Maurice Sarrail, né à Carcassonne le et mort à Paris le , est un général français, grand-croix de la Légion d'honneur et médaillé militaire.

Il est commandant en chef de l'armée française d’Orient (AFO) d' à puis des armées alliées en Orient (CAA) d' à durant la Première Guerre mondiale. En 1925, il commande l'armée du Levant lors de la révolte des Druzes, qu'il réprime violemment.

Débuts Élève à Saint-Cyr de 1875 à 1877, puis à l'École supérieure de guerre de 1883 à 1885, il commande l'École de Saint-Maixent (-). Il est officier d’ordonnance du ministre de la Guerre de 1900 à 1907 sous les gouvernements Waldeck-Rousseau, Combes, Rouvier II et III, Sarrien et enfin Clemenceau I.

Républicain dévoué, très engagé au sein des réseaux francs-maçons, associé avec le général André (Affaire des fiches), il est commandant de la garde militaire de la Chambre des députés, puis directeur de l’Infanterie au ministère de la Guerre du au ..

Première Guerre mondiale Il devient commandant de la d'infanterie le , puis de la d'infanterie le , sans avoir commandé de régiment précédemment.

Le , il est nommé commandant du d'armée, puis, le , du d'armée à Châlons-sur-Marne, qu'il commande au début des hostilités et à la bataille de Virton le . Le , avant la première bataille de la Marne, il remplace le général Ruffey, limogé par Joffre, à la tête de la Armée.

Après les échecs sanglants subis par l'armée française au début de 1915, une enquête est menée par le général Dubail, commandant le groupe d'armées de l'Est. La responsabilité de Sarrail est évidente et démontrée.. Sarrail est limogé le .

Malgré son incompétence (ses soldats l'appelaient le boucher) et fort de ses connexions politiques avec les socialistes, il reçoit dès le un nouveau commandement, celui du corps expéditionnaire d'Orient en remplacement du général Gouraud gravement blessé . Il le commande lors de l'offensive de Vardar en , commence alors la constitution du camp de Salonique, menée en commun avec les alliés britanniques. Il devient commandant en chef des armées alliées d’Orient (CAA) le ..

L'ambiance diplomatique est tendue avec une Grèce qui ne veut prendre parti, le roi Constantin essayant de garder une ligne de neutralité difficile. Il faut aussi accueillir et équiper l'armée serbe à la française, qui après le Golgotha albanais est reconstituée à Salonique.vignette|Élève à Saint-Cyr.Les armées de Sarrail incluaient des troupes britanniques, françaises, italiennes, russes, serbes et des volontaires grecs (partisans d'Elefthérios Venizélos). Entre septembre et il mène l'offensive de Monastir, qui permet de reprendre pied sur le sol de l'allié serbe au prix de fortes pertes humaines. En , il limoge le commandant de l'Armée française d'Orient, le général Émilien Victor Cordonnier, qui lui reprochait d'envoyer ses hommes inutilement à la mort dans des attaques frontales aux moyens insuffisants.

Il participe à la cabale politique qui entraine la chute du généralissime Joffre en . Sur le Front d'Orient, il joue un rôle déterminant en déposant le roi Constantin de Grèce en 1917. Il est limogé et remplacé par le général Adolphe Guillaumat le de la même année à cause de ses erreurs militaires.

Officier général controversé et à la compétence limitée, il passe dans le cadre de réserve le pour le restant de la guerre.

Haut commissaire en Syrie Lors des élections législatives de 1919, le général Sarrail est candidat à Paris sur la liste radicale-socialiste et pacifiste du Bloc républicain de gauche, mais il n'est pas élu député.

Après la victoire du Cartel des gauches en 1924, il est rappelé en activité en août par le gouvernement Herriot. Il devient haut-commissaire de la République française en Syrie, en remplacement du général Weygand qui avait pacifié et unifié la région, réussissant même à rallier les Druzes à la France, et commandant en chef de l’armée du Levant le .

Ami du vénérable maître de la Grande Loge de France., sa désignation, dont se félicite le Grand Orient de France auprès des loges locales. est un signal important pour l'essor de la franc-maçonnerie en Syrie. Néanmoins, ce laïc militant débute mal avec les chrétiens du Liban, pourtant francophiles. L'opposition venait surtout des Druzes, exaspérés par les méthodes du général Sarrail, un jacobin laïciste et intransigeant qui pratiquait une administration directe sans discernement ou égard envers les élites et les coutumes locales.

Il est limogé à cause de sa manière violente de redresser la situation lors de la révolte des Druzes. Il est reconnu responsable de la mort de , surtout des civils, et de français.

Il est inhumé aux Invalides. Son cénotaphe est visible sur la tombe de sa famille au cimetière Saint-Michel à Carcassonne.

Décorations (). ().. 50px Croix de guerre 1914-1918 (quatre citations à l'ordre de l'armée). avec agrafe « Tunisie ». . . . . sans_cadre|50x50px Officier de l'Ordre du Nichan el Anouar.

Grades Sous-lieutenant (1877). Lieutenant (1882). Capitaine (1887). Commandant (). Colonel (1905). Général de brigade (). Général de division (). Général de division maintenu en activité sans limite d'âge (). Rang de commandant d'armée et appellation de général d'armée maintenu en activité sans limite d'âge ().

Détail des postes

Prédécesseur Fonction Successeur création du mandat par la S.D.N. Le . Haut commissaire de la République. création du poste le . Commandant en chef de l'armée d'Orient A.O. Guillaumat le . Ruffey jusqu'au . Commandant de la armée Humbert le Pouradier-Duteil jusqu'au . Commandant du d'armée de Castelli à partir du . d'Amade jusqu'au commandant du d'armée Verraux à partir du . de Trentignan jusqu'au . commandant de la d'infanterie Rabier à partir du . Valabrègue jusqu'au . commandant de la d'infanterie Besset à partir du .

Hommages Rues à Aubrives, Auxerre, Bagneux, Besançon, Châlons-en-Champagne, Châtellerault, Conflans-Sainte-Honorine, Cormeilles-en-Parisis, Créteil, Damery, Epernay, La Rochelle, Le Havre, Montauban, Moy de l'Aisne, Orléans, Poitiers, Pierrefeu-du-Var, Raon L'EtapeReims, Roubaix, Rouen, Saint-Dizier, Saint-Just-en-Chaussée, Saint-Nazaire, Saint-Omer, Saintes, Tourcoing, Troyes , Albi; Castellar Avenues à Carcassonne, Charleville-Mézières, Chatou, Dreux, Paris (avenue du Général-Sarrail), Villefranche de Lauragais ; Boulevards à Lunel, Marseille, Montpellier, Sens ; Places à Alger, Bordeaux, Cherbourg, Courbevoie, Nantes-Rezé ; Quais à Lyon, Nogent-sur-Seine ; École à Pont-Sainte-Marie ; Statues à VerdunStatue de Sarrail à Verdun sur Chemins de mémoire. en face du monument aux morts et à Mondement. sur le monument de la première victoire de la Marne pour son rôle à la armée française. Monument dédié aux combattants de la bataille de Kajmakčalan (1916) à Belgrade, Serbie.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . . . . Général Cordonnier, Ai-je trahi Sarrail ? at Gallica, 1930 . Rémy Cazals er Daniel Fabre, "Les Audois dictionnaire biographique". Les Amis des Archives de l'Aude, Fédération Audoise des oeuvres laïques. Carcassonne 1990. ISBN : 2-906442-07-0 . Liens externes

Base Léonore commentaire de sa biographie sur le blog Secret Défense

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