La Grande rivière de la Baleine est une rivière du Grand Nord du Québec qui se jette dans la Baie d'Hudson. Elle coule vers l'ouest dans le territoire non organisé de Baie-d'Hudson, dans le Nunavik, dans la région administrative du Nord-du-Québec, au Québec, au Canada.

Cette rivière est reconnue pour la population de bélugas de la baie d'Hudson, qui fréquentent les zones près de son embouchure.

Géographie

La Grande rivière de la Baleine prend sa source à proximité du réservoir de Caniapiscau, traverse le lac Bienville suivant une orientation est-ouest et atteint la baie d'Hudson, à la hauteur du village cri de Whapmagoostui et du village inuit de Kuujjuarapik. Sa longueur est de tandis que son bassin couvre . D'importantes chutes pouvant atteindre 15 ou de hauteur perturbent son cours. Ses affluents principaux sont la rivière Coats et la rivière Denys.

Parallèlement (du côté nord) à la Grande rivière de la Baleine, coule sur une distance de la Petite rivière de la Baleine dont l'embouchure se trouve à environ au nord-est de la première.

Principaux affluents Rivière Coats Rivière Denys Rivière Kwakwatanikapistikw Rivière Laguerne

Liste des lacs de la partie supérieure Dans la partie supérieure, la rivière coule à travers de nombreux lacs, dont les principaux sont : • lac Saint-Luson • lac Girauday • lac Lamberville • lac Gournay • lac Prieur • lac Cognac • lac Roman • lac Poncy • lac Molleville • lac Chastenay • lac Turreau • lac Naudin • lac Raguideau • lac Bourgtalon • lac Bouvante • lac Novereau • lac Decoigne • lac Jacquemont • lac Delaroche • lac Sanchagrin • lac Danneville • lac Sablons • lac Maravat • lac Ducasse • lac Laurac • lac Chastenet • lac Magne • lac Maurel • lac Louet • lac Wasatimis • lac Bienville • lac Paimpoint.

Histoire

La Grande rivière de la Baleine était un endroit privilégié par les Cris et les Inuits pour la chasse au béluga longtemps avant l'arrivée des Européens. Même si les deux peuples étaient nomades, l'embouchure de la rivière était fréquemment un lieu de campements pour eux et servait aussi comme frontière non officielle.

Au milieu du , la Compagnie de la Baie d'Hudson établit un poste de traite qu'elle nomme Fort Richmond. C'est le début de l'établissement permanent qui allait devenir Poste-de-la-Baleine.

En 1921, Révillon Frères y établissait un nouveau poste.

Toponymie Appelée Whapmagoostui (rivière à la Baleine) par les Cris en raison des nombreux bélugas qu'on y rencontre, elle fut baptisée Great Whale River au par les Britanniques. À cause d'une mauvaise traduction, elle fut longtemps appelée la rivière de la Grande Baleine avant que son nom soit officiellement corrigé en 1962 par la Commission de géographie du QuébecCommission de toponymie du Québec.

Activités économiques ou navigation ou production hydroélectrique Dans ses eaux, on retrouve une importante population de bélugas chassés depuis longtemps par les Cris et les Inuits de la région.

Plusieurs pourvoiries organisent des voyages de pêche ou de chasse au caribou dans la région. Les espèces de poissons les plus recherchées dans la rivière sont le saumon de l'Atlantique, le touladi, l'omble de fontaine (truite de mer) et le grand brochet. Puisqu'aucune route ne se rend jusqu'à la Grande rivière à la Baleine, le voyage se fait en avion et en hélicoptère.

Un complexe hydro-électrique est proposé dès 1975 dans la Convention de la Baie-James et du Nord québécois, ciblant la Grande rivière de la Baleine, la Petite rivière de la Baleine et la rivière CoastGouvernement du Canada. Affaires indiennes et Nord Canada. Convention de la Baie-James et du Nord Québécois et conventions complémentaires. (dernière mise à jour mai 2006). . Vers la fin des années 1980, Hydro-Québec formalise le Projet Grande-Baleine qui aurait créé trois centrales et inondé de territoire. L'opposition des Cris de la Baie-James entraîne toutefois l'abandon du projet en 1994.

Glissement de terrain de 2021 Le , les rives de la Grande rivière de la Baleine se sont affaissées lors d'un glissement de terrain de sur une longueur et une largeur de . Le glissement de terrain s'est produit à en amont des communautés de Kuujjuarapik et de Whapmagoostui. Le volume de terre déplacé est de ce qui en fait le second glissement de terrain au Québec après celui de Saint-Alban en 1894. Le glissement de terrain n'a fait aucune victime. Le glissement de terrain a été produit par des argiles marines sensibles qui ont été laissées par le retrait de la mer de Tyrrell il y a . Un bouchon s'est créé sur la rivière et les débris s'étendent sur quelques kilomètres en amont en en aval du lieu de la catastrophe. La présence d'argile en suspension dans l'eau a rendu la rivière très trouble jusqu'à l'embouchure sur la baie d'Hudson. Selon Denis Demers, spécialiste des glissements de terrain du Ministère des Transports et de la Mobilité durable, la rivière pourrait prendre plusieurs années avant de retrouver son cours normal.

Galerie de photographies

Notes et références

Annexes

Bibliographie

Articles connexes

Projet Grande-Baleine Rivière Coats, un cours d'eau Rivière Denys, un cours d'eau Rivière Kwakwatanikapistikw, un cours d'eau Colline Apistiskutawasitanuch Liste des plus longs cours d'eau du Canada

Liens externes

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