Le d'infanterie coloniale ou d'infanterie de marine est une ancienne unité de l'armée de terre française. Il stationne en Cochinchine de sa création en 1888 à l'indépendance du Viêt Nam en 1954. Il combat ensuite pendant la guerre d'Algérie.
Création et différentes dénominations
+ Historique Dénomination Période Événement de marche d'infanterie de marine1888 - 1889 d'infanterie de marine 1890 - 1900. d'infanterie coloniale 1900 - 1958 d'infanterie de marine 1958 - fin de la guerre d'Algérie Dissolution
Son drapeau est remis au Centre d'entraînement commandos de Quélern créé le , dissous lui-même le , puis depuis le au groupement du service militaire adapté de Polynésie française (GSMA de Polynésie française) ainsi que ses traditions.
Engagements Les premières campagnes La création
Les nombreuses expéditions coloniales qui eurent lieu à partir de 1880 nécessitèrent une augmentation considérable des troupes de la Marine. Un décret du dédoubla les anciens régiments ; ceux de nouvelle formation prirent les numéros de 5 à 8, mais il ne leur fut attribué ni compagnie hors rang ni fanfare.
Six régiments furent constitués à 3 bataillons de 4 compagnies, avec un dépôt de 2 compagnies ; les et eurent 4 bataillons de 4 compagnies. Les régiments de marche d'Indochine devinrent les , et d'infanterie de marine, les deux premiers a 3 bataillons, le troisième à 2 bataillons de 4 compagnies. Les six compagnies en garnison à la Nouvelle-Calédonie formèrent le à deux bataillon de 3 compagnies, et les compagnies stationnées dans les autres colonies furent groupées en bataillons ou détachements formant corps dont les effectifs varièrent de quatre à une compagnie.
Expédition du Tonkin Les dernières affaires furent celle de Hué (juillet 1885), la prise de Binh-Dinh, du fort de Ben-Mé (juillet 1886), les opérations dans la région de Lào Cai (janvier et février 1887) et celles du bassin de la rivière Noire (colonne Pernot, 1887-1888). À cette époque, les unités de marche avaient formé les , et d'infanterie de marine.
La pacification du pays se fit avec le général Gallieni qui, de 1892 à 1896, nettoya les zones de guérilla et lutta contre le chef rebelle, le De Tham.
Révolte des Boxers (1900) Le , un détachement envoyé en toute hâte de Saïgon débarqua à Takou arrivant à temps pour sauver la concession française du Peï-Ho. Il se composait, sous les ordres du lieutenant-colonel Itasse, d'un bataillon du (Feldmann) et d'une batterie d'artillerie de marine (capitaine Joseph).
Le , arrivée du bataillon Roux.
Le , deux bataillons de marsouins dont un du (Feldmann) attaquèrent les portes de Tien Tsin. Les forts chinois sautèrent sous l'effet des obus français, la ville fut prise. Puis les concessions et légations de Pékin furent délivrées après un siège de 58 jours. Les troupes internationales firent leur entrée dans le palais impérial le . Le corps d'occupation du général Voyron se chargea des opérations de police qui suivirent.
Jusqu'à la Première Guerre mondiale En 1912, le régiment fusionne avec le dissous.
Le est rattaché à la division du Tonkin dont le quartier général est à Hanoï. Caserné à Saïgon, le fait partie, avec le de tirailleurs annamites au , de la d'Indochine.. Ces deux régiments sont à quatre bataillons.
La Première Guerre mondiale
L'entre-deux-guerres
En 1939, le est rattaché à la division de Cochinchine-Cambodge. Il est constitué de trois bataillons, casernés à Saïgon et Thủ Dầu Một. Une de ses compagnies est détachée à Pondichéry en Inde française.
La Seconde Guerre mondiale
À partir de 1944, le d'infanterie coloniale ( RIC) de Cochinchine, composé des , , et . Il est constitué de trois bataillons de coloniaux qui deviennent le groupement de marche du RIC, sous le commandement du lieutenant-colonel Runner, et d'un bataillon de fusiliers marins commandé par le capitaine de corvette Picheral. Très motivés, connaissant bien le pays, ils vont se révéler très utiles.
L'après Seconde Guerre mondiale Guerre d'Indochine
Le , le est envoyé reprendre Saïgon aux mains du Việt Minh.
Le quitte l'Indochine en 1954.
Guerre d'Algérie Le Régiment participe à la guerre en AlgérieLe Centre d'entrainement commandos N° 3 (CEC 3) de Quelern (1964-1986) reçoit la garde des traditions du régiment et devient CEC - RIMa, attribuant par la même occasion un insigne de brevet spécifique pour sanctionner le stage qu'il organise au profit des unités de l'armée de Terre.
Symboles Drapeau du régiment Les noms des batailles et campagnes s'inscrivent en lettres d'or sur le drapeauDécision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie:
Décorations Sa cravate ne porte aucune décoration.
Insigne du régiment d'infanterie coloniale Son insigne présente une ancre brochée d’un naja à sept têtes sur fond rouge, le tout chargé l'inscription 11 RIC dans un cercle noir.
Deux autres unités dérivées du ont un autre insigne :
le bataillon de marche du (1945-1946) porte (homologation G1059) ; le CEC - (1964-1986) porte (homologation G2059).
Traditions La fête des troupes de marine Elle est célébrée à l'occasion de l'anniversaire des combats de Bazeilles. Ce village qui a été 4 fois repris et abandonné sur ordres, les et le . Et au Nom de Dieu, vive la coloniale Les Marsouins et les Bigors ont pour saint patron Dieu lui-même. Ce cri de guerre termine les cérémonies intimes qui font partie de la vie des régiments. Son origine est une action de grâce du révérend père Charles de Foucauld, missionnaire, voyant arriver à son secours les unités coloniales un jour où il était en difficulté avec une tribu locale.
Personnalités ayant servi au régiment
Joseph Tardieu (1889-1941), résistant français, Compagnon de la Libération, au de 1910 à 1914. Pierre Marchand (1893-1971), général, Compagnon de la Libération, au dans les années 1920 ; Michel Larine (1906-1942), Compagnon de la Libération, au de 1933 à 1936 ; Henri Amiel (1907-1976), général, Compagnon de la Libération, chef de corps du régiment en 1958 ; Auguste Kirmann (1907-1995), Compagnon de la Libération, au en 1927 ; Gilbert Forray (1930-2017), chef d'état-major de l'Armée de terre, au en Algérie.
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Troupes de marine Mémorial des guerres en Indochine
Liens externes Musée des troupes de marine de Fréjus
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