La Direction générale de la Sûreté nationale ou D.G.S.N, également connue sous le nom de Sûreté nationale (en ; en ), est le corps de police nationale du Maroc. Elle est fondée le par le roi Mohammed V et est placée sous la tutelle du ministère de l'Intérieur. Son directeur actuel est Abdellatif Hammouchi.
Présentation La Sûreté nationale est chargée du maintien de l'ordre public conformément à la Constitution et à la loi marocaine. Elle est régie par le dahir n° 1-56-115 du 5 chaoual 1375 ().
Histoire Avant le , une Shurta (police) régionalisée veillait à l'application de la charia et assurait la sécurité dans l'ensemble du pays. Sous le califat almohade, le calife exerçait également la fonction de ṣāḥib al-shurṭa (chef de la police).
Des muhtasibs régionaux et tribaux (équivalents à des commissaires de police) étaient nommés par le Pacha. Le muhtasib avait le pouvoir d'infliger des amendes pour les infractions mineures. Les criminels étaient jugés devant un qadi, juge d'un tribunal appliquant la charia, qui rendait des décisions en matière pénale, civile et commerciale.
Le 20 juillet 1901, le Maroc créa sa première patrouille nationale de surveillance des frontières. Celle-ci était chargée d'assurer la sécurité de la frontière avec l'Algérie française, sous l'autorité d'un commissaire basé à Oujda.
En 1906, la Conférence d'Algésiras entraîna d'importantes réformes de la police au Maroc. Ces réformes instaurèrent une force de police nationale placée sous l'autorité souveraine du Sultan. Le recrutement des policiers était supervisé par le Makhzen et leur commandement confié à des caïds. En outre, cette force était déployée dans les huit ports ouverts au commerce international.
En 1913, le Service général de la police dite "Police Shérifienne" fut créé à la suite de l'instauration du Protectorat français au Maroc. En 1913, une unité d'identification criminelle fut mise en place. Un service général d'identification criminelle fut ensuite créé en novembre 1931.
Des hackeurs, anciens membres de la DGST exilés en Europe, diffusent en 2026 les noms et des données personnelles de 70 000 membres présumés des forces de sécurité et de renseignement marocaineshttps://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/08/26/au-maroc-les-hackeurs-du-groupe-jabaroot-publient-les-noms-de-70-000-agents-des-services-de-securite-et-de-renseignement_6757367_3212.html.
Missions La Sûreté nationale est chargée du maintien de l'ordre public conformément à la Constitution et à la loi marocaine. Elle est régie par le dahir n° 1-56-115 du 5 chaoual 1375 ().
Corps de la DGSN La police du Maroc est organisée comme suit : Direction de la Police judiciaire Direction de la sécurité publique Direction des systèmes d'information et de la communication Direction du renseignements généraux Ressources humaines Direction des équipements et budget (DEB) Direction de la sécurité des palais royaux
Grades
Gardien de la paix Brigadier / Inspecteur de police Brigadier chef / Inspecteur principal Officier de police / De Paix Officier de police principal / De paix Commandant des gardiens de la paix Commandant principal des gardiens de la paix Commandant divisionnaire des gardiens de la paix Commandant de groupement Commandant de groupement principal Commissaire de police Commissaire de police principal Commissaire divisionnaire Contrôleur Général Préfet de police
La Police en uniforme Police Marocaine Titres fonctionnelsInsigne de titre75px75px75px75px75pxGradeInsigne de titre75px75px75px75px75pxGrade La Police en civil Police Marocaine Titres fonctionnelsInsigne de titre75px75px75px75px75pxGradeInsigne de titre75px75px75px75px75pxGrade
Histoire En 1912, la police était assurée par les mokhaznis du Pacha à l'intérieur des murailles de la ville. Le Mouhteceb à la sécurité remplit une fonction analogue à celle de commissaire de police auprès du Pacha qui est lui nommé par les vizirs du Sultan. Le Mouhteceb avait aussi le pouvoir de punir les délits par contraventions.
En 1956, le ministère de l'intérieur est retiré au parti de l'Istiqlal et confié à des personnalités proches du chef de l’État. Lahcen Lyoussi, figure indépendante, est alors nommé au ministère de l'intérieur. Dans ce contexte, il est chargé de la création d’un nouveau corps de police, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), destinée à assurer le maintien de l’ordre public et à structurer les services de sécurité du Maroc indépendant.
Création des Groupes urbains de sécurité Les Groupes urbains de sécurité (« GUS ») sont déployés par la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) le .
En , les GUS comprennent entre et agentsKarim Douichi, « Les GUS partent, la police nationale reste », Le Matin, 16 octobre 2006..
Les GUS sont d'abord considérés comme des unités de premier secours et leurs membres parlent l'anglais. Chaque GUS est attaché à un arrondissement déterminé. En tant qu'unité de police auxiliaire, les GUS, par exemple, n'ont pas le droit de confisquer un permis de conduire ou d'établir de rapports officiels.
Les GUS sont surnommés « Croatia » en raison de leurs coiffes décorées de carrés rouges et blancs similaires au drapeau de la CroatieI.B., « Groupes Urbains de Sécurité », Finances News Hebdo, 5 mai 2005.. Alors même que plusieurs sont satisfaits du combat efficace de ces unités contre le crime, plusieurs voix considérèrent l'unité comme un outil de répression et critiquent sa violence. Cette unité souffre également d'une image négative dans le pays en raison de la corruption.
Exactement un an après sa création, le , ce corps est dissous, en raison des réformes engagées dans le domaine de la police et des forces armées. Le GUS comprend alors 6 groupes. Les membres de GUS doivent être redéployés vers d'autres départements de la police comme la police criminelle et judiciaire.
Anciens dirigeants de la DGSN
Mohammed Laghzaoui19561960Mohamed Oufkir19601967Ahmed Dlimi19701972 Abderrahmane Rabiah 1972 1979Slimane Alaoui19791979 Général Abdelhak Kadiri 1979 1983 Hamid El Boukhari 1983 1988 M hamed Dryef 1989 1990 Général Ouazzani 1990 1993 Ahmed El Midaoui 1993 1997 Hafid Benhachem 1997 2003 Général Hamidou Laanigri 2003 2006 Charki Draiss 2006 2012Bouchaib Rmail 2012 2015Abdellatif Hammouchi 2015en fonction
Formation La Direction générale de la Sûreté nationale compte 6 écoles de police affiliées à l'Institut royal de police de Kénitra. Bouknadel Kénitra (El Fouarat) Oujda Fès Laâyoune Tanger Marrakech
Maintien de l'ordre Les Compagnies mobiles d‘intervention (CMI), anciennes entités de maintien de l'ordre n'existent plus.
Les Corps constitués, nouvelle unités, relèvent de la Direction de la Sécurité publique. Elle comporte , répartis sur tout le territoire national, la plupart étant stationnés en régions et dans les préfectures, et une partie étant cantonnée dans des casernes au niveau central.
Leurs uniformes noirs et leurs moyens de transport bleu foncé sont distincts de ceux des autres services de la DGSN
thumb|Véhicules antiémeute.
Groupements mobiles de maintien de l'ordre Ils sont , dépendant de la DSP au niveau central et leur déploiement pour interventions est décidé par le Directeur de la sécurité publique. Ils sont divisés en 11 compagnies réparties sur autant de villes principales du royaume.
Ces GMMO disposent de leur propre logistique. Ils interviennent dans plusieurs domaines relevant du maintien de l'ordre public : sécurité routière, intervention active et/ou passive lors de manifestations populaires, assistance aux autres corps d'État à la survenue de catastrophes naturelles, présence au sein du dispositif Hadar
Groupes d'intervention rapide Ils sont , anciennement connus sous le nom de CMI, ou compagnies mobiles d'intervention. ils sont rattachés aux différents préfets de police en régions, et sont organisés en 31 compagnies mobiles, structurées en compagnies de quelque 150 à 250 éléments chacune, en fonction de la taille des villes.
Déployés, les GIR assurent des activités de maintien de l'ordre public décidées en régions.
Compagnies anti-émeutes
Avec un effectif de 721 membres sur 5 groupements, ils sont dégagés des missions ordinaires de maintien de l'ordre. Ces compagnies ont vocation exclusive à l'intervention directe.
Leurs interventions sont assurées en renfort des GMMO.
Groupements mobiles de sécurité
Relevant du niveau central, ils sont chargés de la gestion des grands événements et interviennent en renfort des GMMO, sur décision de la direction centrale de la DGSN et de la DSP. Ils sont groupés en 10 compagnies à l'échelle nationale.
A l'instar des GIR, ils sont parfaitement polyvalents, leurs formations leur permettant d'intervenir dans toutes sortes de missions, sécurité routière, intervention directe, gestion des foules. Une fois sur le terrain, ils sont divisés en pelotons distincts reliés au commandement de leurs unités.
Autres unités
Unité de déminage Datant des années 80, la brigade est renforcée après les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca. La direction centrale de l'unité de déminage est basée à Rabat et compte environ 30 personnes. 3 brigades sont également déployées dans les 3 plus grandes préfectures du royaume : Casablanca, Rabat, Marrakech, et comptent entre 8 et 12 agents de terrain. L'unité travaille en collaboration avec la brigade cynotechnique.
Brigade canine Créée en 1992, l'unité a été érigée en division centrale relevant de la direction de la police judiciaire en 2016.
Service de protection rapprochée Créée en 1962 sur le fondement de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, l'unité compte environ 700 agents. La brigade est spécialisée dans la protection des voyages officiels, des convois internationaux et des ambassadeurs.
Forces spéciales La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) disposition d'une Brigade centrale d'intervention (BCI) et de Brigades régionales d'intervention (BRI)
Brigade régionale des artificiers Cette brigade spécialisée a pour mission d'assurer un appui technique et de terrain aux investigations et enquêtes judiciaires, à travers la détection et l'analyse nécessaire d'objets et de matériaux explosifs, outre la contribution effective et efficiente face à toutes les menaces que représentent les produits explosifs en général. L'objectif est de faire face aux défis de sécurité et aux menaces terroristes.
La brigade régionale des artificiers de Rabat s'ajoute à six autres, créées durant les trois dernières années, dans différentes villes du pays, à savoir Fès, Laâyoune, Marrakech, Oujda, Casablanca et Tanger. Elle a été équipée de moyens logistiques dotés de technologies de dernière génération comprenant notamment des robots et du matériel très développé pour détecter et neutraliser les explosifs à distancehttps://medias24.com/2022/03/01/fes-se-dote-dune-brigade-regionale-des-artificiers/.
Signalement des contenus illégaux La plateforme E-blagh a pour objectif de permettre aux internautes et aux utilisateurs des réseaux sociaux de signaler rapidement et en toute sécurité tout contenu numérique jugé criminel ou violent. Elle vise à intercepter tout contenu qui incite à des actes de terrorisme, porte atteinte à la sécurité des individus ou des groupes, viole les droits et libertés des mineurs, voire également la protection des données personnelles des utilisateurs. Chaque citoyen doit avoir la possibilité de signaler tout contenu suspect via le site web dédié.
La collaboration active entre les autorités et les citoyens permet à la plateforme de préserver un environnement Internet sûr et sécurisé, ce qui est vu comme une avancée significative dans la lutte contre la cybercriminalité au Maroc.
Partenariats avec d'autres pays