Jean Béguin-Billecocq, né à Paris le et mort à Chinon le , est un diplomate français.

Famille Né à Paris à Paris le , il est le fils de Théophile Béguin-Billecocq (1825-1906), chef du bureau du Chiffre au ministère des affaires étrangèresRevue d'histoire diplomatique, volumes 98 à 99, Éditions A. Pedone, 1984, page 317., créé comte romain à titre héréditaire le par bref apostolique du pape Léon XIIIAlmanach de Gotha, volume II, partie III familles, 2001, pages 66-69.Dictionnaire de la vraie / fausse noblesse, éditions Tallandier, 2008.Arnaud Clément, Famille de noblesse pontificale depuis 1815, Academia.edu, 2018 Voir également (n°295) : https://fr.scribd.com/document/53578711/Personnel-1re-Serie-Cartons, et de Marie-Amélie Billecocq (1833-1916)..

Il épouse à Chinon le Louise-Gabrielle Juette (1884-1954), fille de Nicolas Hilaire Juette, industriel, et de Louise BesnardJ. H. Willems, H. Lamant, Jean-Yves Conan, Armorial français: Cursay-Custines, 1975, page 313 (mariage).. Ils eurent deux fils : Claude (1914-2001), diplomate J. H. Willems, H. Lamant, Jean-Yves Conan, Armorial français: Cursay-Custines, 1975, page 314., et Vincent-Jean (1918-1998), directeur chez Rhône-Poulenc J. H. Willems, H. Lamant, Jean-Yves Conan, Armorial français: Cursay-Custines, 1975, page 313 (enfants).

Carrière Diplômé de l'École des Langues orientales de Paris (arabe, persan, turc) et de l'École libre des sciences politiques de Paris, il est nommé en 1899 élève-drogman au Caire puis interprète à DjedaRevue d'histoire diplomatique, Volumes 98 à 99, Éditions A. Pedone, 1984, page 318..

De juillet 1904 à octobre 1905 il est vice-consul de France gérant le consulat de MascateBoutres mascatais francisés, Imprimerie Nationale, 1905, page 75. (Sultanat d'Oman).

Le , il est nommé premier drogman (interprète) à l’ambassade de France à Constantinople (Turquie) où il restera près de dix ans. En 1906, son épouse reçoit la médaille d'honneur des épidémies (argent) pour avoir « fait preuve depuis plusieurs années de l'attitude la plus courageuse en assistant son mari, interprète de classe, dans des circonstances difficiles et périlleuses résultant de manifestations épidémiques à Djeddah, au Caire et à Mascate »..

En février 1914, il est nommé vice-consul à Scutari en AlbanieQuestions diplomatiques et coloniales, volume 37, 1914, page 382.. Pendant la Première Guerre mondiale, il est désigné président du conseil des consuls restés en Albanie. Il restera à son poste jusqu'en janvier 1916.

En février 1919, il est nommé consul de France à Constantinople .

En 1921, il retourne en Albanie en tant que consul, puis chargé d’affaires. Il est ensuite nommé successivement consul de France à Athènes Tirana, Varsovie (1926), Le Pirée (1927), Francfort (1930)Journal officiel de la République française, 1930, page 2757., puis consul général à Izmir en Turquie.

Il meurt à Chinon (Indre-et-Loire) le ., où il est inhuméLa Dépêche du Centre, samedi 8 août 1936, page 3..

Décorations 60px Chevalier de la Légion d'honneurJ. H. Willems, H. Lamant, Jean-Yves Conan, Armorial français: Cursay-Custines, 1975, page 313 (décorations). 60px Officier de l'Instruction publique 60px Grand officier de l'Aigle blanc de Serbie 60px Grand officier de l'Ordre impérial du Medjidié de Turquie 60px Commandeur de l'Ordre de Skanderberg d'Albanie

Titres de noblesse albanais Dans une notice consacrée aux Beguin-Billecocq en 2001, l'édition anglaise de l' Almanach de Gotha indiquait que cette famille — plus précisément Jean Beguin-Billecocq — avait reçu les titres héréditaires de prince et de duc de Durazzo. Accordés par le roi Zog Ier d'Albanie par lettres patentes du selon le Quid, ces titres de noblesse ont été mentionnés dans sa dernière édition (en 2007)Quid, 2007, page 752.. Pour Thomas Frashëri, conseiller et chef du protocole du Premier ministre d'Albanie., « Il semblerait que [...] le roi Zog Ier ait émis une patente datée du , par laquelle il concédait au diplomate français [...], M. Jean Béguin-Billecocq, les titres de duc et prince de Durazzo »Thomas Frashëri, La Diplomatie par le prestige — L'impact du système français des distinctions nationales sur les relations franco-albanaises de l'Entre Deux Guerres (). Dans la notice sur la noblesse d'Albanie de l'Almanach de Gotha, le même auteur, alors chercheur à l'université de Paris-II-Panthéon-Assashttp://www.almanachdegotha.org/id205.html (II-7-2) et actuel conseiller héraldique et protocolaire du prince Leka d'Albanie., assure que « le roi Zog octroie à titre de confirmation le titre héréditaire de duc de Durazzo avec prédicat d'Altesse, à la famille Beguin-Billecocq [par une] patente royale du »C'est-à-dire, rappelle cette source, quinze jours avant l'entrée en vigueur du Statut fondamental (la Constitution monarchique albanaise) de novembre 1928, dont l'article 98 devait prohiber toute nouvelle création de titre de noblesse en Albanie (http://www.almanachdegotha.org/id205.html — II-7-2). Lire également, là-dessus, Thomas Frashëri, La Diplomatie par le prestige — L'impact du système français des distinctions nationales sur les relations franco-albanaises de l'Entre Deux Guerres ().. Une cinquième source dédiée aux « familles royales et semi-souveraines dans les Balkans [...] depuis le »« A site on royalty and semi-sovereign families in the Balkans, regnal chronologies and dynasties since the 19th century » : http://balkanroyalty.tripod.com/index.html consacre une rubrique aux Beguin-Billecocq, bénéficiaires — à titre de réversion et à titre héréditaire — de « la titulature de prince et duc de Durazzo [...] conférée par le roi Zog d'Albanie en 1928 »« The title Prince and Duke of Durazzo was confered by King Zog I of Albania in 1928 » (http://balkanroyalty.tripod.com/id21.html). Et l'historienne Annick Fenet souligne au sujet de Jean Beguin-Billecocq que, « proche de Zogu [devenu Zog ], il obtiendra d'ailleurs de lui le titre de duc de Durazzo »Annick Fenet, « La création de la Mission archéologique française en Albanie (1922-1923), entre Armée d’Orient et modèles institutionnels », section 1, in Pour une histoire de l’archéologie -1945, hommage de ses collègues et amis à Ève Gran-Aymerich publié sous la direction de A. Fenet et N. Lubtchansky, Ausonius Éditions, 2015 (https://books.openedition.org/ausonius/5957?lang=fr).Selon Claude Beguin-Billecocq, son beau-père Jean Beguin-Billecocq a été autorisé — à titre viager — à porter en France, dans les actes publics, ses titres albanais, par un décret du président de la République Gaston Doumergue en date du 14 septembre 1929, contresigné par le ministre des Affaires étrangères Aristide Briand. Cf. Claude Beguin Billecocq, Princes Beguin Billecocq, ascendances capétiennes et carolingiennes, Éditeur Xavier Beguin Billecocq, Paris, 2003. Voir également Thomas Frashëri, La Diplomatie par le prestige — L'impact du système français des distinctions nationales sur les relations franco-albanaises de l'Entre Deux Guerres (). Ce décret, non publié au Journal officiel, est cependant inconnu de la Commission d'information et de liaison des associations nobles d'Europe (C.i.l.a.n.e., Ediciones Hidalguia, 1989, page 80)..

Bibliographie Xavier Beguin-Billecocq, Un consul de France à Mascate en 1905, Paris, 1991, 139 p.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Article Famille Béguin-Billecocq

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