Le musée Calvet est le principal musée d'Avignon. Il est logé, pour sa partie beaux-arts, dans un hôtel particulier classé du .
La richesse et l'importance de ses collections sont reconnues. Elles touchent à l'archéologie, aux beaux-arts, aux arts décoratifs, en particulier l'orfèvrerie, la faïence, la porcelaine, la tapisserie, la ferronnerie et l'ethnologie en Asie, Océanie et AfriqueLe Musée Calvet d'Avignon.
Histoire L'hôtel de Villeneuve-Martignan Sur cet emplacement se trouvait la Livrée de Cambrai, nommée du nom de son dernier occupant, le cardinal Pierre d'Ailly, évêque de Cambrai. En 1719, elle fut vendue à François-René de Villeneuve, marquis d'Arzeliers et seigneur de Martignan, dans la principauté d'OrangeJoseph Girard, , .. vignette|Philippe Sauvan (1698-1789), Portrait d'Esprit Calvet (vers 1778-1780), Avignon, musée Calvet. En 1734, son fils, Jacques-Ignace de Villeneuve (1713-1765), décida d'adjoindre à sa résidence de nouveaux bâtiments qu'il fit édifier sous la direction de Thomas Lainée. Fantasque, il fit tout raser en 1741 pour reconstruire tout à neuf selon les plans de Jean-Baptiste FranqueJoseph Girard, , .. Les travaux ne furent achevés qu'en 1749Joseph Girard, , ., et ont ruiné son propriétaire. Celui-ci est obligé de louer une partie du rez-de-chaussée à partir de 1753.
À la Révolution, les propriétaires ayant émigré, l'hôtel de Villeneuve est saisi comme bien national. Toutefois, il ne trouve pas d'acheteur en raison de sa trop grande valeur. En 1801, de retour d'émigration, Étienne-Joseph de Raousset-Soumabre, le gendre de Jacques-Ignace de Villeneuve, obtint sa restitution.
En 1802, pour , l'hôtel est acheté par le négociant Joseph-Véran Deleutre, moulinier en soie d'Avignon, qui y installa son industrie. Puis, il loue le bâtiment à la ville d'Avignon pour y installer les collections d'Esprit Calvet. Il fut acquis par la municipalité le pour être transformé en muséeJoseph Girard, , ..
L'hôtel de Villeneuve-Martignan fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le .
Le musée Grand collectionneur et physiocrate de formation, Esprit Calvet voua sa vie entière à la médecine et aux arts. En 1810, il légua par testament à Avignon, sa ville natale, à charge de créer une institution autonomeDénommée bibliothèque Calvet, puis Museum Calvet, aujourd'hui Fondation Calvet (Séance du 8 avril 1826 et arrêt du Conseil d'État du 19 mai 1893 sur fondation-calvet.org)., une riche bibliothèque, une collection d'histoire naturelle et un cabinet d'antiquités, avec les fonds nécessaires pour les entretenirTestament olographe d'Esprit Calvet sur fondation-calvet.org.. Un décret impérial du , depuis le palais des Tuileries, a permis au maire d'Avignon d'accepter, au nom et pour la commune d'Avignon, le legs universel fait à son profitLe décret impérial du sur fondation-calvet.org... Le musée Calvet, nommé ainsi en son honneur, conserve nombre de ses objets d'art.
Depuis les années 1980, le musée Calvet est scindé en deux parties situées dans deux bâtiments différents : le musée des beaux-arts est resté dans l'hôtel de Villeneuve-Martignan du , tandis que le musée lapidaire a, quant à lui, été redéployé dans l'ancienne chapelle du collège des Jésuites, rue de la République à Avignon.
Collections du musée Le musée, situé dans l'hôtel de Villeneuve-Martignan, abrite des objets d'art, dessins, sculptures et peintures du .
Peinture La collection de peintures présente des œuvres allant du .
Peinture française Peinture française des Simon de Châlons : La Sainte parenté ; L'Adoration des bergers ; La Résurrection du Christ ; Déploration sur le Christ mort. Nicolas Mignard : Saint Michel écrasant les anges rebelles ; Saint Bruno en oraison ; Le Vice-légat Frédéric Sforza ; La Vierge remettant le scapulaire à saint Simon Stock ; La Pietà ; Autoportrait. Reynaud Levieux : Laban cherchant ses idoles ; L'Archange Gabriel apparaissant à Zacharie. Pierre Dupuis : Nature morte aux légumes et abricots. Pierre Mignard : Portrait d'Henri de Forbin Maynier, baron d'Oppède ; La rencontre d'Alexandre avec la reine des amazones. Pierre II Mignard : Allégorie du printemps ; Allégorie de l'été ; Allégorie de l'automne ; Allégorie de l'hiver ; Apollon faisant écorcher Marsyas ; Noli me tangere.
Peinture française du Nicolas de Largillierre : Portrait de Pierre Parrocel. Jean Raoux : Jeune Femme lisant une lettre ; Le Silence, ou Femme à la fenêtre soulevant un rideau. Pierre Parrocel : La Résurrection du Christ. Étienne Parrocel : Saint Jean-Baptiste désignant le Messie ; Saint Camille de Lellis présenté à la Trinité. Jean Valade : Marie-Anne de Montboissier-Beaufort-Canillac, marquise de Beaumont ; Portrait de Joseph François Xavier de Seytres. Jacques de Lajoüe : Marine, temps calme. Philippe Sauvan : La Souveraineté ; Portrait d'Esprit Calvet ; La Ville d'Avignon restituée au Saint Siège. Joseph Vernet : L'Entrée d'un port de mer par temps calme ; La Gondole italienne ; Fraîche matinée, partie de plaisir ; Naufrage d'un voilier sur des rochers ; La Bergère des Alpes ; Matin sur terre, la pêche en rivière ; Midi sur terre, coup de vent ; Matin à la mer, effet de brouillard ; Marine, soleil levant, port avec un temple. Joseph-Marie Vien : La Présentation de Jésus au temple. Jean-Baptiste Marie Pierre : La Décollation de saint Jean-Baptiste. Louis-Michel van Loo : Portrait de Joseph Vernet. Hubert Robert : Le Printemps ; La Fontaine de Vaucluse ; Paysage de ruines avec fontaine ; Passage d'un troupeau devant le Colisée et l'Arc de Constantin à Rome. Jean-Baptiste Regnault : L'Éducation d'Achille par le centaure Chiron. Pierre Peyron : Curius Dentatus refusant les présents des ambassadeurs samnites. Jacques-Louis David : La Mort de Joseph Bara. Élisabeth Vigée Le Brun : Portrait de Giuseppina Grassini.
Peinture française du Horace Vernet : Joseph Vernet, attaché à un mât, étudie les effets de la tempête, huile sur toile, 1822 ; Mazeppa aux loups, huile sur toile, 1826Selon une tradition reprise par Voltaire dans son Histoire de Charles , Ivan Mazeppa surpris en flagrant délit d'adultère, fut attaché entièrement nu sur le dos d'un cheval sauvage qui l'emporta au fin fond des steppes ukrainiennes.. Carle Vernet, Chevaux effrayés par l'orage Jean-Joseph Lacroix : La Légende du Christ des pénitents noirs. Jean-Antoine Constantin : Vue de la Fontaine de Vaucluse. François Marius Granet : Réception de Jacques de Molay dans l'ordre du temple. Claude Marie Paul Dubufe : Apollon et Cyparisse. Jean-Baptiste Camille Corot : Site d'Italie. Jean-Joseph-Xavier Bidauld : François à la Fontaine de Vaucluse. Eugène Devéria : Portrait de Calvet. Auguste-Barthélemy Glaize : Luca Signorelli se disposant à peindre son fils tué en duel à Cortone. D'après Antoine-Jean Gros : La Bataille de Nazareth. Isidore Dagnan : Vue d'Avignon et du pont Saint-Bénézet. Auguste Bigand : Caravage dans son atelier. Pierre Révoil : Charles-Quint à l'abbaye de Saint-Just. Paul Huet : Vue générale d'Avignon et de Villeneuve-lès-Avignon, prise de l'intérieur du fort Saint-André ; Vue d'Avignon prise du côté nord. Théodore Chassériau : Baigneuse endormie près d'une source. Alfred Sisley : L'Église de Moret. Armand Guillaumin : La Pointe de la Baumette. Paul Guigou : Autoportrait ou l'homme à la pipe. Pierre Grivolas : Les Flagellants au ; Le Marché de la place Pie. Victor Leydet : Avant la messe ; Portrait de jeune homme en pied. Paul Vayson : L'Enfant prodigue gardant les porcs. Clément Brun : Rue à Villeneuve-lès-Avignon. Pierre-Jérôme Lordon, Sépulture donnée à saint Sébastien, 1827.
Peinture française du Émile Bernard : Portrait de Paul Léautaud. Pierre Bonnard : Jour d'hiver. Chaïm Soutine : L'Idiot ; Déchéance ; Le Vieillard ; La Raie ; Vue d'un village, Céret en Roussillon Bernard Buffet : Sainte-Face. Auguste Chabaud : Grande baigneuse bleue ; Les Arènes.* Maurice Denis : La Maternité blanche. George Desvallières : Portrait de Madame Emile Desvallières. Albert Gleizes : Maternité; Bords de rivière. Alfred Lesbros : Rue à Villeneuve-lès-Avignon ; Footing. Louis Agricol Montagné : Portrait de Jules Belleudy à son bureau. René Seyssaud : Rivière en automne. Ibrahim Shahda : La Femme en noir. Michel Trinquier, Les Alpilles. Jules Valadon : Portrait de Joseph Rignault à vingt ans. Louis-Mathieu Verdilhan : Vue du Vieux-Port à Marseille. Maurice de Vlaminck : Sur le zinc. Joe Downing : Peinture.
Peinture italienne Peinture italienne des vignette|droite|La Mort de Lucrèce par Luca Giordano. Filippo Abbiati : La Vierge apparaissant aux évêques lors du concile d'Éphèse, esquisse pour une grande toile ornant l'église santa Maria del Carmine à Milan. : La Vierge remettant le rosaire à saint Dominique, avec sainte Catherine de Sienne, saint Antoine de Padoue et saint François d'Assise adorant l'Enfant. Vincenzo Campi : Repas de paysans. Angelo Caroselli : Jeune Homme au crâne, vanité. Antoine Fort-Bras : Le Chevalet du peintre Luca Giordano : La Mort de Lucrèce. Rutilio Manetti ; Saint Jérôme soutenu par des anges. Giovanni Maria Morandi : Portrait du cardinal Marcello Durazzo. Pietro Negri : Néron et Agrippine. Salvator Rosa : Paysage aux deux personnages. Giorgio Vasari : La Rencontre d'Abraham et de Melchisédech. Pietro della Vecchia : Le Christ et la femme adultère.
Peinture italienne du Faustino Bocchi : Nain jouant du violon. Domenico Brandi : Cerf poursuivi par des chiens. Ercole Graziani le Jeune : Saint Pierre délivré de sa prison par un ange. Giovanni Paolo Panini : Le Dévouement de Marcus Curtius , L'Aumône faite à Bélissaire. Francesco Zuccarelli : Paysage avec des paysans.
Peinture espagnole Luis de Morales : Ecce Homo.
Peinture nordique thumb|upright=0.8|Johann Koerbecke, Résurrection du Christ (1457). Johann Koerbecke : Résurrection du Christ, 1457. Il s'agit d'un rare panneau peint provenant du retable démembré de l'abbaye de Marienfeld. Allemagne () : Saints martyrs crucifiés ; Saints martyrs flagellés et couronnés d'épines. Jan Frans van Bloemen : Paysage aux baigneuses ; Paysage aux chevriers. Pieter Bout : Paysage fluvial animé. Salomon de Bray : Libération de saint Pierre. Josse van Craesbeeck : Le Fumeur et la mort. Albrecht Dürer (d'après) : Portement de croix. Cornelis Dusart : Fumeur à la pipe, assis. D'après Jan Brueghel l'Ancien : Le Cortège d'une noce paysanne. Pieter Brueghel le Jeune : La Kermesse villageoise avec un théâtre et une procession (entourage de) ; La Parabole des aveugles. Attribué à Jacob van Oost le Vieux : Portrait de jeune homme. Attribué à Lucas Franchoys le Jeune : Portrait d'un ecclésiastique. Pieter Hardimé : Bouquet de fleurs dans un vase posé sur un entablement en pierre. Gerard Hoet : Armide s’apprêtant à poursuivre Renaud. Abraham Hondius : Héron attaqué par des chiens. Gérard de Lairesse : Jaël et Sisera. Anthonie de Lorme (pour l'architecture) et Antonie Palamedesz (pour les figures) : Intérieur d'un temple protestant avec figures. Jan Miel : Bergers et troupeau dans un paysage montagneux. Jan Miense Molenaer : L'Opération du pied. Michiel van Musscher : La Leçon de luth interrompue. Eglon van der Neer : Portrait d'un homme en costume Louis XIV. Aernout van der Neer : Vue d’un village au clair de lune. Cornelis van Poelenburgh : Paysage avec Mercure endormant Argus au son de sa flûte. ; Étude d'une branche de lilas ; Étude d'une tige de rose panachée. Hendrik van Steenwijk II : Intérieur d'église avec personnages, huile sur cuivre. : Moine lisant, une plume à la main. Jan van de Venne : Deux têtes de fantaisie, vues de profil. : Chez le maréchal-ferrant. Jan Weenix : Enfant et chien dans une fenêtre en trompe-l’œil. : Deux Fumeurs dans un cabaret.
Sculpture Sculpture française Sculptures françaises du thumb|upright=0.8|France, , Enfant accompagné d'un chien, marbre.