Le baron Wilhelm Eduard von SchoenFrançisé en Guillaume (de) Schœn, comme dans l'article du 4 août 1914 du Petit Journal. Voir aussi les autres noms sur le site de la BNF. (, Worms — , Berchtesgaden) est un diplomate qui fut secrétaire d'État au ministère des Affaires étrangères de l'empire allemand. Il fut anobli en 1885 et élevé baron (freiherr) en 1909.
Carrière diplomatique Conseiller, puis ambassadeur à Saint-Pétersbourg Formé comme officier chez les dragons, il entra au service diplomatique en 1877. Il fut conseiller à l'ambassade de Paris de 1888 à 1895. Il fut ensuite conseiller auprès du duc Alfred de Saxe-Cobourg-Gotha. Il fut envoyé à Copenhague de 1900 à 1905 puis participa à la visite de l'empereur Guillaume II le dans la ville marocaine de Tanger. Le discours tenu par l'empereur à propos de l'indépendance du Maroc déclencha la crise de Tanger.
Quelques mois après le dimanche rouge du , il commença son service comme ambassadeur à Saint-Pétersbourg, poste qu'il occupa jusqu'au .
Secrétaire d'État du ministère des Affaires étrangères Le , il prit la succession du comte von Tschirschky comme secrétaire d'État du ministère des Affaires étrangères. Il occupa ce poste jusqu'au , date à laquelle il fut remplacé par Alfred von Kiderlen-Waechter.
Ambassadeur à Paris thumb|upright|Dépêche officielle, évoquant entre autres le départ du baron Von Schoen, ambassadeur de l'Allemagne en France, adressée par Marcel Delanney, préfet de la Seine (1911-1918), au maire de Pierrefitte. 4 août 1914, archives nationales de France.
En juin 1910, il fut nommé ambassadeur à Paris. Il est un proche du banquier pacifiste Albert Kahn. Au cours de la crise de juillet, Pierre de Margerie, directeur des affaires politiques du Quai d'Orsay, lui répondit que l'Allemagne voulait la guerre parce qu'elle refusait une conférence regroupant les trois puissances de la Triple-Entente et les trois puissances de la Triplice. Le , il adressa au président du Conseil, René Viviani, l'ultimatum du chancelier Theobald von Bethmann-Hollweg selon lequel la France avait 18 heures pour annoncer sa neutralité dans le conflit entre l'Allemagne et la Russie. La France ne répondit pas à cet ultimatum.
Von Schoen avait pour mission de s'assurer le refus de la France et, pour y parvenir, avait la possibilité d'exigerInstructions envoyées à von Schoen: voir « la remise des forteresses de Toul et Verdun » comme gage de neutralité.
Il quitta son poste le après avoir remis la veille à Viviani une déclaration selon laquelle le gouvernement allemand se considérait en état de guerre avec la France« L'Allemagne déclare la guerre à la France », Le Figaro, 4 aout 1914.
Il écrivit plusieurs ouvrages autobiographiques et historiques après la Première Guerre mondiale.
Citations « La France n'est importante ni militairement, ni autrement. » — , message au chancelier Bethmann-HollwegAllan Mitchell, The Great Train Race, p. 231, édité par Berghahn Books, 2000
Notes et références
Catégorie:Ministre des Affaires étrangères de l'Empire allemand Catégorie:Ambassadeur d'Allemagne en France Catégorie:Ambassadeur d'Allemagne en Russie Catégorie:Écrivain allemand du XIXe siècle Catégorie:Écrivain allemand du XXe siècle Catégorie:Écrivain allemand francophone Catégorie:Naissance en juin 1851 Catégorie:Naissance à Worms Catégorie:Naissance dans le grand-duché de Hesse Catégorie:Décès en avril 1933 Catégorie:Décès à 81 ans Catégorie:Décès à Berchtesgaden Catégorie:Décès dans le Troisième Reich