La reine Iaret ou OuadjetLa transcription de son nom n'est pas certaine ; il est représenté par un unique cobra, qui a plusieurs transcriptions possibles. est l'une des deux grandes épouses royales de ().

Attestations

La reine est mentionnée sur trois documents, avec les titres de « fille du roi », « sœur du roi » et « grande épouse royale. »

vignette|centre|redresse=3|Nom et titres d'Iaret sur la stèle de Konosso de : Grande épouse royale, fille royale, sœur royale, Iaret

Les deux premiers documents, datés de l'an 7 du roi , sont les suivants : une stèle de Konosso près d'Éléphantine (première cataracte du Nil) représentant Thoutmôsis terrassant ses ennemis devant les dieux nubiens Dédoun et Ha ; la « grande épouse royale, fille royale, sœur royale » Iaret est représentée debout derrière lui avec une massue dans la main droite, une stèle de Sarabit al-Khadim, dans le Sinaï, où se trouvent des mines de turquoise ; elle y est mentionnée simplement en tant que « fille du roi ».

Le troisième est un sceau-scarabée en stéatite sans provenance connue et conservé au musée de Bâle, sur lequel elle est simplement mentionnée comme « fille aînée du roi ».

Généalogie

Ses titres permettent de supposer qu'elle était la fille du roi et l'une des deux épouses principales de son frère . Le nom de sa mère n'est cependant pas connu, même si son titre de « fille aînée du roi » pourrait indiquer qu'elle était la fille de Tiâa. Aucun enfant ne lui est connu. Cependant, plusieurs enfants de sont connus, mais le nom de leur mère respective, à l’exception de celle d’, demeure inconnu.

Biographie

avait une autre grande épouse royale, nommée Néfertari, mais cette dernière n'est pas une fille royale. Il semblerait que la première des deux était Néfertari. Il a été suggéré que Néfertari soit décédée ou qu'elle ait été reléguée au second plan lorsqu'Iaret fut en âge de devenir l'épouse de Thoutmôsis.

Cependant, certains souverains ont eu simultanément plusieurs grandes épouses royales , mais il s'agit en général d'une fille royale qui épouse son père dans un contexte particulier et de mannière plus symboliqueSatamon a par exemple épousé son père lors de la première fête-Sed, alors que Tiyi avait acquis un statut particulier d'officiante ritualiste et d'incarnation divine auprès du roi lui-même divinisé ( ; ). Il en va de même avec Iset, qui a obtenu ce même titre, peut-être après le décès de Satamon, ces deux princesses n'étant jamais citées en tant qu'épouses royales en même temps ().. Iaret était une princesse, son apparition soudaine pourrait avoir eu lieu à la suite au décès de la reine-mère Tiâa. De par sa lignée, elle aurait assumé le rôle auparavant dévolu à cette dernière. Néfertari et Iaret auraient donc différées dans leurs fonctions de reines : Néfertari aurait été choisie comme épouse par Thoutmôsis, tandis qu’Iaret, de par son rang, succéda à Tiâa et n’était considérée comme une épouse qu’au sens rituel du terme. Si Néfertari avait vécu jusqu’à la fin du règne de , elles auraient pu coexister en tant que grandes épouses royales.

Tout ceci reste cependant conjectural : les seules certitudes sont que Néfertari a été une grande épouse royale de à une période où la reine-mère Tiâa était toujours vivante et que Iaret était grande épouse royale en l'an 7 du règne de .

Toutefois, si l'identification de Moutemouia à Néfertarti est fausse, alors aucune des deux n'est la mère du successeur de , le roi : il s'agit du fils de la reine Moutemouia, citée uniquement à partir du règne de son fils.

On ignore la date de la mort d'Iaret et le lieu de sa sépulture.

Notes et références Notes

Références

Bibliographie

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Liens externes

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