thumb|250px|Henri-Théophile BouillonMonument à Henry Murger (1895, détail), Paris, jardin du Luxembourg« Monument à Henri Murger – Paris, 6e arr. », notice sur e-monumen.net.. Henry Murger est un écrivain français né le à ParisExtrait du registre des actes de naissances de 1822, 2e arrondissement ancien sur la base Léonore et mort le à ParisNote : La base Léonore de la Légion d'honneur donne d'autres dates de naissance et de décès, mais la copie de l'acte de naissance confirme la date de naissance. Pour la date de décès, 28 ou 29 janvier..

Biographie Fils d'un concierge-tailleur et d'une ouvrière, Louis Henry Murger passe sa jeunesse parmi les « Buveurs d'Eau » (car n'ayant pas assez d'argent pour s'offrir une autre boisson au comptoir), un groupe d'artistes-bohémiens du Quartier latin que fréquentera notamment le photographe Nadar.

Ami avec les grands noms de la littérature, il connaîtra la célébrité en publiant les Scènes de la vie de bohème, un feuilleton de l'école réaliste dans lequel il met en scène ses amis, comme Schanne, sous des noms les masquant à peine.

Les frères Goncourt, dont il fut également un ami, en font un portrait acide dans leur Journal le :

Le compositeur italien Giacomo Puccini en a tiré son opéra La Bohème, en 1896, ainsi que Ruggiero Leoncavallo en 1897. Marcel L'Herbier l'a porté au cinéma en 1945 : La vie de bohème, ainsi qu'Aki Kaurismaki en 1992 sous le même titre.

Secrétaire du comte Tolstoï, collaborateur de différentes revues littéraires dont la Revue des deux Mondes, il fut un auteur dramatique à succès.

Ballades et fantaisies (1854) et Les Nuits d'hiver (1861) sont ses deux recueils de poésie. L'un de ses compères, Théodore de Banville, célèbre les héroïnes de Murger par un poème tout simplement intitulé À Henri Murger (Odelettes, 1856).

Henry Murger est mort à la maison de santé municipale à Paris, (hôpital Fernand-Widal), dite Maison DuboisDepuis l'article hôpital Fernand-Widal. le . Il est inhumé au cimetière Montmartre (division 5). La statue de pierre qui orne sa sépulture, et qui représente la Jeunesse laissant tomber des roses sur le tombeau, est l'œuvre d’Aimé Millet.

Un monument lui rend hommage dans le jardin du Luxembourg, réalisé par Henri-Théophile Bouillon.

Œuvres Scènes de la vie de bohème (1847-49) Scènes de la vie de jeunesse (1851) Le Pays latin (1851)Adapté au théâtre en 1863 par Dunan Mousseux et Frédéric Voisin Le Bonhomme Jadis (1852) Madame Olympe (1852) Les Vacances de Camille (1852) Le Dernier rendez-vous (1852) Adeline Protat (1853) Les Buveurs d'eau (1854) Scènes de campagne (1854) Ballades et Fantaisies (1854) Scènes de la vie de jeunesse (1855) Le Dessous du panier (1855) Propos de ville et propos de théâtre (1856) Le Roman de toutes les femmes (1857) Scènes de la vie de campagne (1857) Le Sabot rouge (1860) Le Serment d'Horace (1861) Les Nuits d’hiver (1861) Le Roman d'un capucin (1868) Le Souper des funérailles (1873) Les Roueries d'une ingénue (1874)

Distinction Chevalier de la Légion d'honneur en 1858..

Notes

Voir aussi Bibliographie Loïc Chottard, préface à Henry Murger, Scènes de la vie de bohème, Paris, Gallimard, 1988. Claude Foucart, « De la conversation romanesque à l'air d'opéra : d'Henry Murger à Giacomo Puccini », in Opera als Text, Romantische Beiträge zur Libretto-Forschung, Heidelberg, Universitätsverlag, 1986. Niklaus Manuel Güdel, « Henri Murger (1822-1861) : réminiscence et fin de la bohème romantique », in Robert Kopp (dir.), Achèvement et dépassement. Romantisme et Révolution(s) III, Paris, Gallimard, coll. « Cahiers de la NRF », 2010, . Vincent Laisney, « De la sociabilité bohémienne à la sociabilité cénaculaire (les Scènes de la vie de bohème de Henry Murger) », in Sarga Moussa (dir.), Le Mythe des Bohémiens dans la littérature et les arts en Europe, Paris, L'Harmattan, 2008, . Georges Montorgueil, Henri Murger, romancier de la bohème, Paris, Grasset, 1928. Takayasu Ōya, « Henry Murger, peintre des grisettes et réaliste sans le savoir », in Études de Langue et Littérature françaises, Tokyo, 32, 1978, . Jerrold Seigel, , , , 1986. Cyprien Tasset, « Construction d'enquête et définition des groupes sociaux. Réflexions à partir de Bohemian Paris, de Jerrold Seigel »

Liens externes

Amis et Passionnés du Père-Lachaise : MURGER Henri (1822-1861)

Catégorie:Écrivain français du XIXe siècle Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Naissance en mars 1822 Catégorie:Naissance dans l'ancien 2e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en janvier 1861 Catégorie:Décès dans le 10e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 38 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière de Montmartre (division 5)