L'Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain (ADMP) est une association française (loi de ) créée en , quelques semaines après la mort de Philippe Pétain.

Historique Comité de L'ADMP succède à un « comité d'honneur » pour la libération de Philippe Pétain, fondé au printemps , le ou le , à l'initiative de ses avocats. Il est présidé par Louis Madelin, membre de l'Académie française. Le général Héring, futur président-fondateur de l'ADMP, est son secrétaire général (membres du comité).. Donnant lieu à des protestations d'anciens résistants, notamment un meeting le à la salle Wagram. sous la présidence de Rémy Roure., il est rapidement interdit.

Au reste Pétain n'en avait pas accepté la constitution car il ne pouvait , cité par ..

Création de l'ADMP en Après la mort de Pétain en , l'ADMP est déclarée le . à la préfecture de police de Paris. Néanmoins c'est le , date de publication de l'annonce au Journal officiel ., qui est généralement retenu comme date de création de l'association, et .....

Quelques jours après, le , le député socialiste Daniel Mayer dépose une proposition de résolution [ « Proposition de résolution tendant à inviter le Gouvernement à faire rechercher si l'association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain ne poursuit pas un objet illicite contraire aux lois et à la justice, ce qui justifierait sa dissolution, présentée par Meyer, Depreux et les membres du groupe socialiste, députés »], Annales de l'assemblée nationale, documents parlementaires, (3), session de , (1538 à 2327), Paris, Imprimerie des journaux officiels, , annexe 1539, .., résolution qui ne sera finalement pas retenue.

Son comité directeur comprend le général Pierre Héring, son président, Edmond Lefebvre du Prey, ancien ministre, ancien sénateur, et les amiraux Jean Decoux et Jean Fernet, vice-présidents, Louis-Dominique Girard, secrétaire général, l'industriel Gaston Moyse, trésorier, Pierre Henry, ancien préfet, trésorier adjoint, et les avocats de Pétain, Jacques Isorni et Jean Lemaire, membres statutaires.. Ces hommes forment le bureau originel de l'ADMP. Le comité directeur comprend encore d'autres personnalités comme le colonel Rémy, ancien résistant gaulliste, Jean Jardel, Paul Estèbe et Roger de Saivre, anciens du cabinet civil de Pétain et députés depuis , Noël Pinelli, ancien député, ancien ministre et futur vice-président de l'ADMP, les généraux Henri Lacaille et Émile Barazer de Lannurien, le philosophe Louis Rougier, l'avocate Odette Moreau, l'explorateur François de Chasseloup-Laubat, le commandant Jean Tracou, ultime directeur du cabinet civil de Pétain en

Son comité d'honneur comprend les académiciens Louis Madelin, Henry Bordeaux, Claude Farrère, Jérôme Tharaud, les généraux Charles Brécard, Julien Dufieux, d'Harcourt, des hommes politiques comme Pierre-Étienne Flandin, Pierre Taittinger ou Gaston Bergery, des personnalités comme Jean Borotra, Jérôme Carcopino, le colonel Rémy., Henri Massis, Maurice Martin du Gard ou Daniel Halévy..

Les locaux de l'association sont attaqués par une trentaine de personnes le ...

Condamnation en L'ADMP est condamnée en par la Cour de cassation pour « apologie de crime de guerre » pour une publicité qu'elle a fait paraître dans Le Monde du .. Après une longue bataille judiciaire, l'association obtiendra gain de cause (sans obtenir cependant un franc symbolique à titre de dommages-intérêts) devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) le , celle-ci estimant (par l'arrêt Lehideux et Isorni contre France.) qu'il y avait eu violation de l' de la Convention européenne des droits de l'homme, relatif à la liberté d'expression. L'opinion majoritaire chez les juges fut qu'il devait être possible de présenter un personnage, quel qu'il soit, sous un jour favorable et de promouvoir sa réhabilitation — au besoin en passant sous silence les faits qui peuvent lui être reprochés — et que la condamnation pénale subie en France par les requérants était disproportionnée..

L'ADMP sort en d'une longue crise au sein de ses instances dirigeantes..

Objectifs et vie de l'association L'article trois de ses statuts précise les buts de l'ADMP, en résumé :

D'où les principaux objectifs suivants : la révision du procès de Pétain, à l'origine sous la direction de l'avocat Jacques Isorni, jusqu'à sa mort en ; le transfert des cendres de Pétain à l'ossuaire de Douaumont ; la réhabilitation de Pétain, ainsi que des valeurs de la Révolution nationale, sous le couvert de la « réconciliation nationale ».

À l'origine les dirigeants et les membres de l'association peuvent être divisés en deux groupes de taille inégales : les anti-gaullistes, menés par Jacques Isorni, un des avocats de Pétain, qui ne pardonnent pas l'épuration et la politique algérienne du général de Gaulle, et quelques « pétaino-gaullistes », comme le colonel Rémy.

L'ADMP s'est aussi exprimée sur les questions d'actualité, sur l'Indochine et l'Algérie française, et sur le pouvoir gaullien après Sur l'ADMP et ses prises de position, ..

L'association fait paraitre un petit bulletin trimestriel de à .. L'organe principal de l'association devient en la revue mensuelle Le Maréchal., publiée à Marseille à partir de . À cette publication s'ajoute brièvement, en , La Voix du Maréchal..

L'association a son siège social actuel au 15 rue d'Estrées dans le arrondissement de Paris. et ..

L'ADMP affirme n'avoir . Elle prend régulièrement ses distances avec le mouvement ultranationaliste Jeune Nation, ou l'hebdomadaire maurassien Rivarol. L'association dénonce aussi quand il s'affiche avec ces mouvements et revendique son appartenance à l'association. Ce dernier a présidé l'ADMP de à ..

Présidents Les présidents ont été successivement donne la liste jusqu'à Lehideux. donne la liste jusqu'à Le Groignec. : : général Pierre Héring ; : Jean Lemaire, qui fut l'un des avocats de Pétain ; : général , qui fut le chef d'état-major du général Huntziger ; : le contre-amiral Gabriel Auphan, ancien ministre de Vichy ; : Jean Borotra, ancien ministre de Vichy ; : Georges Lamirand, ancien ministre de Vichy ; : François Lehideux, ancien ministre de Vichy ; (intérim) : , premier vice-président, ancien président de l'Union des intellectuels indépendants ; : , veuve du docteur Bernard Ménétrel, médecin de Pétain ; : général Jacques Le Groignec, qui a combattu les Alliés dans l'armée de Vichy avant son ralliement après le débarquement américain en Afrique du Nord ; : Hubert Massol, chef du commando qui vola le cercueil de Pétain en , président en de l'Association nationale Pétain-Verdun..... ;

Depuis : Jacques Boncompain...

Le général Weygand est président d'honneur de l'association jusqu'à sa mort, en .

Œuvres de mémoire L'ADMP est copropriétaire depuis environ de l'appartement de l'hôtel du Parc de Vichy occupé par Pétain de à ., ce qui donna lieu à une manifestation de protestation d'anciens résistants, menés par des députés gaullistes et communistesParis-Presse-L'Intransigeant, ..

L'ADMP possède aussi la maison de naissance de Petain à Cauchy-à-la-Tour (Pas-de-Calais), ayant pour objectif d'entretenir les lieux historiques où vécut Pétain et possiblement d'en faire des musées privés..

Chaque année, des anniversaires rythment l'activité de l'association et sont l'occasion de rassemblements : le , anniversaire de la naissance de Pétain, réunion dans la maison natale à Cauchy-à-la-Tour. ; le , ancien jour de la saint Philippe, prénom de Pétain, et jour de la Fête du Travail qu'il a instaurée en , symbole de l'« œuvre sociale » de Vichy avec la Charte du travail ; le , date de la mort de Pétain, pèlerinage sur sa sépulture à l'île d'Yeu. ; le , veille de l'Armistice de , en raison du rôle de Pétain dans la bataille de Verdun (fêtée la veille pour permettre aux participants d'assister aux cérémonies officielles).

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie . . . .

Liens externes

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