinchine. Sept batteries participent aux divers combats en Extrême-Orient et se .

Le , toutes les batteries sont rassemblées pour constituer le régiment d’artillerie colonial de Cochinchine.

Jusqu'à la Première Guerre mondiale vignette|L'adjudant Touanen, porte étendard du régiment lors de la revue du 14 juillet 1913. Le , le régiment d’artillerie colonial de Cochinchine devient le régiment d’artillerie colonial, constitué de 12 batteries. En 1904 il sera en garnison à Saïgon puis au Cap Saint-Jacques.

Le , le RAC reçoit son étendard des mains du président Raymond Poincaré.

De 1914 à 1940 gauche|vignette|Défilé des canons de 75 du à Saïgon en 1929 ou 1930. De 1914 à 1918, le RAC est maintenu en Indochine.

En 1918, une batterie de 75 constituée avec des éléments des régiment d’artillerie colonial et régiment d’artillerie coloniale forme un élément du bataillon colonial sibérien qui lutte contre les bolcheviks en Sibérie.

Pendant la Seconde Guerre mondiale En 1941, il participe à la guerre contre la Thaïlande.

Le , le régiment est dissous à la suite de sa destruction totale au cours du coup de force japonais du .

Recréation en Tunisie, 1958-1959 vignette|Insigne d'épaule de l'artillerie de marine. En 1958, le régiment d'artillerie coloniale de Tunisie (RACT) change de nom et devient le régiment d'artillerie de marine. Il opère en Tunisie puis dans la région Khenchela en Algérie.

En 1959, le RAMa est dissous.

Insignes du d'artillerie coloniale

L'insigne du d'artillerie coloniale montre un nâga à cinq têtes (référence au Cambodge) et deux dragons (Annam)

De 1958 à 1959, le régiment garde un insigne dérivé de celui du RAC-Tunisie.

Devise du d'artillerie coloniale

Étendard du régiment Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptionsDécision du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007. : Sontay 1883 ; Bac-Ninh 1884 ; Cambodge 1885 ; Laos 1893-1895 ; Tien-Tsin 1900 ; Pékin 1900.

Décorations

Sa cravate ne porte aucune décoration.

Personnalités ayant servi au régiment

Henri Drouilh (1891-1943), compagnon de la Libération, Émile Lemonnier (1893-1945), général, tué par les Japonais.

Sources et bibliographie .

Notes et références

Annexes Articles connexes Troupes de marine Troupes coloniales Régiments des colonies

Liens externes

Site de l'amicale des troupes de marine. Le RSMA de la Guyane.

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