Zacharie ben Joïada était le fils du grand prêtre Joad et de Josheba.

Dans la Bible

Malgré les services rendus au roi Joas par son père, il fut lapidé par l'ordre de ce prince à qui il reprochait son idolâtrie.

Le livre des Chroniques parle ensuite, comme II R. 12, 18-22, d’une guerre avec les Araméens puis du meurtre du roi Joas, vers 800. Dans les Chroniques cette fin lamentable d'un règne glorieux est racontée comme une conséquence immédiate du meurtre de Zacharie, et il y a tout lieu de penser que le récit fut inséré à cet endroit pour expliquer la mort de JoasS. Japhet, The Ideology of the Book of Chronicles and its place in Biblical Thought ( éd. héb. 1977), Francfort, 1989 : « it is difficult to believe that the Chronicler invented the story of Zechariah; more likely, he found it in one of his sources », p. 174, n° 504.. L’histoire du meurtre serait donc tardive dans ce contexte, mais on peut fort bien admettre dès l'époque du premier temple l'existence d'une tradition sur la mort violente d’un Zacharie (par exemple le beau-père du roi Achaz, Zacharie fils de Barachie).

Légende juive

Un midrash attesté au plus tard au de notre ère (dans Eikha Rabba notamment) rapporte l'histoire suivante (d'après Eykha R. IV 13) :

Légende topographique relative au sang de Zacharie dans le temple

Les témoins concernant le sang de Zacharie figé « entre le sanctuaire et l'autel » (Mt. 23, 35 à propos de II Chr. 24, 17-22) sont mal datés. La légende est attestée de manière certaine au s. de notre ère. Tertullien y fait allusion et de même le Protévangile de Jacques, même si ces sources identifient ledit Zacharie au père de Jean-BaptisteProt. de Jc, 24, 2-3 et Scorpiace, VIII 3 (Rafferscheid & Wissowa repris dans Corpus Christ. ser. lat. 2 [Opera Montanistica], 1954, p. 1083, 2-4) : « Zacharias inter altare et aedem trucidatur perennes cruoris sui maculas silicibus assignans ».. Plus tard on trouve deux autres témoins chrétiens au début et à la fin du Voir notamment le Burdigalensis (Corpus Christianorum, series latina, n°175, p. 15-16) et Jérôme (Commentaire sur Matthieu, IV 316-319 sur Mt. 23, 35 ; éd. Hurst & Adriaen, p. 220).. Le midrash juif sur la mort de Zacharie fait également allusion, dans les variantes textuelles, à cette tradition topographiqueS. Verhelst, « Trois remarques sur la Pesiqta de-Rav Kahana et le christianisme », dans Le judéo-christianisme dans tous ses états (colloque de Jérusalem, juillet 1998, Lectio divina-hors série), Paris, 2001, 366-380..

Légende chrétienne

Sozomène, confirmé par diverses sources liturgiques, raconte l'invention des reliques de ce prophète, vers 412, dans un village près d'Eleuthéropolis.

L'endroit est longtemps resté inconnu, malgré l'importance du siteSur la carte de Madaba par exemple. devenu un lieu de pèlerinage. L'église avec la crypte du prophète a été récemment (fév. 2011) identifiée à Khirbet Midras, non loin du village arabe (devenu moshav) de Zakarîyê Voir le site du département israélien des Antiquités : http://www.antiquities.org.il sous Horvat Midra.

Références

Catégorie:Personnalité de l'Israël antique Catégorie:Personnage de l'Ancien Testament Catégorie:Midrash Catégorie:Lapidation Catégorie:Personnalité religieuse du IXe siècle av. J.-C.