Caius Popilius Laenas est un homme politique romain. Il exerça deux fois le consulat en 172 et en 158 av. J.-C. Il se distingue comme ambassadeur auprès d'Antiochos IV.

Famille Il est membre de la gens des Popilii Lænates, fils d'un Publius Popilius Lænas, petit-fils d'un Publius Popilius Lænas, soit : C. Popilius Lænas P.f. P.n.Fabio Mora, Fasti e schemi cronologici : la riorganizzazione annalistica del passato remoto romano, Franz Steiner Verlag, 1999, p. 276 Il est vraisemblablement le frère de Marcus Popilius Lænas, consul en 173 av. J.-C., et le père de Publius Popilius Lænas, consul en 132 av. J.-C..

Biographie En 172 av. J.-C., il devient consul et s'oppose à la motion du Sénat romain qui reproche à son frère Marcus Popilius Lænas, consul en 173 av. J.-C., d'avoir exercé une répression excessive contre la tribu ligure des Statellates. Par cette motion, le Sénat l'oblige à leur restituer leurs biens. Caius, à force d'opposition, parvient à faire abandonner cette motion. Mécontent, le Sénat l'envoie exercer son proconsulat en Ligurie.

En 170 av. J.-C., Caius Popilius sert en tant que légat durant la troisième guerre macédonienne et parvient à empêcher les Macédoniens de s'emparer de la cité étolienne de StratosGordon P. Kelly, A History of Exile in the Roman Republic, Cambridge University Press, 2006, p. 72. Il est ensuite envoyé par le consul Hostilius Mancinus auprès de différentes cités grecques afin de rallier le plus de soutiens possible en faveur de Rome dans sa guerre contre le roi Persée. Il est plus tard nommé gouverneur d'Ambracie, jusqu'en 169.

En 168 av. J.-C., pendant le conflit entre Rome et la Macédoine, il est envoyé comme ambassadeur avec Caius Decimius et Caius Hostilius pour éviter une guerre entre Antiochos IV, roi séleucide qui veut envahir Alexandrie, et le roi d'Égypte Ptolémée VI. Passant par Rhodes, il impose aux habitants de sévir contre ceux d'entre eux qui ont aidé Persée dans sa guerre contre les Romains.

L'ambassade romaine rencontre Antiochos près d'Alexandrie. Pour hâter une négociation difficile, Popilius trace le fameux « cercle de Popilius » : avec un bâton, il entoure d'un cercle le roi Antiochos lui interdisant d'en sortir tant qu'il n'aurait pas donné sa réponse à l'injonction romaine. Ébahi, Antiochos accepte de renoncer à sa conquête de l'ÉgypteVelleius Paterculus, Histoire romaine, livre I, 10Justin, Histoire universelle, livre XXXIV, 3. À son retour, passant par Chypre, Popilius intime à la flotte syrienne de cesser ses attaques contre les positions égyptiennes et de retourner en Syrie. Les Séleucides se retirent finalement d'Égypte et concluent une paix durable avec les Ptolémées.

Cette attitude impérieuse de la diplomatie romaine et ses effets témoignent de la puissance que Rome peut afficher au début du Les paroles de Popilius font grande impression et ont des échos dans la culture romaine : Cicéron les évoque dans sa huitième PhilippiqueCicéron, Philippiques, VIII, 23 et Valère Maxime les met au nombre des paroles mémorables des RomainsValère Maxime, Actions et paroles mémorables, livre VI, IV, 3. Plus tard, au , l’épisode est repris dans l’ouvrage éducatif De viris illustribus, rédigé par l'abbé LhomondAbbé Lhomond, De Viris. Les grands hommes de Rome, traduit et présenté par Jacques Gaillard, Arles, Actes Sud, coll. Babel, no. 164, 1995 .

Notes et références Sources modernes :

Sources antiques :

Voir aussi

Catégorie:Consul de la République romaine Catégorie:Ambassadeur romain Catégorie:Consul romain du IIe siècle av. J.-C. Catégorie:Diplomate du IIe siècle av. J.-C.