thumb|Lettre pastorale de l'évêque André Raess, 1863.
André Raess (Andreas Räß en allemand)Andreas Räß dans l'orthographe allemande. (Sigolsheim, - Strasbourg, ) a été le de Strasbourg.
Biographie Après un parcours scolaire classique à Sélestat et à Nancy, André Raess étudia la philosophie et la théologie au petit puis au grand séminaire de Mayence, à partir de 1811, sous l'autorité du supérieur Liebermann. Il fut ordonné prêtre pour le diocèse de Mayence par Joseph Ludwig Colmar le .
En 1822, il passa l'oral de sa thèse de théologie à la faculté de Wurtzbourg puis, en 1824, il succéda à l'abbé Liebermann à la tête du séminaire de Mayence.. En 1826, pressenti pour l'évêché de Strasbourg, l'épiscopat lui échappa en raison de son opposition au gouvernement de Hesse. Rentré à Strasbourg en 1830, il fut, dès le mois de , nommé à la tête de la "Petite Sorbonne" créée par Jean-François-Marie Le Pappe de Trévern à Molsheim, et destinée aux sujets les plus brillants de son séminaire. À l'automne de la même année, il fut nommé supérieur du grand séminaire de Strasbourg ainsi que professeur de dogmatique et de théologie à la faculté d'État de théologie catholique de Strasbourg. Il le resta pendant six ans, avant d'être démis de ses fonctions en 1836 pour des motifs inconnus.
Le , André Raess fut nommé coadjuteur de l'évêque de Strasbourg, Jean-François-Marie Le Pappe de Trévern, et confirmé dans cette charge le suivant. Il fut consacré évêque par Césaire Mathieu, archevêque de Besançon, assisté de Jean-Joseph-Marie-Eugène de Jerphanion, évêque de Saint-Dié, et d'Alexis-Basile-Alexandre Menjaud, coadjuteur de Nancy, le ..
À la mort de Trévern, le , il lui succéda à l'évêché de Strasbourg. Au cours de son épiscopat, il imprima fortement sa marque en Alsace et fit prendre au diocèse le visage qu'il conserva jusque dans la seconde moitié du .. Favorable au mouvement ultramontain comme une grande partie de son clergé, il fut un fervent défenseur de l'infaillibilité pontificale et le montra en particulier durant le concile œcuménique du Vatican, ainsi que dans le conflit qui l'opposa aux protestants dans la querelle des Églises simultanées.
En 1874, au palais du Reichstag, il déclara que le traité de Francfort, par lequel notamment les départements d'Alsace et de Moselle étaient annexés au Reich allemand, était reconnu par les catholiques et les protestants d'Alsace et de Lorraine. Depuis son élection à l'évêché, André Raess cherchera partout où cela est possible à sortir du simultaneum hérité de Louis XIV.. Cela se traduira par la construction de nouvelles églises, pendant la période allemande, notamment à Strasbourg. On peut citer par exemple le cas de l'Église protestante Saint-Pierre-le-Jeune de Strasbourg où le simultaneum perdurera jusqu'en 1893, date de livraison de la nouvelle église catholique Saint-Pierre-le-Jeune de Strasbourg (1889/93).
Succession apostolique André Raess a ordonné les évêques suivants : Évêque Aloyse Kobès, C.S.Sp. (1848) Archevêque Eugène Amable Jean Claude Lachat, C.PP.S. (1863)
Distinctions
(). sans_cadre|50x50px Commandeur de l'ordre impérial de Léopold
Notes et références
Annexes Bibliographie . . . .
Articles connexes Liste des évêques puis des archevêques de Strasbourg
Liens externes
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