Le pavillon brûle est un film français de Jacques de Baroncelli sorti en 1941.

Synopsis Denise (Élina Labourdette), une jeune employée de la mine, est courtisée par l'ingénieur Risay (Jean Marchat) alors qu'elle est fiancée à Daniel (Jean Marais) un simple ouvrier du fond. Une trahison s'est produite qui compromet la mine. Un accident se produit et une quinzaine de travailleurs, dont le fiancé de Denise, sont ensevelis sous les décombres dans un puits qui s’effondre. Grâce au courage d'un des ingénieurs, les mineurs sont sauvés. Mais, Daniel est accusé par un corbeau anonyme d'avoir provoqué l'accident. Pour se venger de son accusateur, Daniel le recherche. Ce dernier est retrouvé assassiné. Daniel est à nouveau soupçonné d'être l'auteur du crime ; heureusement, des empreintes digitales révèlent l'identité du meurtrier qui est aussi le traître, un ouvrier de la mine (Lucien Coëdel).

Fiche technique Titre : Le pavillon brûle Réalisation : Jacques de Baroncelli Scénario : Solange Térac, d'après la pièce éponyme (1935) de Steve Passeur Dialogues cinématographiques : Henri Jeanson et Robert DesnosAnne Egger, Robert Desnos, Fayard, 2007, Photographie : Pierre Montazel Décors : Serge Piménoff Son : Jean Rieul Musique : Tony Aubin Assistant-réalisateur : Pierre Blondy Producteurs : Denise et Roland Tual Société de production : RAC, Synops Format : Son mono - Noir et blanc - - 1,37:1 Pays de production : Genre : comédie dramatique Tournage : Studio des Buttes-Chaumont, -. Durée : Date de sortie : France,

Distribution Pierre Renoir : Jourdinsse Jean Marais : Daniel Bernard Blier : Bénezy Michèle Alfa : Odette Marcel Herrand : Audignane Jean Marchat : Risay, l'ingénieur Élina Labourdette : Denise Marcel Pérès : Ornano, le blessé Lucien Coëdel : un ouvrier Maurice Teynac Jean Carmet François Joux Paul Œttly Hubert de Malet Pierre Salas François Joux Alberto Spadolini Après L'Epervier, « Spadò est à nouveau aux côtés de Jean Marais dans le film Le pavillon brûle, où il joue le rôle d'un mineur dans une scène de bagarres et de querelles. » http://inapplicableness2.rssing.com/browser.php?indx=1333318&item=2802

Autour du film Le Pavillon brûle est un film colonial, racontant l'histoire d'un ingénieur dans une mine de cuivre quelque part dans les lointaines dépendances françaises Sandro Cassati, Jean Marais, une histoire vraie, City Éditions 2013, page 91 .

Le titre du film évoque une expression qui signifie que le drapeau n'a pas été ramené après le coucher du soleil et qu'il flotte encore dans le vent, au lieu d'être en berne. Cette image explique le sujet général de cette fiction : un ingénieur de plus de quarante ans tente de refaire sa vie, malgré son prestigieux passé mais semble ne pas pouvoir y parvenir Christian Dureau, Jean Marais, l’éternelle présence, Éditions Didier Carpentier, 2010, page 16 ...

Dans sa biographie de Jean MaraisGilles Durieux (préf. Jean-Charles Tacchella), Jean Marais, biographie, Flammarion, 2005, page 97 , Gilles Durieux écrit : « Réalisateur prolifique venu du cinéma muet, Jacques de Baroncelli […] signait là l'un de ses derniers longs métrages mais pas l'un de ses meilleurs. Produit par la très ambitieuse maison de production de Denise Tual, Synops […] ce Pavillon brûle souffre en particulier de la complète désorganisation du cinéma français bousculé par la guerre […] Ce médiocre film policier, qui respecte par commodité de tournage l'unité de lieu, obtint d'abord un franc succès public, car il était aussi l'un des premiers films français réalisés depuis le début des hostilités. Denise Tual évoqua plus tard en ces termes la prestation de Jean Marais : « Superbement barbouillé par un maquilleur zélé, coiffé d'un casque trop petit juché sur le haut de sa tête, il portait en sus une énorme lampe électrique qui le rendait ridicule, et il s'en amusait. Nonobstant, c'est la première fois que la future grande vedette avait un vrai rôle au cinéma et que lui, l'inconnu, voyait son visage en grand sur les affiches. »

Henri-Jean Servat écrit dans sa biographie Henri-Jean Servat, Jean Marais, l'enfant terrible, Éditions Albin Michel, 1999, page 35 : « Marais joue un jeune ingénieur suspecté de multiples méfaits mais n'ayant jamais failli à l'honneur, ce qui restera comme le dénominateur commun de la plupart de ses rôles par la suite.»

En dépit d'une brillante distribution avec Jean Marchat, Bernard Blier, Pierre Renoir et Marcel Herrand, le film ne fut pas un grand succès. Jean Marais, qui obtint pour la première fois un rôle majeur, s'y trouva «banal», avec une voix insuffisante Jean Marais, Histoires de ma vie, Éditions Albin Michel, 1975, page 139 . Néanmoins, ce premier essai, avec l'affiche du film sur laquelle apparaissaient son nom et sa photo en grand sur toute la façade du cinéma Gaumont, représentait pour lui une belle vengeance à la suite des démêlés qu'il avait avec la Comédie-Française et le parfum de scandale qu'il avait provoqué Carole Weisweiller et Patrick Renaudot, Jean Marais, le bien-aimé, Éditions de La Maule, 2013, page 74.

Ressources Le film a été restauré en 1983 par la Cinémathèque française : « tirage 1983. établissement d'un matériel de conservation safety (interpositif) et d'une copie standard de présentation à partir du négatif flam d'origine », Noëlle Giret, « Le pavillon brûle », Les Restaurations de la Cinémathèque française, 1986, Le fonds Jacques de Baroncelli de la Cinémathèque française conserve un dossier sur le film consultable à Ciné-ressources.. Une copie VHS du film est consultable à la Cinémathèque québécoise.. Les Archives françaises du film (CNC), la Cinémathèque française et la Cinémathèque de Toulouse possèdent des copies 35 mm du film.

Bibliographie Denise Tual, Le Temps dévoré, Fayard, 1980

Notes et références

Liens externes

Fiche du film sur le site Ciné-ressources (cinémathèque française)

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