La gare d'Albert est une gare ferroviaire française de la ligne de Paris-Nord à Lille, située sur le territoire de la commune d'Albert, dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Elle est mise en service en 1846, par la Compagnie des chemins de fer du Nord.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains TER.

Situation ferroviaire Établie à d'altitude, la gare d'Albert est située au point kilométrique (PK) Nouvelle géographie ferroviaire de la France par Gérard Blier, , planche 14. de la ligne de Paris-Nord à Lille, entre les gares ouvertes de Buire-sur-l'Ancre et de Miraumont (s'intercale celle fermée de ). La gare dispose d'un quai latéral (jouxtant le bâtiment voyageurs), d'une longueur de , et d'un quai central de Site rff.fr, Document de référence du réseau : voir l'horaire de service de l'année en cours ou la suivante, Chapitre 3, Annexe 7.1 - Liste des quais (consulté le )..

C'était une gare de correspondances avec les lignes à voie métrique d'Albert à Montdidier, d'Albert à Ham et d'Albert à Doullens des Chemins de fer départementaux de la Somme.

Histoire vignette|gauche|Vue des installations ferroviaires et de la ville, avant la Première Guerre mondiale. vignette|gauche|alt=Ruines de la gare d'Albert, détruite pendant la Première Guerre mondiale.|Les ruines de la première gare, à la fin de la Première Guerre mondiale. vignette|La gare, dans les années 1930. La « station d'Albert », est officiellement mise en service le par la Compagnie des chemins de fer du Nord, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation sa ligne de Paris à Lille et Valenciennes. Elle est établie, entre les stations de Corbie et d'Achiet-le-Grand, à environ de Paris..« Chemin de fer de Paris à la frontière de Belgique : par Amiens, Arras et Douai », dans Situation des travaux, imprimerie Royale, Administration Générale des Ponts et Chaussées et des Mines, 1847, (consulté le )..

La première gare d'Albert a été détruite pendant la bataille de la Somme. Elle était conforme au modèle des gares de de la Compagnie telles que celles de Breteuil-Embranchement, de Saint-Just-en-Chaussée ou de Clermont-de-l'Oise.

La gare actuelle est une gare de la reconstruction, édifiée en 1920 par l'architecte Gustave Umbdenstock, pour la Compagnie des Chemins de fer du Nord. Elle est de style flamand, comme les gares de Senlis et de Saint-Quentin. Depuis sa rénovation en 1991, un avion Potez est accroché dans le hall, en hommage au développement économique que l'aviation a apporté à la ville.

Il y avait autrefois une correspondance avec les lignes du groupe d'Albert du réseau départemental de la Somme, concédé à la Société générale des chemins de fer économiques (SE). Ces lignes secondaires, qui étaient des voies ferrées d'intérêt local (VFIL) à voie métrique, desservaient : Doullens, Montdidier par Rosières, et Ham par Péronne. Cette exploitation a cessé peu après la Seconde Guerre mondiale.

Tête de ligne du groupe d'Albert de la Société générale des chemins de fer économiques jusqu'aux années 1940, la gare a compris un dépôt et un triage, dont on voit encore les emprises qui accueillaient des trains militaires et de fret agricoles venus ou allant vers la mer, le bassin minier ou le bassin parisien. Côté Arras, se trouve l'amorce de l'ancienne rampe des Chemins de fer d'Albert vers Doullens, remplacée jusqu'aux années 1960 par un embranchement industriel désaffecté depuis lors.

Dans les années 1960, un grand poste d'aiguillage semi-automatisé est installé pour commander la section Corbie – Achiet. Le déclin commencé par la fermeture des lignes locales, à la fin des années 1940, se poursuit avec la fermeture du dépôt vapeur au cours des années 1970, et la fin du triage des wagons militaires et de fret isolés au cours des années 1980-1990. Le faisceau de l'ancienne coopérative agricole et de son silo est alors déclassé, déferré et remplacé par une aire bétonnée plurifonctionnelle.

vignette|gauche|Train spécial du Pacific Vapeur Club à quai, en . En 1993, le TGV Nord, entre Paris et Lille, est mis en service. Tous les trains « Grandes Lignes » disparaissent peu à peu et ne marquent plus un arrêt déjà raréfié (suppression des trains Corail Amiens – Lille et Paris – Lille en 1996, et de la desserte par le train Lunéa Nice – Lille en 2004). La gare est alors relativement sous-entretenue ; la buvette et le buffet ferment.

Depuis, seuls les TER Rouen – Amiens – Lille y marquent l'arrêt et elle constitue le terminus des navettes omnibus Albert – Corbie – Amiens. Les voies principales 1 et 2 encadrent un quai central, tandis que les voies 3 et 4 servent d'évitement vers le sud. La voie 3 utilisait le quai aujourd'hui disparu des chemins de fer locaux ; elle ne sert que d'évitement et de garage, tandis que la voie 4 à quai peut également servir de terminus pour les trains en cas de travaux, ou en début ou fin de service TER vers Amiens.

Depuis 2007, la gare reprend un peu d'activité. Des trains de travaux stationnent alors souvent sur les voies de garage pour réaliser un renouvellement voie ballast (RVB) entre Corbie et Achiet. RFF, la SNCF et les conseils régionaux ont donc entrepris un vaste chantier de remise à niveau depuis 2005, portant sur le matériel neuf, la réfection des gares et points d'arrêts, ainsi que la révision des voies, caténaires et signaux afin d'améliorer vitesse et régularité.

Par ailleurs, une passerelle (munie d'ascenseurs) est posée à partir du , dans le cadre des travaux d'accessibilité de la gare..

Fréquentation Selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare figure dans le tableau ci-dessous. Année2015201620172018201920202021202220232024VoyageursVoyageurs etnon voyageurs

Service des voyageurs Accueil vignette|Potez 36 installé en hauteur, dans le hall de la gare. Gare de la SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichet, ouvert tous les jours. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport..

Un avion Potez 36 est en exposition dans la gare depuis 1991.. Il est installé en hommage à Henry Potez, né à Méaulte en 1891 et fondateur de l'ensemble industriel de la région d'où sortirent plus de ..

Desserte Albert est desservie par des trains , qui effectuent des missions : semi-directes entre Rouen, ou surtout Amiens, et Lille ; omnibus entre Abbeville, ou surtout Amiens, et Albert, voire Arras.

Intermodalité Un parc à vélos et un parking sont aménagés à ses abords.

Par ailleurs, en complément de la desserte ferroviaire, circule un autocar , qui relie la gare d'Albert à la gare routière d'Amiens (voisine de sa gare ferroviaire), via Corbie.

Service des marchandises Cette gare est ouverte au trafic de fret : elle dispose d'une grue de levage de , et est ouverte uniquement aux trains massifsLa gare d'Albert, sur l'ancien site de (archive consultée le )..

La ligne Paris – Lille étant un important axe de transport de fret, la gare voit passer une centaine de trains par jourJean Tricoire et Jean-Paul Geai, article « Le trafic fret » du dossier Les lignes de Paris à Lille, Bruxelles et Liège - Histoire et description de trois lignes emblématiques du Nord, Numéro spécial (2/2007) de la revue Le Train ..

À la télévision La gare apparaît dans une courte scène du troisième épisode (Guet-apens) de la série policière Flair de famille, tourné en 2024..

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Liste de gares en France Liste des gares de Picardie Ligne de Paris-Nord à Lille Schéma de la ligne de Paris-Nord à Lille

Liens externes

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