Claude Bébéar, né le à Issac (Dordogne) et mort le dans le , est un homme d'affaires français.

Il est responsable de la fusion de plusieurs compagnies d'assurance, jusqu'à la création d'Axa Assurances. En 2000, il confie les rênes d'Axa à Henri de Castries et en devient le président d'honneur.

Claude Bébéar est parfois surnommé le parrain du capitalisme français.

Biographie

Enfance et études Claude Bébéar naît le à Issac, en Dordogne, dans une famille d'instituteurs. Son nom de famille, unique en France, aurait été donné à son arrière-grand-père lorsque celui-ci a été recueilli par des religieuses.

Il fait ses études au lycée Gay-Lussac de Limoges.

Après être entré à l'École polytechnique (Promotion X 1955) et avoir fait son service militaire en AlgérieBiographie sur le site d'Axa, il entre au groupe des Anciennes Mutuelles d'assurances.

En 1958, il passe le diplôme de l'Institut des actuaires de Paris.

Carrière professionnelle En 1975, il est nommé directeur général des Anciennes Mutuelles, qui deviennent par la suite les Mutuelles uniesCette nomination fut un peu le fruit du hasard : André Sahut d'Izarn (1905-1972), qui cherchait un successeur, l'avait recruté sur recommandation de son fils, Philippe Sahut d'Izarn, qui était son camarade de la promotion 1955 de Polytechnique ; la principale référence de Claude Bébéar était d'avoir été « caissier » de sa promotion de Polytechnique, fonction formatrice, qui constituait un gage de sérieux aux yeux du polytechnicien André Sahut d'Izarn..

En 1982, il prend la présidence du groupe Drouot..

En 1985, il crée Axa qui, de fusions en fusions et avec des aux « raids » hostiles, finit par absorber l'UAP et devient le premier groupe français d'assurance. L'internationalisation du groupe se poursuit.

En 1999, Claude Bébéar prend le contrôle de la treizième société d'assurance-vie japonaise, la Nippon Dantai.

En , il confie les rênes de la présidence du directoire d'Axa à Henri de Castries et devient président du conseil de surveillance d'Axa. Par ailleurs, il crée, avec Alain Mérieux et Henri Lachmann, l'Institut Montaigne qu'il préside, un groupe de réflexion politique.. Il est également membre du comité de soutien de l'institut Turgot, un laboratoire d'idées libéral..

En 2002, Claude Bébéar est considéré comme l'un des principaux acteurs de la chute du PDG de Vivendi Universal, Jean-Marie Messier.. Le prêt d'un avion privé de Vivendi, équipé d'une douche, aurait déclenché la décision de Claude Bébéar qui aurait dit : « Il représente un danger pour la place de Paris… il faut avoir sa peau.. »

La même année, au cours d'une discussion sur l'an 2000, il évoque le « suicide démographique » de la race blanche.

En 2008, il devient président d'honneur de l'association Orchestre à l'école.

Fin de vie Claude Bébéar meurt le , à l'âge de ...

Mécénat En 1986, il crée et préside jusqu'en l'Institut de mécénat de solidarité, devenu aujourd'hui Les entreprises pour la Cité, qui héberge le secrétariat général de la Charte de la diversité.

En 1997, George H. W. Bush lui remet le Point of Light Award, (prix qui récompense l'entreprise « la plus en pointe dans le domaine du mécénat humanitaire ». C'est alors la première fois qu'il est remis à une entreprise non américaine).

Affaires judiciaires Le , il est mis en examen avec Henri de Castries pour « blanchiment de capitaux aggravé » dans l’affaire PanEuroLife, ce qui lui vaut de passer une nuit en cellule. Cette affaire s'est soldée par un non-lieu général..

Vie privée À la fois épicurien et catholique pratiquant, Claude Bébéar est marié et père de cinq enfants (son épouse Catherine est morte en 2016).

Positions politiques En 1989, il est élu conseiller municipal de Rouen sur la liste du maire centriste sortant, Jean Lecanuet. Celui-ci, qui considérait Claude Bébéar comme un promoteur exemplaire de la capitale haut-normande auprès des industriels, aurait envisagé d'en faire son successeur à la mairie de Rouen mais l'entrepreneur démissionne en , sans même aller jusqu'au terme de son mandat local « M. Bebear quitte le conseil municipal de Rouen. », Le Monde, ..

En 2013, d'après Le Canard enchaîné, Claude Bébéar financerait de façon importante La Manif pour tous, mouvement opposé au mariage pour tous.

En , dans une tribune publiée dans Les Échos, Claude Bébéar apporte publiquement son soutien à Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle..

Clubs Il est membre de l'Académie des sports ainsi que du club Le Siècle.

Mandats sociaux

Business Angels des Cités et Alliance Transport et Accompagnement. Administrateur de Schneider Electric. Président d'honneur de l'association NQT.

Patrimoine et revenus

D'après sa déclaration à la suite de sa nomination au conseil des sages mis en place par le Medef. :

retraite Axa ; jetons de présence Mutuelles Axa, BNP-Paribas, Schneider et Vivendi ; options sur titre Axa ; son patrimoine s’élève à 106 millions d’euros.. Mais selon le Canard Enchaîné, qui l'écrit dans l'article « Le grand chef des goinfres », sa fortune pourrait s'élever à un milliard d'euros...

Distinctions

().. . Claude Bébéar est membre du comité d'honneur de la revue littéraire Le Cerf-volant.

Notes et références

Bibliographie Claude Bébéar, Philippe Manière, Ils vont tuer le capitalisme (livre d'entretien), Plon, 2003, Christophe Labarde, Les Grands fauves, Plon, 2021.

Liens externes

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