La rue des Saussaies est une voie publique du de Paris qui jouxte le ministère de l'Intérieur.

Situation et accès Elle commence place Beauvau et termine place des Saussaies.

Le dernier numéro impair est le 15. Le dernier numéro pair était autrefois le 18, qui fait partie depuis 1902 de la place des Saussaies, de sorte que le dernier numéro pair est désormais le 16.

Origine du nom Cette voie doit son nom à ce qu'elle était, autrefois, bordée de saules.

Historique Vers la fin du , le chemin des Carrières menait à plusieurs carrières qui, désaffectées, furent envahies de végétation, notamment des saules et des noisetiers (anciennement appelés coudriers). Sous Louis XV, la voie devint « chemin des Saussayes » puis « chemin de la Couldraye ». Appelée un temps « ruelle Baudet », elle prit le nom de « rue des Saussaies » en 1837.

Ce n'est que vers le milieu du que la voie commença d'être bordée d'hôtels particuliers, parmi lesquels ceux de La Chapelle, du Tillet et de La Rochecourbon. Une décision ministérielle du 20 fructidor an XI fixa la largeur minimale de la rue à . Elle fut portée à par une ordonnance royale du .

Le 30 janvier 1918, durant la première Guerre mondiale, le rue des Saussaies est touché lors d'un raid effectué par des avions allemands Exelsior du 8 janvier 1919 : Carte et liste officielles des bombes d'avions et de zeppelins lancées sur Paris et la banlieue et numérotées suivant leur ordre et leur date de chute.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

vignette|redresse|. 8 : le marquis de Rochegude signale « bandeaux sculptés et au centre médaillon avec soleil entouré de couleuvres ». Propriété de en 1910. 9-11-13 : emplacement de l'ancien hôtel du Tillet, « l'un des plus considérables de Paris », qui fut en partie démoli pour y loger les locaux de la sûreté nationale. Après le décès du marquis du Tillet en 1783 l'hôtel est démembré. Le 13 appartiendra en 1812 au comte de Ségur. Ces immeubles dépendent aujourd'hui du ministère de l'Intérieur. Le 11 en est une porte secondaire. 10 : habité par Armand Dominique Ange Louis, marquis de Gourgue (1777-1841), pair de France, député de Tarn-et-Garonne de 1820 à 1827. Le colonel-vicomte de Mandat de Grancey (1831-1870), tué à Champigny durant la Guerre franco-prussienne de 1870, y est né. Propriété de en 1910. 11 : cet immeuble fut, à la fin du le siège de la Sûreté générale puis de la Sûreté nationale à partir de 1934. De 1940 à 1944, le siège de la Sipo (police de sûreté) – SD (Service de sécurité), qui comprenait dans ses services la section IV connue sous le nom de Gestapo. Le SS-Obersturmbannführer Kurt Lischka y possédait son bureau. De nombreux interrogatoires et tortures eurent lieu dans ces locaux. L'immeuble accueille ensuite la Direction centrale des Renseignements généraux. Aujourd'hui, l'immeuble accueille des services du ministère de l'Intérieur, la Direction générale de la Police nationaleDirection générale de la police nationale, lannuaire.service-public.fr. et la Direction centrale de la police judiciaire. : immeuble construit en 1846 par l’architecte Alphonse LejeuneLe nom de l'architecte et la date de construction sont gravés sur la façade.. L'hôtelier Henri Negresco (1870-1920) a habité ici entre 1895 et 1900. : emplacement d'un des ateliers du photographe Charles Gallot (1838-1919) à la fin du « Gallot - Paris » sur laphotoduxix.canalblog.com..

Bâtiments détruits 8-10 : anciennement hôtel Chevenc de La Chapelle (1768). Il appartint ensuite au marquis de Faudoas d'Esparbès (en 1787). C'est peut-être là que naquit Marie-Charlotte Félicité de Faudoas d'Esparbès (1785-1841), duchesse de Rovigo par son mariage avec Anne Jean Marie René Savary (1774-1833). 7 : ancienne entrée des écuries de l'hôtel de Beauvau, démolies et reconstruites dans les années 1880. 9-11-13 : anciennement hôtel du Tillet (1775), dit aussi de Ségur. Le 11 fut acquis en 1848 par le comte de Grancey.

Habitants célèbres Louis-Philippe de Ségur (1753-1830), maître de cérémonie de l'empereur Napoléon , membre de l'Académie française (11) en 1812. Lionel des Rieux (1870-1915), poète, dramaturge, a habité au entre 1894 et 1900. Olympe de Gouges (1748-1793).

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie

. , 5 vol. .

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

Saussaies