La (LPGA) est l'organisation américaine qui encadre le golf féminin professionnel. Fondée en 1950, elle gère le LPGA Tour, principal circuit féminin de golf à l'échelle mondiale. Son siège se trouve à Daytona Beach en Floride (États-Unis).
Le LPGA Tour se dispute majoritairement aux États-Unis, mais comporte également plusieurs étapes organisées sur d'autres continents. Bien que d'autres circuits féminins existent tels que le Ladies European Tour (Europe), le LPGA of Korea Tour (Corée du Sud) et le LPGA of Japan Tour (Japon), aucun ne rivalise en prestige et en dotations avec le circuit géré par la LPGA.
En 2025, la saison du « LPGA Tour » comprend trente-trois tournois dont cinq tournois majeurs considérés comme les plus prestigieux. Le classement des joueuses repose notamment sur les gains cumulés (« money list ») et plusieurs distinctions annuelles sont décernées, parmi lesquels le titre de « LPGA Player of the Year », qui récompense la joueuse la plus performante de la saison selon ses victoires et ses résultats financiers.
Histoire
Les années 1920 : premiers signes de professionnalisation du golf féminin aux États-Unis
Le golf est l'héritage des vestiges de la société victorienne avec ses codes et ses restrictions. Ainsi, pendant longtemps, les femmes se heurtent au monde masculin et au professionnalisme. Elles ne peuvent pas intégrer le PGA of America et n'occupent pas de travail dans les clubs de golf privés ou au sein des magasins de sports. Les premiers signes de professionnalisation du golf féminin aux États-Unis apparaissent dans les années 1920 avec la signature de golfeuses avec un équipementier pour l'équiper, comme la pionnière Helen MacDonald avec Hillerich & Bradsby en 1924 suivie de Bessie Fenn et May Dunn.
Les années 1930 : arrivée du professionnalisme et de Babe Didrikson
Dans les années 1930, la première golfeuse professionnelle liée par un contrat est Helen Hicks, qui travaille pour la société Wilson Sporting Goods, suivie d'Opal Hill, Helen Dettweiler et Patty Berg. Mais le grand coup d'éclat du golf féminin professionnel est le choix de la double-championne olympique du -haies et du javelot, détentrice de records mondiaux d'athlétisme, la populaire Babe Didrikson (plus tard connue sous le nom de Babe Zaharias à la suite de son mariage) qui décide de se lancer dans le golf au lendemain de sa réussite olympique en 1932. Deux ans plus tard en 1934 à l'instar d'Hicks, elle contracte avec Wilson Goods Company et effectue de nombreuses tournées d'exhibition à travers les États-Unis pour promouvoir le golf avec Gene Sarazen.
La mise en place de tournois professionnels fut en revanche plus lente, avec à la fin des années 1930 la création Western Open remporté pour la première fois par une professionnelle en 1937 par Helen Hicks, et le Championnat Titleholders, créé en 1937 dont les trois premières éditions de 1937 à 1939 ont été gagnés par Patty Berg. La première dotation financière dans un tournoi féminin est réalisée à l'occasion du Western Open de 1941.
1944-1948 : vestige de la première tentative d'un circuit féminin
En 1944, une association composée uniquement de golfeuses à initiative d'Ellen Griffin, Betty Hicks et Hope Seignious, et nommée la (WPGA), est créée avec pour objectif de promouvoir et de créer un circuit féminin professionnel. Elle se heurte alors à une forte résistance des organisations amateures de golf féminin qui incitent les propriétaires des parcours de golf à refuser les évènements liés à la WPGA. De plus, les organisations masculines et les entreprises sportives n'apportent aucun soutien à ce mouvement et le rejettent : l'une des réponses est le refus du PGA Tour à une fusion de ce circuit en son sein. Toutefois, parmi les succès de ce circuit se trouve la création de l'Open américain qui aujourd'hui est un tournoi majeur et l'un des grands évènements de golf féminin. En 1947, des tensions entre les golfeuses sous contrats avec des équipementiers et des joueuses de ce tournoi apparaissent sur la question de la rémunération, les premières préférant des contrats, les secondes d'être rémunérées au regard des performances aux tournois. Ainsi cette organisation disparaît.
1949 : création de la Ladies Professional Golf Association par treize pionnières
En 1948, la société Wilson Sporting Goods et son directeur Lawrence Blaine Icely, avec qui Zaharias et Berg sont liés, relancent l'idée d'un circuit féminin aux États-Unis et nomment Fred Corcoran, ancien employé du PGA Tour, comme directeur de ce circuit. Ce dernier change le terme « Women » pour le remplacer par « Ladies » pour éviter un procès lié à la précédente association existante et nomme l'association la « Ladies Professional Golf Association ». Celle-ci est créée en avec l'adhésion de treize golfeuses professionnelles américaines - Alice Bauer, Marlene Bauer, Patty Berg, Bettye Danoff, Helen Dettweiler, Helen Hicks, Opal Hill, Betty Jameson, Sally Sessions, Marilynn Smith, Shirley Spork, Louise Suggs et Babe Zaharias - actant la création de cette association et d'un circuit annuel nommé « le LPGA Tour » qui démarre le à Tampa en Floride. Ce premier tournoi est remporté par l'amateure Polly Riley. Le second tournoi en , le Championnat Titleholders, reçoit la qualité de tournoi majeur et celui-ci est remporté par la professionnelle Babe Zaharias.
Les années 1950 et 1960 : le LPGA pérennise son circuit thumb|L'Américaine Louise Suggs, avec onze tournois majeurs remportés, marque de son empreinte les premières années de la LPGA. Conscientes que le sport féminin a un long chemin à faire, les membres de la LPGA n'exigent pas de trop fortes dotations sur les tournois avec l'objectif de pérenniser ce projet. Le circuit doit son succès les premières années aux personnalités de ses joueuses avec Babe Zaharias en premier lieu, mais également Patty Berg (première présidente), Peggy Kirk, Louise Suggs ou encore Betsy Rawls, et un calendrier stable. Le circuit intègre une vingtaine de tournois annuels et en désigne à son origine trois comme tournois majeurs liés à des raisons historiques : le Western Open remporté pour la première fois par une professionnelle en 1937 Helen Hicks, le Championnat Titleholders créé pour les professionnelles en 1937 et l'Open américain héritage de la précédente tentative d'organisation professionnelle. Au côté du classement des gains désignant la meilleure joueuse officieusement, le trophée Vare est créé en 1953 sur initiative de Jameson en récompensant la golfeuse avec la plus basse moyenne de coups par parcours à la fin de chaque saison.
Dans ces années 1950, tous les tournois se disputent aux États-Unis à l'exception de l'Open de la Havane à Cuba entre 1956 et 1958, et hormis l'Uruguayenne Fay Crocker, seules des Américaines s'y imposent.
Dans les années 1960, le LPGA Tour a trouvé son rythme de croisière et poursuit son développement, deux nouveaux trophées font leurs apparitions avec celui de la meilleure débutante en 1962 puis, plus prestigieux, de la « Meilleure joueuse de la LPGA » en 1966. Le circuit voit également à partir de 1963 l'arrivée des retransmissions télévisuelles. Sportivement, Mickey Wright puis Kathy Whitworth dominent outrageusement le circuit durant dix années face à Carol Mann et Sandra Haynie, et il voit la participation de plus en plus de golfeuses non américaines. Outre l'exploit de l'amateure Catherine Lacoste lors de sa victoire à l'Open américain en 1967, d'autres golfeuses étrangères intègrent durablement ce circuit à l'image de la Canadienne Sandra Post ou de l'Australienne Margie Masters, phénomène qui se développera de plus en plus les années suivantes. Les dotations augmentent de manière régulière, certes loin de celles pratiquées sur le circuit masculin du PGA Tour.
Virage plus professionnel dans les années 1970 thumb|Dès son année de « débutante », Nancy Lopez est désignée « joueuse de l'année de la LPGA » en 1978. Après plus de vingt d'années d'existence dont le succès tient à ses membres, la LPGA opère un virage plus professionnel dans les années 1970 en embauchant un « commissioner » (un président) en la personne de Ray Volpe en 1975. Celui-ci décide de déplacer le siège d'Atlanta à New York et crée un conseil d'administration. L'objectif est de faire croître grandement le circuit en se rapprochant des lieux des sièges sociaux internationaux. Les dotations subissent ainsi une hausse et de nouvelles golfeuses deviennent des têtes d'affiches, avec Judy Rankin, première golfeuse à remporter plus de annuellement, JoAnne Carner par sa longévité sur le circuit, puis Nancy Lopez qui dès son arrivée sur le circuit collectionne les titres. D'autres golfeuses sont aussi mises en valeur avec Amy Alcott et l'Australienne Jan Stephenson.
Les années 1980 : mise en place des qualifications et hausse des dotations
Les années 1980 poursuivent cette croissance avec des dotations croissantes. John D. Laupheimer succède à Volpe en 1982 et sont mis en place des programmes de perfectionnement, d'enseignement et de qualification pour inciter les jeunes filles à opter pour le golf dans les établissements scolaires et universitaires. Cela attire une nouvelle génération de golfeuses symbolisées par Beth Daniel, Betsy King et Patty Sheehan. Le siège social, un temps au Texas, est finalement établi en Floride à la fin des années 1980.
Les années 1990 vers des sommets et internationalisation du circuit
Les années 1990 sont un grand bouleversement pour le circuit qui s'ouvre de plus en plus aux étrangères. Après le succès de la Japonaise Ayako Okamoto en 1987, le circuit va voir dans les années 1990 se succéder de nombreuses golfeuses non-américaines avec Annika Sörenstam, Laura Davies et Karrie Webb. Le record de gains annuels dépasse le million de dollars à partir de 1996. De d'euros en 1989, les dotations annuelles atteignent de dollars en 1996.
Les années 2000 : Les non-américaines prennent les commandes sportives de la LPGA qui subit les conséquences de la crise économique
Les années 2010 : une croissance soutenue de la LPGA, les Asiatiques en nombre sur le LPGA
Les années 2020 : brutal arrêt dû à la pandémie avant un redémarrage spectaculaire
La saison 2020, après quatre tournois disputés, est brutalement interrompue par la pandémie de Covid-19. Les tournois entre mi-février et août sont tous annulés et reportés en fin de saison ou à la saison 2021.. Le LPGA Tour redémarre en août avec trois tournois disputés, mais d'autres annulations interviennent en cette fin d'année. Ainsi, sur une saison où trente-cinq tournois étaient programmés, seuls dix-sept tournois ont pu se disputer dont le tournoi majeur Championnat Amundi Evian.
Tournois du circuit LPGA
La plupart des tournois du circuit LPGA (LPGA Tour) se tient aux États-Unis.
Cinq tournois majeurs de la LPGA dominent le calendrier de ce circuit, ils composent ce qu'on nomme le grand chelem : Le Championnat Chevron Le Championnat de la LPGA L'Open américain L'Open britannique Le Championnat Amundi Evian 200px
Trois de ces tournois majeurs se disputent aux États-Unis, l'Open britannique se déroule au Royaume-Uni et le Championnat Amundi Evian en France.
Outre les cinq tournois du Grand Chelem, les tournois de catégorie winner sont les plus importants. Ils sont au nombre de cinq : quatre se jouent aux États-Unis et le dernier au Canada, sur un parcours différent à chaque édition. Les tournois winner proposent un minimum de deux millions de dollars de prix et les joueuses qui remportent ces épreuves sont directement qualifiées pour le LPGA Playoffs de fin de saison.
Présence internationale