vignette|Vitrail de saint Wandrille (Sanctus Wandregisilus) dans l'église Notre-Dame à Esclavelles 76270 Seine-Maritime. Wandrille de Fontenelle, surnommé aussi Wandon (en latin Wandregisilius, du germanique WandergiselAnthroponyme formés des éléments germaniques wand- « errance » et gīsal « otage, gage » ou gīsel « hampe (de flèche) » d'où sont issus les mots allemands wander et Geisel d'après le Duden Herkunftswörterbuch, Band 7, Dudenverlag et que l'on retrouve dans les noms , Giselmar, Ärngils, Gisilbehrt > Gilbert, Giselberga, Gisalfried, etc. et les noms de famille normands d'origine norroise Tourgis et Turgis. La prononciation [v] est de type normand, mais la graphie W est de type picard, la forme du français central équivalente est Gandrille, attesté comme nom de famille.), est un moine né vers l'an 600 près de Verdun.et mort le à Saint-Wandrille-Rançon dans l'abbaye qu'il avait fondée.

Biographie Saint Wandrille est issu d'une famille noble d'Austrasie, il est le petit-fils de Waldrade (la sœur de Pépin l'AncienD'après Ummo et sa seconde Vita Arnulfi .) par son père Walchisus.

Il travaille dans la haute administration sous le roi et se marie selon la volonté de ses parents vers l'an 630, mais sa femme et lui décident de se consacrer à une vie monacale.

Il vécut au début de sa vie monastique au monastère de Montfaucon.(il eut une existence éphémère et disparut dès le début du ) sous la houlette de saint Baudry (Baldéric de Montfaucon) fondateur du monastère.

Il distribua ses biens aux pauvres et après quelque temps fit un songe, à la suite duquel il décida d'aller à Bobbio en Italie du Nord vers 635 (l'abbaye de Bobbio fut fondée quelques années auparavant par saint Colomban en 614).

Sa vie cénobitique était reconnue pour son abnégation et il lui arrivait de réciter son psautier en plein hiver dans une rivière pour . Vers 635 il décida de fuir Bobbio où sa renommée commençait à être grande, il voulut se diriger vers l'Irlande, mais s'arrêta en chemin et s'installa dans le Jura à Romainmôtier, où il vécut en obéissance à un abbé pendant près de 10 ans. Ses amis du palais, Ouen et Éloi (eux aussi bientôt canonisés) ne purent quitter la cour qu'après la mort du roi Dagobert en 639. En 641, Ouen fut nommé évêque de RouenRevue de l'Abbaye S. Wandrille de Fontenelle, 1953, , ..

Wandrille se retira auprès de cet ami. Il devint alors diacre, puis prêtre, sacré par Audomar (plus connu sous le nom de saint Omer), évêque de Thérouanne. Wandrille évangélisa alors les campagnes rouennaises qui étaient encore païennes à l'époque, mais désirait continuer à mener une vie monastique. Il s'installa alors à Fontenelle, dans la forêt de Jumièges (lieu qui portera plus tard son nom, Saint-Wandrille-Rançon), où il fonda un monastère le avec son neveu saint Gond., abbaye qui deviendra l'abbaye de Saint-Wandrille. Son ordre monastique était fondé sur . Saint Wandrille demanda sur son lit de mort : .

Les reliques de saint Wandrille

Au cours des ravages perpétrés par les Normands, les reliques de saint Wandrille furent plusieurs fois transférées de Fontenelle au prieuré de Rivecourt. La première de ces translations est assignée à l’année 862 et la dernière à l’an 944.

Les moines porteurs des reliques de saint Ansbert et saint Wandrille auraient trouvé l’hospitalité au monastère de femmes de Blangy-sur-Ternoise (Pas-de-Calais) vers 875, et y seraient demeurés vingt ans. De là, les moines emmenèrent les reliques à Boulogne-sur-MerSelon un auteur du , les reliques auraient été en 885 transportées à Chartres avant de revenir à Boulogne-sur-Mer. Mémoire de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, 1862-1864, neuvième volume, p. 489-490, lire en ligne., d'où elles ne bougèrent plus pendant un demi-siècle.

C’est là que le comte de Flandre, , d'une grande dévotion envers les reliques, vint en 944 chercher les corps de ces saints personnages, Wandrille et Ansbert, lorsque, à l’instigation de Gérard de Brogne, il se résolut à en gratifier l'abbaye Saint-Pierre-au-Mont-Blandin, à Gand.

Ses reliques sont également vénérées par les moines de l'abbaye de Saint-Benoît-du-Lac, au Québec (Canada), le de chaque année (puisque la fête de sainte Marie-Madeleine prime sur la fête du saint abbé).

Voir aussi Bibliographie . La plus ancienne vie de Saint Wandrille, Éditions de Fontenelle (abbaye Saint-Wandrille). Dom Ludovic Lécuru, Saint Wandrille Un moine mérovingien (bande-dessinée), 2002, Éditions Charles Corlet . Ferdinand Lot, Études critiques sur l’abbaye de Saint Wandrille, Bibliothèque de l'École des hautes études, vol. 204, Paris, Honoré Champion, 1913. Louis Graves, Précis de Statistiques sur le canton d’Estrées Saint Denis (1830). .

Articles connexes Abbaye de Saint-Wandrille Église Saint-Wandrille de Rivecourt Wandrille (nom)

Liens externes

Notes et références

Wandrille Catégorie:Saint catholique et orthodoxe de France Wandrille Wandrille Wandrille Saint Wandrille Catégorie:Abbé de Saint-Wandrille Wandrille Catégorie:Personnalité du haut Moyen Âge par nom Catégorie:Fonctionnaire du haut Moyen Âge Catégorie:Abbé du VIIIe siècle Catégorie:Saint catholique fêté le 22 juillet Catégorie:Saint orthodoxe fêté le 22 juillet