upright=1.1|vignette|Caricature de Clairville parue dans Le Trombinosocope de Touchatout en 1874. Louis-François-Marie Nicolaïe, dit Clairville, né le à LyonActe de naissance à Lyon, n° 359, vue 25/328. Les témoins à l'acte sont Louis-François Ribié, directeur du théâtre des Célestins, et Louis-Jacques Solomé, « artiste dramatique demeurant audit théâtre ». et mort le à Paris ., est un comédien, poète, chansonnier, vaudevilliste, goguettier et auteur dramatique français.
Auteur prolifique300 titres jusqu’en 1875. Voir ., seules sont connues les pièces qu’il a écrites en collaboration avec d’autres dramaturges et ses librettos.
Biographie Il est le fils d’Alexandre-Henri Nicolaïe dit ClairvilleMort à Paris le 7 mars 1832. Archives reconstituées de la Ville de Paris, fiche 7/51 ., artiste dramatique et régisseur de théâtre lyonnais, et de Joséphine de Greville.
Il débute, en à Paris au théâtre du Luxembourg comme acteur chez Madame Saqui, puis comme régisseur, et enfin, à partir de 1837, exclusivement comme auteur dramatique.. Il y fait représenter une quarantaine de pièces. Il s’introduit ensuite à l’Ambigu-Comique pour jouer les « utilités ». Mais, pour lui, c’était le lieu idéal pour développer sa verve d’auteur dramatique, qui fut sa seule vraie vocation. Son imagination débridée, sa facilité de versification qui reste fluide, mais aussi son souci constant de perfection vont faire merveille. Il conçoit d’abord une revue intitulée 1836 dans la lune, dont le succès va le lancer dans le métier. Il voit tous les « petits » théâtres s’ouvrir : le Beaumarchais, la Gaîté, le Gymnase, les Variétés, les Divertissements. Son pouvoir de création semble illimité avec pièces drôles, pièces sérieuses, revues, féeries, satires et parodies.
On lui attribue au moins 230 pièces diverses dont 50 ont atteint cent représentations suivies. Mais on est loin du compte puisqu’on trouvera après sa mort nombre d’œuvres inédites« L’homme aux cartons inépuisables » disait Arnold Mortier dans ses Soirées parisiennes 1874-1884 ; peut-être certaines furent-elles contrefaites.. Il peut être considéré comme l’. Sa production fut le fruit d’une véritable industrie. Pour davantage d’efficacité, il s’était adjoint depuis le début le concours du fidèle mais énigmatique Édouard Miot. Le groupe de ses collaborateurs, triés sur le volet, grossira avec le temps des succèsParmi eux : Dumanoir, Dennery, Nicot et Cordier.. Rien de l’actualité ne leur échappe et ils ont la même source d’inspiration que nos chansonniers et le même sens des titres accrocheurs.
Il collabora avec d’autres auteursDont les frères Cogniard, Lambert Thiboust, Paul Siraudin, Victor Koning, Henri Chivot et Alfred Duru, Édouard Plouvier, Alfred Delacour. pour toutes sortes de spectacles et notamment avec des librettistes pour des opéras-comiques qu’on nomme aujourd’hui opérettes.
Clairville a été un membre actif et remarqué de la quatrième Société du Caveau, dont il a été président en 1871.
En 1853, il publie Chansons et Poésies, recueil de rimes, allant de l’égrillard des chansons, « qui se chantent au dessert » selon le chroniqueur Albert BlanquetDans l’ouvrage collectif de Ferdinand Höfer., à la simplicité touchante des poésies. Il reçoit la croix de chevalier de la Légion d'honneur, le Dossier consultable sur la Base Léonore..
En 1870, il écrit la chanson Les Deux CanaillesClairville, Les Deux Canailles, Le Caveau 1871., en réponse à la chanson d'Alexis Bouvier., La Canaille. En 1871, il écrit au moins deux chansons anti-communardes : L'InternationaleClairville, L'Internationale, Le Caveau 1872., où il donne sa vision de l'Internationale ouvrière comme un regroupement de brigands, et La CommuneClairville, La Commune, Le Caveau 1872., où il appelle au massacre des Communards.
Clairville meurt le des suites d'une fluxion de poitrine« Nécrologie », Le Temps, 10 février 1879, .« Mort de Clairville » Le Petit Parisien, 10 février 1879, .« Courrier des théâtres », Le Figaro, 8 février 1879, .. Après des obsèques en l'église Saint-Eugène le suivant, il est enterré au cimetière Montmartre () où son tombeau est toujours visible.
Il laisse deux fils : Charles-Albert Nicolaïe dit Clairville (1833-1892), employé au Comptoir d'Escompte de Paris, né d'une liaison avec Augustine Philippon; et Édouard-François Nicolaïe dit Clairville (1854-1904), musicien et compositeur sous le nom de Clairville fils, né de son mariage avec Angélique Gabrielle Pagès. C’est également l’oncle du dramaturge et librettiste Charles-Victor Nicolaïe dit Charles Clairville (1855-1927).
Témoignages Le Dictionnaire de la conversation et de la lecture écrit, en :
Charles Monselet écrit, en , dans Le Monde illustré :
Œuvres Le nombre considérable d'œuvres écrites par Clairville (plus de 600 dont 450 publiées) ne permet pas d'en faire un relevé exhaustif. Seules peuvent être retenues les pièces écrites en collaboration avec les plus grands auteurs dramatiques de son temps comme Eugène Labiche ou Dumanoir et les livrets d'opérettes qui continuent d'être représentées comme celles d'Offenbach ou de Charles Lecocq. vignette|Illustration de la chanson L’opinion de Boquillon de Clairville. comme auteur dramatique 1843 : Les Hures-Graves, avec Dumanoir et Paul Siraudin 1845 : Les Pommes de terre malades, avec Dumanoir 1845 : Le Petit Poucet, avec Dumanoir 1846 : Gentil-Bernard ou l'Art d'aimer, avec Dumanoir 1846 : Colombe et Perdreau, avec Jules Cordier 1846 : La Femme électrique, avec Jules Cordier 1846 : Clarisse Harlowe, avec Dumanoir et Guillard 1847 : Éther, Magnétisme et Hatchis, avec Jules Cordier 1847 : Léonard le perruquier, avec Dumanoir 1848 : La propriété, c'est le vol, avec Jules Cordier 1848 : L'Avenir dans le passé ou les Succès au paradis, avec Jules Cordier 1848 : Le Club des maris ou le Club des femmes, avec Jules Cordier 1848 : Les Parades de nos pères, avec Dumanoir et Jules Cordier 1848 : Les Lampions de la veille et les Lanternes du lendemain, avec Dumanoir 1849 : Les Marraines de l'an III, avec Dumanoir 1849 : Exposition des produits de la République, avec Eugène Labiche et Dumanoir 1849 : Les représentants en vacances, avec Jules Cordier 1850 : Lully, ou les Petits Violons de Mademoiselle, avec Dumanoir 1850 : Le Bourgeois de Paris ou les Leçons au pouvoir, avec Dumanoir et Jules Cordier 1851 : Le Duel au baiser, avec Eléonore Vaulabelle (alias Jules Cordier). Comédie mêlée de couplets en un acte. 1852 : Les Coulisses de la vie, avec Dumanoir 1852 : La Femme aux œufs d'or, avec Dumanoir 1852 : Le Portier de sa maison, vaudeville en 1 acte, avec Léon Lelarge 1853 : Les Folies dramatiques, avec Dumanoir 1860 : La Fille du Diable, avec Paul Siraudin et Lambert-Thiboust 1862 : Le Minotaure, vaudeville en 1 acte, avec Henry de Kock et Amédée de Jallais 1869 : Le Mot de la fin, avec Paul Siraudin 1869 : Paris-Revue, avec Paul Siraudin et William Busnach 1872 : La revue n'est pas au coin du quai, avec Paul Siraudin et Victor Koning comme librettiste 1860 : Daphnis et Chloé avec Jules Cordier, musique de Jacques Offenbach 1864 : La Revue pour rien ou Roland à Ronge-Veau, avec Paul Siraudin et Ernest Blum, musique d'Hervé 1858 : Turlututu chapeau pointu, avec Edouard Martin et Albert Monnier, musique de Jules Bovéry 1863 : Peau d'âne, féerie en 4 actes et 20 tableaux, avec Émile Vanderburch et Laurencin, musique de Léon Fossey, théâtre de la Gaîté () 1872 : Héloïse et Abélard, avec William Busnach, musique d'Henry Litolff 1872 : La Fille de madame Angot, avec Paul Siraudin et Victor Koning, musique de Charles Lecocq 1873 : Les Cent Vierges, musique de Charles Lecocq 1874 : La Belle au bois dormant, musique d'Henry Litolff 1877 : Les Cloches de Corneville, avec Charles Gabet, musique de Robert Planquette
Notes et références
Voir aussi Sources et bibliographie Ferdinand Höfer, Nouvelle Biographie générale, , Paris, Firmin Didot frères, 1854. . Eugène de Mirecourt, Clairville, Eugène Labiche, Librairie des contemporains, Paris, 1869. Adolphe Bitard, Dictionnaire général de biographie contemporaine française et étrangère, contenant les noms et pseudonymes de tous les personnages célèbres du temps présent, l'histoire de leur vie, de leurs actes et de leurs œuvres, ainsi que la date des principaux événements de leur carrière, Paris, Maurice Dreyfous, 1878. Les Archives du Spectacle: https://www.lesarchivesduspectacle.net/?IDX_Personne=68784
Liens externes
Catégorie:Écrivain français du XIXe siècle Catégorie:Dramaturge français du XIXe siècle Catégorie:Poète français du XIXe siècle Catégorie:Chansonnier français Catégorie:Goguettier français Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1857 Catégorie:Naissance en janvier 1811 Catégorie:Naissance à Lyon Catégorie:Décès en février 1879 Catégorie:Décès dans le 10e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 68 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière de Montmartre