Charles Ponsonailhe est un écrivain et critique d'art français, né à Pézenas le , mort à Servian le .

Biographie Études Élève aux collèges de PézenasCharles Ponsonailhe était président d'honneur de l'Association des anciens élèves du Collège de Pézenas. et de SorèzeAnnuaire de l'Association sorézienne., il étudie ensuite le droit à l'Université de Toulouse, et y soutient le une thèse de doctorat sur la propriété artistiqueDe la propriété littéraire et artistique en droit romain et en droit français / thèse pour le doctorat soutenue par Ch. Ponsonailhe, Toulouse, Typographie Vialelle, 1879 (303 pages ; 23 cm).. Reçu avocat au Barreau de Paris, il délaisse rapidement la robe pour sa consacrer intégralement à la littérature d'artIl avait déjà publié, en 1877, une étude sur Les Deux Ranc, peintres de Montpellier, extraite des Séances des Sociétés des Beaux-Arts des Départements à la Sorbonne..

Carrière littéraire Arsène Houssaye l'accueille alors à la revue L'Artiste, et lui confie la rédaction du Salon où il publie plusieurs articles. En parallèle, il s'attelle à l'écriture d'une belle biographie du peintre montpelliérain Sébastien Bourdon, qui paraît en 1883.

Journaliste, il écrit dans plusieurs grands journaux et revues parisiens : La Grande Revue de Paris et Saint Pétersbourg, Le Gaulois, La Nouvelle Revue, Le Correspondant, La Gazette de France, L'Art français, L'Illustration, la Revue illustréeIl a aussi publié en 1903, dans la revue royaliste illustrée Le Panache, une série d'articles Les Gloires de la Monarchie française., où il étudie surtout les œuvres artistiques dans leurs rapports avec l'histoire ou la littérature, ou traite de sujets historiques ayant quelque relation avec l'art. Il continue aussi la publication de nombreux ouvrages qui consacrent son renom.

En 1889, il publie Les Artistes scandinaves à Paris, promeut le pleinairisme nordique et la manière dont la lumière est mise en valeur dans leurs œuvres..

Vers 1904, il fonde en collaboration une revue militaire, PatriaPatria - Revue bimensuelle illustrée de l'officier et de sa famille. ; après plusieurs numéros et un vif succès, la revue s'arrête brusquement à la suite de querelles internes.

Conférencier, il présente notamment, chaque année, au Congrès des Sociétés des Beaux-Arts à Paris, une étude sur une œuvre, un personnage, un monument, de l'Hérault, voire de PézenasLes Trois Grâces de Raphaël. Mise en vente à Paris en 1822 (1897), qui était de la collection du scientifique piscénois Henri Reboul ; Henri Relin, statuaire ; Le tableau de Saint Roch par Vien, à la collégiale de Pézenas ; Trois édifices piscénois au temps de Molière ; etc.. Favorable à la création d’une inspection des Beaux-Arts, il œuvre largement pour la mise en valeur et la protection du patrimoine.Le Ministère des Beaux-Arts lui confie d'ailleurs la rédaction de rapports sur les Musées et les collections du départementIl rédige ainsi, en 1891, l'Histoire et Description du Musée de Béziers. dans le cadre de l’Inventaire général des richesses d’art de la France.

Il consacre les dernières années de sa vie à sa collaboration au quotidien montpelliérain l'Éclair, dont il est l'un des correspondants parisiens, auquel il adresse chaque semaine une chronique.

Membre correspondant de la Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers, membre de l'Académie des sciences et lettres de Montpellier, correspondant du Comité des Sociétés des Beaux-Arts des départements à Béziers, il est décoré des insignes d'officier de l'Instruction publique par arrêté du Journal officiel, 6 avril 1902, page 2542..

Pézenas Il résidait à Paris ou à Pézenas, en particulier à sa campagne de Saint JulienDomaine de Saint Julien sur la base Mérimée. où il rapporta en 1894 le bloc du Chien qui ronge l’os.. Très attachée à sa ville natale, il fut l'un des artisans du succès, à Paris, du Comité moliériste piscénois, pour lequel il collecta, pendant plusieurs années, des fonds en vue de l'érection du Monument à Molière. (1897).

Œuvres principales vignette|Portrait de Charles Ponsonailhe, par Frère Marie Yvien en 1884 (Musée de Vulliod Saint-Germain).Sébastien Bourdon, sa vie et son œuvre, d'après des documents inédits, tirés des archives de Montpellier (1883, 1886) . Les Artistes scandinaves à Paris. Précédé d'une étude générale sur l'art étranger à l'Exposition universelle de 1889 (1889) L'Année française : un héros par jourIl s'agit d'un ouvrage à la fois très nationaliste et très catholique (Charles Ponsonailhe était d'opinion royaliste). (1893) Les Cent chefs-d'œuvre de l'art religieux. Les peintres interprétant l'Évangile (1895) Les Saints, par les grands maîtres, hagiographie et iconographie du saint de chaque jour (1897, 1902) préface de Une Ville d'États : Pézenas aux et siècles, de Paul-Albert AllièsLe piscénois Albert-Paul Alliès (1868-1935), huissier de justice, journaliste et écrivain, était ami intime de Charles Ponsonailhe, dont il fut l'exécuteur testamentaire. (1908)

Notes et références

Sources Recherches aux Archives départementales de l'Hérault Nécrologie dans L'Écho de l'Hérault (), L'Éclair (5 et ), Le Petit méridional ()

Liens externes

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