VIVAQUA, anciennement Compagnie intercommunale bruxelloise des eaux (CIBE), est un organisme d'intérêt public du secteur de l'eau dont les activités couvrent la production et la distribution d'eau potable, la gestion des réseaux d’égouttage et la lutte contre les inondations en Région bruxelloise..

VIVAQUA est un des plus gros producteurs d’eau potable en Belgique. L'intercommunale alimente (directement ou indirectement, par la vente d’eau en gros) près d'un cinquième de la population du pays..

L'entreprise compte .

Historique

En résumé thumb|Siège de Vivaqua thumb|Panneau Vivaqua au chemin du Réservoir en forêt de Soignes. Créée en 1891, la CIE (pour Compagnie intercommunale des eaux) a pour mission "d’assurer à l'agglomération bruxelloise une abondante distribution d’eau, d’excellente qualité, à bon marché et à une, pression suffisante pour les services de secours en cas d’incendie".

En 1908, la CIE devient CIBE qui, en 2006, change à nouveau son nom en VIVAQUAvoir aussi la DH.be. Ce dernier changement de nom a trois objectifs moderniser l'image de l'entreprise en abandonnant l'abréviation CIBE, avoir le même nom sur l'ensemble du territoire national, coller à l'évolution des activités dans les trois régions.

En 2006, l'intercommunale associe 38 villes et communes. Au , les communes flamandes associées à VIVAQUA reprennent la gestion des activités de distribution et d’assainissement sur leur territoire pour les confier à d'autres opérateurs publics flamands.

En 2021, VIVAQUA associe 23 villes et communes (Anderlecht, Auderghem, Berchem-Sainte-Agathe, Braine-l'Alleud, Braine-le-Château, Bruxelles, Etterbeek, Evere, Forest, Ganshoren, Ixelles, Jette, Koekelberg, Molenbeek-Saint-Jean, Ottignies-Louvain-la-Neuve, Saint-Gilles, Saint-Josse-ten-Noode, Schaerbeek, Uccle, Waterloo, Watermael-Boitsfort, Woluwe-Saint-Lambert, Woluwe-Saint- Pierre) ainsi qu’une intercommunale, in BW.

En 1899, la Compagnie puise ses principaux besoins à l'extérieur de la région de Bruxelles : son premier captage se trouve à Spontin (captage par galeries).

Jusqu’en 1973, VIVAQUA assure l’alimentation par des eaux d’origine souterraine ; mais devant l’explosion démographique ainsi que l’élargissement des zones habitées, il lui devient impossible de confirmer cette technique d’approvisionnement par l’établissement de nouveaux sites de captage. Elle décide de changer radicalement ses méthodes en installant une usine de pompage et de traitement des eaux à Tailfer afin de capter directement l’eau dans la Meuse et de la rendre potable. Le premier des quatre modules est mis en service le . L’usine est terminée en 1976. Le débit de pompage maximum est de 240 000 mètres cubes (m3) par jour; la production moyenne quotidienne de l’usine est approximativement 35 % de la production totale de VIVAQUA. Vivaqua investit énormément dans cette usine qui a subi de nombreuses évolutions (notamment , une deuxième filtration ou encore une postfiltration sur charbon actif en grainsVoir aussi Production d'eau potable complétant le traitement depuis 2001).

En 1995, Vivaqua est la première intercommunale et société du secteur public à obtenir la certification ISO 9000voir aussi ISO. Par la suite ce fut le laboratoire qui est accrédité selon la norme EN 45001voir ce document pour plus d'information en attendant l'article de Wikipédia, mais aussi l'article sur les normes européennes, puis en 2002, selon la norme ISO 17025 (comme laboratoire d'analyses et d'essais pour tous types d'eau).

Date par date

Les fondations En 1612, la mine de Vedrin produit de la pyrite, mais son exploitation est difficile en raison de très nombreuses infiltrations d’eauMagazine Aquanews 163, numéro spécial janvier 2009, Marie-Ève Deltenre. . Cependant, afin de continuer l’exploitation, de nombreux travaux sont réalisés au cours des Mémoire M. Mayne, licencié en histoire, université libre de Bruxelles, octobre 1989 ; et pour l’époque, des machines modernes et innovantes y sont installées.

Dès 1850, une étude sur la distribution d’eau de Bruxelles informe que les ressources locales ne permettent pas d’assurer une alimentation suffisante de la ville ; , un aqueduc amenant les eaux des sources du Hain ainsi que le premier compartiment du réservoir d’Ixellesce qui fait du réservoir d'eau d'Ixelles, le plus ancien en service ; source : DH.be sont inaugurés par la famille royale ; .

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L’ouverture du concours en 1882 par le roi Léopold II a pour but de rechercher et donnera véritablement naissance à l'intercommunale en 1891, avec la retenue du projet de Paul Van Hoegaerden : capter les eaux de la région de Modave et l’amener par adduction jusqu’à Boitsfort où celle-ci sera stockée en réservoir. ; .

En 1988, la galerie de Lillois à Braine-L'Alleud est terminée.

Les débuts

Le projet de pompage des eaux de sources du Bocq à Spontin est approuvé en 1893 ; de galeries permettront d’acheminer ces eaux vers les réservoirs de Boitsfort et Schaerbeek. Un arrêté royal du approuve les conventions de captage : Durnal, Spontin et Sovet cèdent à l’intercommunale le droit de capter les sources dont elles sont propriétés. Dès 1895, la CIE prend conscience de la nécessité de protéger la ressource et entame une politique de protection des zones de captage.

Ce sont donc les communes fondatrices (d'Ixelles, Saint-Gilles, Saint-Josse-ten-Noode, et Schaerbeek qui bénéficient des premiers services de la compagnie.

. Les eaux sont envoyées via le collecteur de « Spontin – Bruxelles » dans le réservoir de Boitsfort. C’est aussi l’année de la création du service d’analyse des eaux du Bocq.

Deux années plus tard, en 1904 donc, une usine de refoulement ainsi qu’un captage sont mis en production à Plancenoit, ainsi que l’acquisition d’un nouveau siège social où sera transféré le laboratoire d’analyse créé deux années plus tôt ; et en 1902, un décret d’utilité publique autorise les travaux pour Durnal et Crupet : les travaux débutent immédiatement. voit la fin de ceux-ci pour Crupet et mai 1905 pour Durnal.

Le

1900 - 1938

La galerie de captage dite des Hayettes est achevée à Braine-l’Alleud en 1907 ; parallèlement au début du percement des galeries de Modave.

Une étape importante de changement d’image et de nom a lieu en 1908, la C.I.E. devient C.I.B.E. pour Compagnie intercommunale bruxelloise des eaux.

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À Modave, , avec le premier conflit mondial, pour reprendre en 1915 et se terminer en mai de la même année. Dès 1923, la Flandre est desservie par les eaux recueillies dans celui-ci.

Début 1930, puis 1931, des puits filtrants sont forés à Braine-l’Alleud ainsi que dans le Bois de la Cambre ; la CIBE agrandit aussi son territoire en achetant du terrain (autour du château) dans la région de Modave afin de constituer une zone de protection naturelle.

1932 voit l’inauguration du second plus grand réservoir de la CIBE, celui de la « Grande-Espinette » à Rhode-Saint-Genèse ; mais aussi le collecteur « Mazy – Espinette ».

Dans l’essor de l’année 1933, le Service des eaux de la ville de Bruxelles fait prendre possession des installations de captage bruxelloises à la CIBE en se fusionnant avec celle-ci ; Cet agrandissement continue en 1934 par l’achat de l’ancienne carrière de marbre de Saint-Martin ; puis met en service une installation de refoulement dans le Vieux-Genappe en 1935. Les travaux de la carrière de Saint-Martin (carrière de Lemmens) se terminent en 1936.

1939 - 1948

Pendant la période de la Seconde Guerre mondiale, en 1940, un arrêté royal autorise la réalisation du captage de Ligny ; sur l’année 1941, la CIBE continue d’acquérir du terrain dans la zone de Modave par l’achat notamment de la ferme et du château. 450 hectares constituent ainsi le patrimoine direct de la société. 1942 voit les travaux de Ligny commencer ; en 1943, le captage de Saint-Martin-Villeret est en fonction. Devant les pointes de consommation de 1945, .

Le captage de Ligny est achevé en 1946 ; la même année voit la naissance d’un autre projet de captage, cette fois dans la région d’Écaussinnes. La carrière « Rivière » est achetée à cet effet.

La SA « Mines de Pyrites de Vedrin » autorise en 1947 la CIBE à disposer des eaux de la mine qui est désaffectée.

C’est cette même année que des puits d’essai et témoins sont creusés dans la région montoise. La CIBE n’en reste pas là : le captage d’Écaussinnes s’agrandit par l’achat d’une deuxième carrière (celle dite « Barette »).

1949 - 1973

Progressivement de 1949 à 1952 les installations de Vedrin sont mises en service. Au vu du succès des puits d’essais et témoins de la région de Mons, 1952 est aussi l’année de la demande officielle d’exploitation de ceux-ci.

Dans le Brabant wallon, à Waterloo, et un peu plus de vingt années après Braine-L’Alleud (en 1953, 1954), un puits est foré. 1954, c'est aussi la fin des travaux du captage d’Écaussinnes.

En 1961, l’autorisation d’utiliser les puits de la région montoise est accordée.

Avec son achat en 1964, la carrière de Lienne donne naissance à de nouvelles ressources mais ces dernières sont rapidement abandonnées, en effet le traitement de l’eau est pénible et lourd, voire coûteux. Ce n’est que pour laisser la place à Nimy et Havré où les premiers puits de la région montoise sont mis en service. Mais c’est aussi cette année-là qu’est introduite la demande de prélever les eaux de la Meuse à Tailfer.

Vivaqua étudie en 1966 la possibilité d'augmenter sa capacité de stockage ainsi que sa manière de distribuer l’eau dans les quartiers dits « hauts » (les points culminants de Bruxelles) et s’oriente vers un réservoir de stockage d’eau situé à courte distance de la capitale mais situé à un point le plus élevé possible. Ainsi en 1967 cette étude mène au choix du bois de Callois sur le territoire communal de Lillois-Witterzée.

L’ouverture du complexe d’Havré date de 1968, composé d’une usine centrale, de pavillons sur puits, de conduites de liaison ainsi que des maisons de garde et des différents puits de Ghlin ; l’autorisation de prélever les eaux de surface de la Meuse est accordée cette même année ; l’achat de la carrière « Goffart » pour augmenter la capacité du captage d’Écaussinnes donnent à Vivaqua un renfort de ses infrastructures.

En 1968, Vivaqua commence la construction d’une tour d’équilibre et un nœud de vannage à Mazy.

C’est donc en 1969 que commencent les travaux pour l’usine de captage dans le fleuve à Lustin, au lieu-dit Tailfer. C’est aussi cette année qu’est mise en service la tour d’équilibre. et le nœud de vannage de Mazy.

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Les travaux du réservoir de stockage du bois de Callois (dit « réservoir de Callois ») débutent en 1971. De plus, le captage de Goffart à Ecausinnes devient opérationnel.

1973 voit l’apparition d’un accord avec l’association sans but lucratif (asbl) « Les réserves naturelles et ornithologiques de Belgique » (actuellement Natagora) afin de préserver la faune et la flore dans la zone de protection. Le premier des quatre modules de l’usine de Tailfer est mis en service.

1975 - 2000

1974 voit la mise en service des deux derniers modules de Tailfer ; alors que l’usine s’achève en 1976. Mais il n’y a pas que l’usine qui est achevée cette année-là, c’est aussi le premier compartiment du réservoir de Callois (et bien qu’il s’agit d’un réservoir destiné à alimenter la partie haute de Bruxelles, c’est un compartiment pour la partie basse qui est ouvert en premier). En 1977 c’est le second compartiment qui est inauguré, cette fois destiné à la partie haute de la capitale. 1978, les nouveaux locaux du laboratoire sont mis en service. Ils quittent ainsi le siège social pour s’établir dans la commune d’Uccle. après (en 1980) le second compartiment bas est mis en service, suivi en 1981 par le second compartiment haut.

C’est le que le réservoir est inauguré en présence de Sa Majesté le roi Baudouin .

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