Les écoles de la fonction publique française ont pour vocation d'assurer la sélection, la formation initiale, et parfois la formation continue des futurs fonctionnaires de la fonction publique d'État, fonction publique territoriale et fonction publique hospitalière. Certaines écoles ont rejoint le réseau des écoles de service public (RESP) ; d'autres pas. Les cadres de la Fonction publique sont souvent formés dans des écoles du RESP. Certaines écoles forment à la fois des fonctionnaires et des cadres.

Profil Fonctions publiques Les écoles de la fonction publique donnent accès à des fonctions au sein d'une des trois fonctions publiques françaises : la fonction publique d’État, la fonction publique territoriale et la fonction publique hospitalière. Par exemple, l'Institut national des études territoriales et l'École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers donnent accès à des fonctions dans la fonction publique territoriale.

Statut des élèves Les personnes admises au sein de ces écoles effectuent généralement leur scolarité sous le statut de fonctionnaire-stagiaire. Rémunérés pendant leur scolarité, elles s'engagent en contrepartie à travailler dans la fonction publique pendant un nombre d'années défini, généralement de trois à huit ans, et jusqu'à dix ans pour les élèves des ENS et de l'ENA/INSP.

Concours d'accès Les concours d'entrée comprennent généralement des épreuves écrites d'admissibilité, orales d'admission, et, le cas échéant, pratiques. Parmi elles, on trouve le plus souvent une évaluation de culture générale ainsi qu'un entretien de motivation. Des préparations à ces concours sont le plus souvent organisées dans les établissements d'enseignement supérieurs (instituts d'études judiciaires, instituts d'études politiques, instituts de préparation à l'administration générale, etc.)

Certaines écoles recrutant à l'issue des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), comme les écoles d'ingénieurs et les écoles normales supérieures, ont un concours basé sur le programme des classes préparatoires scientifiques (maths sup et maths spé) ou littéraires.

Écoles membres du réseau des écoles du service public Historique Après une collaboration de quatre années dans l'organisation de sessions de formation communes, plusieurs écoles de service public décident en 1995 de fonder un réseau afin d'étendre leur coopération dans différents domaines.

Objectifs Le RESP permet à 34 écoles et instituts de formation spécialisés dans la formation professionnelle des fonctionnaires, de partages leurs pratiques et de développer des projets communs, voire de mutualiser des formations destinées à leurs élèveshttps://www.onisep.fr/vers-l-emploi/decouvrir-le-monde-professionnel/travailler-dans-la-fonction-publique-formations-concours-metiers/le-reseau-des-ecoles-de-service-public#:~:text=Le%20RESP%20(R%C3%A9seau%20des%20%C3%A9coles,des%20organismes%20de%20protection%20sociale. Le Réseau des Écoles de Service public est une association de 38 écoles administratives françaises des trois fonctions publiques ou assimilées. .

Le RESP a pour objectif de répondre à un souci commun de ses membres d'améliorer les méthodes pédagogiques à travers l'organisation de sessions de formation, de mutualiser leurs compétences et échanger leurs expériences, de décloisonner la formation port-universitaire de service public, de mieux faire connaître les métiers d'encadrement des trois fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière) et de la sécurité sociale préparés dans ses écoles.

Le RESP organise diverses activités destinées aux élèves ou stagiaires de chacune des écoles. Il vise également l'amélioration des compétences pédagogiques de leurs cadres. Des groupes de travail permettent aux membres qui le souhaitent de se tenir informés sur les évolutions du monde du service public et de celui de la formation, et de conduire une réflexion commune sur leur positionnement face à ces évolutions.

Liste des écoles du réseau Administration et collectivités vignette|IRA de Lille. Le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFTP). L'École nationale de la sécurité et de l'administration de la mer (ENSAM). L'institut national des études territoriales (INET) de Strasbourg. L'Institut national du service public (INSP, ex ENA) de Strasbourg. Le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT). L'Institut régional d'administration de Bastia (IRA), Bastia. L'Institut régional d'administration de Lille (IRA), Lille. Institut régional d'administration de Lyon (IRA), Lyon. Institut régional d'administration de Metz (IRA), Metz. Institut régional d'administration de Nantes (IRA), Nantes.

Agriculture L'École nationale des services vétérinaires (ENSV) sur le campus de VetAgro Sup à Marcy-l'Étoilehttps://www.onisep.fr/ressources/structures-enseignement/auvergne-rhone-alpes/rhone/vetagro-sup-campus-veterinaire-de-lyon. Institut national de Formation des Agents du Ministère de l'Agriculture (INFOMA), à Corbashttps://www.onisep.fr/ressources/structures-enseignement/auvergne-rhone-alpes/rhone/institut-national-de-formation-des-personnels-du-ministere-de-l-agriculture.

Culture et information L'École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques (ENSSIB), Villeurbanne. L'Institut national du patrimoine (INP), Paris et Aubervilliers.

Défense et sécurité L'Académie militaire de la Gendarmerie nationale (AMGN), Melun. Le centre de formation de la défense (CFD), Bourges. L'École des commissaires des armées (ECA), Salon-de-Provence. L'École nationale des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP), Aix-en-Provence. L'École nationale supérieure de la police (ENSP), Saint-Cyr-au-Mont-d'Or. L'Institut des hautes études du ministère de l'Intérieur (IHEMI), Paris. La Sous-direction du recrutement et de la formation (SDRF), Lognes.

Éducation L’Institut des hautes études de l’éducation et de la formation (IH2EF).

Environnement L'École nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg (ENGEES), de Strasbourg. L'École de l'aménagement durable des territoires (ENTPE), à Vaux-en-Velin

Finances L'École nationale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (ENCCRF), Montpellier. L'École nationale des douanes (END), Tourcoing. L'École nationale des finances publiques (ENFIP), Clermont-Ferrand, Lyon, Noisiel, Noisy-le-Grand, Toulouse. L'Institut de la gestion publique et du développement économique (IGPDE), Vincennes.

Justice et droit L'École nationale d'administration pénitentiaire (ENAP), Agen. L'École nationale des greffes (ENG), Dijon. L'École nationale de la magistrature (ENM), Bordeaux. L'Ecole nationale de la protection judiciaire de la jeunesse (ENPJJ), Roubaix. l'Institut national du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (INTEFP), Marcy-l'Étoile.

Santé L'École des hautes études en santé publique (EHESP), Rennes et Paris-Nord. L'École nationale supérieure de sécurité sociale (EN3S), Saint-Étienne.

Sport Le Centre de ressources, d'expertise et de performance sportives (CREPS) de Vouneuil-sous-Biard.

Autres écoles (non-membres du réseau) Écoles interministérielles et écoles ministérielles Les écoles de la fonction publique peuvent avoir une vocation interministérielle ou ministérielle. Dans le premier cas, leurs élèves peuvent ensuite travailler dans plusieurs ministères, comme dans le cas de l'Institut national du service public, anciennement appelé École nationale d'administration. Les écoles ministérielles, elles, sont rattachées à un ministère de tutelle et mènent à des carrières qui sont, en principe, mono-ministérielles : c'est le cas de l'École nationale de la magistrature, rattachée au ministère de la Justice, ou encore de l'École nationale des services vétérinaires, gérée par le ministère de l'Agriculture.

Les quatre Écoles normales supérieures font figure d'exception dans la mesure où elles n'ont pas de corps de sortie unique. Cependant, la plupart de leurs élèves se dirigent vers le ministère de l'Éducation nationale ou vers le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Liste des écoles de la fonction publique hors réseau Écoles à vocation interministérielles (Services du Premier ministre)

Ministère de l'Agriculture

Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères Institut diplomatique et consulaire (composante de l'École pratique des métiers de la diplomatie).

Ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique Écoles nationales des douanes situés à Tourcoing pour les inspecteurs, et à Rouen pour la formation contrôleurs et agents de constatation des douanes de la branche des opérations commerciales. École nationale des brigades des douanes située à La Rochelle pour la formation des contrôleurs et des agents de constatation de la branche de la surveillance. École nationale des finances publiques pour les inspecteurs et contrôleurs des impôts, les inspecteurs des impôts division cadastre et techniciens géomètres du cadastre, les inspecteurs, contrôleurs et agents de recouvrement du trésor, et les informaticiens de la Direction générale des Finances publiques. Centre national de la fonction publique territoriale Institut national des études territoriales (INET) ; qui forme par délégation du CNFPT, les administrateurs territoriaux, les conservateurs du patrimoine territoriaux en partenariat avec l'INP, les conservateurs de bibliothèques territoriaux, les ingénieurs en chef territoriaux. Institut national spécialisé d'études territoriales (INSET) : il en existe à Angers, Dunkerque, Montpellier et Nancy. École des ingénieurs de la ville de Paris, pour les ingénieurs de la Ville de Paris.

Ministère de la Culture

Ministère des Armées École nationale supérieure de techniques avancées de Bretagne pour les ingénieurs des études et techniques de l’armement. École nationale supérieure de techniques avancées pour certains ingénieurs de l'armement. École polytechnique pour les ingénieurs de l'armement, mais aussi pour d'autres corps dans différents ministères. Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace pour certains ingénieurs de l'armement et des études et techniques de l'armement. École d'administration des affaires maritimes pour les administrateurs des affaires maritimes.

Dans ces écoles, les élèves choisissant de servir l'État n'ont pas un statut de fonctionnaire mais de militaire.

Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire École nationale de l'aviation civile pour les ingénieurs de contrôle de navigation aérienne, les ingénieurs électroniciens des systèmes de la sécurité aérienne et les techniciens d’étude et d’exploitation de l’aviation civile. École nationale de la météorologie pour les ingénieurs des ponts et chaussées, spécialité météorologie, et les ingénieurs des travaux de la météorologie ainsi que les techniciens supérieurs de l’exploitation météorologie et les techniciens supérieurs d'instrumentation. École nationale des ponts et chaussées pour les ingénieurs du corps des ponts et chaussées. École nationale des sciences géographiques (Géodata Paris) pour les ingénieurs des sciences géographiques et du numérique et les techniciens géomètres (corps propres de l'IGN - Institut National de l'information géographique et forestière). École nationale des travaux publics de l'État pour les ingénieurs des travaux publics de l'État. École nationale des techniciens de l'équipement pour les techniciens supérieurs et les secrétaires d'administration et de contrôle du développement durable. Les autres écoles des mines pour les ingénieurs de l'industrie et des mines. Les écoles de l'Institut TELECOM pour les ingénieurs du corps des télécommunications.

Ministères de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur